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Interview   

Threshold : l’harmonie au centre


Threshold est un authentique groupe de metal progressif. Fondé en 1988, il n’y avait pas à ce moment-là de scène metal progressive à proprement parler, en dehors de quelques groupes qui commençaient à en définir les contours (Queensrÿche, Fates Warning, Crimson Glory, Majesty qui venait tout juste de se rebaptiser Dream Theater…). C’est donc par une simple envie de mélanger le son du heavy metal à la liberté du rock progressif des années 70 que Threshold a donné naissance à ses premiers morceaux qui formeront en 1993 l’album Wounded Land. Pratiquement trente ans plus tard, s’il a évidemment évolué pour affirmer son style et ses connaissances, Threshold est resté fidèle à sa ligne de conduite : un metal progressif où riff et mélodie sont les maîtres mots, accessible autant aux musiciens qu’aux non-musiciens, sans technicité/virtuosité inutile, toujours au service de la chanson.

Après le double album Legends Of The Shires qui aura vu le retour de Glynn Morgan au micro et marqué les esprits par la qualité de ses ingrédients malgré le copieux menu, voilà Threshold de retour avec Dividing Lines. Un album qui a le mérite de trouver un équilibre entre les deux facettes du groupe : la concision heavy et les longs développements prog. Nous en discutons ci-après avec le guitariste-compositeur Karl Groom qui revient avec nous sur le style Threshold, les débuts du groupe, la place de celui-ci dans la scène prog d’hier et d’aujourd’hui, et tant d’autres sujets.

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ANTENNE : le livre The Devil’s Legacy ce Jeudi matin dans le Metal Morning Show


Demain matin jeudi 8 décembre 2022, Charlie Chofflet, l’un des deux auteurs du livre évènement The Devil’s Legacy qui retrace toute l’histoire du metal, sorti en partenariat avec le Hellfest Corner et préfacé par Hubert de Metalliquoi ? sera l’invité du Metal Morning Show entre 7h et 9h ! Voir le programme de l’émission…



Interview   

ACOD suit sa propre prophétie


Les années passent et ACOD peaufine son metal extrême mélodique : une production qui gagne en clarté, un habillage orchestral mieux maîtrisé et une progression musicale et textuelle plus marquée. Fort d’une exposition nouvelle chez les amateurs de black metal avec sa signature chez Les Acteurs De L’Ombre, le groupe du sud de la France qui était en duo pour ce nouveau cycle de composition présentait à la mi-septembre son nouveau disque Fourth Reign Over Opacities And Beyond. Si celui-ci s’inscrit comme le deuxième volet d’une trilogie conceptuelle démarrée avec The Divine Triumph de 2018, il marquera forcément un changement dans l’histoire du combo qui évolue et qui dépasse sans doute le statut de groupe émergeant. Qu’importe d’ailleurs la notoriété qu’il va acquérir avec ce nouveau méfait, ACOD poursuit simplement sa route et compose déjà le dernier épisode de sa trilogie, semblant avoir même quelques pistes pour la suite de cette épopée…

Une aventure qui comporte d’ailleurs un secret bien préservé jusqu’à présent : la signification du nom du groupe ! Si des indices se sont glissés dans ce deuxième opus, et s’en glisseront par ailleurs également dans le prochain, personne n’a encore percé le mystère. Malheureusement pour nos lecteurs, le chanteur Frédéric Peuchaud n’en dévoile pas plus dans cet entretien… Pour autant ce dernier nous fait le plaisir de nous parler ci-dessous des nouveautés dans les compos, des anecdotes de tournages de clips, des thématiques autour de cette nouvelle sortie et même de ses goûts pour Emperor et les débuts de Cradle Of Filth.

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L’essence éternelle de My Sleeping Karma


Sept ans : c’est le temps que les fans de My Sleeping Karma auront dû patienter avant d’entendre Atma, le successeur de Moksha sorti en 2015. Le quatuor était pourtant prêt à avancer dès 2017, mais entre-temps, les épreuves se sont enchaînées, des graves problèmes de santé de l’un des membres du groupe au contexte global de pandémie. Malgré ces circonstances incertaines voire franchement dramatiques, les Allemands ne se sont pas départis de leur luminosité : sur Atma, leur rock instrumental se fait plus hypnotique et solaire que jamais. Au cœur de la musique du groupe, sa capacité de résilience est ce qui lui a permis d’avancer, et ce qu’il communique à son public au fil de ses longs morceaux psychédéliques et orientalisants.

Matte, le bassiste du groupe, est revenu avec nous sur ces difficiles dernières années, où My Sleeping Karma a éprouvé la solidité de ses fondations, et de la musique comme manière de garder le cap au milieu de la tempête. Généreux, optimiste malgré tout, le musicien évoque la genèse d’Atma, mais aussi plus largement sa vision du monde et surtout de My Sleeping Karma.

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Antenne : VIRGIL en interview dans PFA ce lundi soir


L’émission de Radio Metal consacrée au metal extrême PFA proposera la quatorzième émission de sa onzième saison ce lundi 5 décembre 2022. L’équipe vous proposera un entretien avec le groupe de modern blackened death metal français VIRGIL à l’occasion de la sortie du nouvel album Acheron paru le 25 novembre 2022 via Source Atone Records. L’émission débutera ce soir à partir de 20h30 sur notre antenne. Voir le programme de l’émission…



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Joe Lynn Turner : ce qu’il a dans le ventre


Quinze ans que Joe Lynn Turner n’avait pas proposé de nouvel album solo. Simplement, désireux de « faire quelque chose de spécial, de différent, d’artistique, de plus profond », il attendait le bon moment. La bonne rencontre aussi, en quelque sorte. C’est lorsqu’il a croisé le chemin de Peter Tägtgren qu’est né ce qui aurait dû devenir un nouveau projet pour finalement prendre la forme d’un nouvel album sous son propre nom, intitulé Belly Of The Beast. Le mariage des deux musiciens peut paraître curieux de prime abord tant ils sont issus de styles musicaux, de générations et de géographies différentes. Mais c’est justement là l’intérêt de cette collaboration : montrer Joe Lynn Turner, ce chanteur qui a souvent été qualifié de « pop » ou « commercial », sous un jour différent mais qui le représente tout autant.

Dans l’entretien qui suit, il nous explique ce qu’il y a derrière cet album résolument sombre, en phase avec l’« âme torturée » qu’il est, à l’image de son intérêt pour l’occulte l’ayant mené jusqu’aux confins d’un conspirationnisme débridé, aux fondements scientifiques que l’on pourra qualifier de farfelus ou discutables… On vous en laissera juges. En tout cas, ses propos nous en apprennent plus sur la complexité d’un personnage hors norme qui aura marqué l’histoire du rock, que ce soit au sein de Rainbow, du groupe d’Yngwie Malmsteen et même de Deep Purple. Un album dont il se sert également pour révéler être atteint d’alopécie totalis depuis l’âge de trois ans – une maladie entraînant la perte totale des cheveux. Il nous parle ainsi également, avec beaucoup de sincérité et de manière touchante, de son expérience à vivre avec cette condition que ce soit quand il était enfant ou quand il se faisait une place, usant d’une perruque, dans un milieu musical dominé par les cheveux longs.

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« Ceci est Skid Row aujourd’hui et à jamais »


Il semblerait que le ciel se soit éclairci pour Skid Row. Après les années Johnny Solinger durant lesquelles le groupe n’a jamais réussi à retrouver la gloire de ses deux premiers albums, le groupe a vécu presque une décennie à être embourbé dans les changements, enchaînant les chanteurs sans jamais trouver chaussure à leur pied… jusqu’à ce que le jeune prodige Erik Grönwall se présente à eux. A partir de là, tout s’est accéléré.

L’album qui deviendra The Gang’s All Here, déjà enregistré une première fois, se voit confié au producteur Nick Raskulinecz qui a un projet pour le groupe : les faire redevenir Skid Row. Après avoir déconstruit et reconstruit l’album sous sa direction, tout en profitant du sang neuf et de la voix d’Erik, le résultat est sans appel : on est directement transporté trente ans en arrière, en retrouvant cette fibre hard/sleaze qui a fait les grandes années du groupe. Un véritable « reboot » dont nous parle le bassiste-compositeur Rachel Bolan, confortablement installé dans son tour bus en pleine tournée britannico-européenne.

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Stratovarius : instinct de survie


Survivre. Voilà un mot qui sied bien à Stratovarius, lui qui a connu moult changements de line-up, le groupe ne ressemblant plus en rien à celui des premières années. Le plus grand coup dur, celui qui a bien failli être fatal au groupe, a certainement été le départ du guitariste-compositeur-leader Timo Tolkki en 2008, avec, quelques années auparavant, ce fameux « incident » sur scène impliquant du pipi, suivi d’une dépression nerveuse et d’un album mal compris des fans… Mais force est de constater que le groupe a toujours su rebondir et maintient la forme, comme en témoigne Survive, justement.

Un seizième album aux allures écolo, par sa pochette et certaines thématiques abordées, pour lequel le groupe a voulu changer ses méthodes. Fini les échanges impersonnels par Dropbox, le chanteur Timo Kotipelto, le guitariste Matias Kupiainen et le claviériste Jens Johansson se sont réunis pour composer physiquement ensemble. Drôle de moment, diront certains, à l’heure des restrictions, où les groupes ont souvent dû apprendre à travailler à distance, pour opter pour une telle méthodologie, mais Stratovarius a toujours eu ce côté un peu tête brûlée. Nous parlons donc de ce nouvel album, de survie et d’écologie avec Jens Johansson, en remontant jusqu’à sa carrière pré-Stratovarius où il a eu le loisir de collaborer avec Yngwie Malmsteen et Ronnie James Dio, excusez du peu.

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Disturbed : le temps de la réconciliation


L’heure n’est pas à attiser les divisions pour Disturbed. Après un Evolution qui portait bien son nom, puisqu’il voyait un groupe expérimenter sur une moitié de l’album avec les sonorités acoustiques, voilà les Américains revenir avec du Disturbed typique avec « ces riffs de guitare heavy, la batterie syncopée et le côté plus bestial de la voix de David », comme le reconnaît lui-même le guitariste-compositeur Dan Donegan. Divisive devrait rassurer les fans en leur offrant exactement ce qu’ils attendent, avec son lot d’hymnes valorisants et qui donnent de la force. Seule « surprise » : une ballade chantée en duo avec l’emblématique Ann Wilson du groupe Heart.

Dan nous parle de ce huitième opus qui voit le jour un peu plus de vingt ans après The Sickness – ils ont malheureusement dû faire une croix sur la tournée anniversaire – et qui opère un retour aux sources plus ou moins dicté par le climat général régnant au Etats-Unis, empli de colère et de frustration. Car tel est, pour lui, le pouvoir de la musique : offrir une forme de thérapie de groupe mais aussi un support pour apprendre les uns des autres et débattre, autant que pour se défouler.

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Candlemass : la face cachée du soleil


Et si avec The Door To Doom, Candlemass avait trouvé la porte du succès ? Le retour de Johan Längqvist au micro, plus de trente ans après le monument Epicus Doomicus Metallicus, semble en effet avoir réveillé la passion autant chez le groupe – qui était pourtant à deux doigts de jeter l’éponge – que chez un public renouvelé. En première partie d’une grande tournée de Ghost, au Hellfest, sur le tapis rouge des Grammys à Los Angeles, devant Metallica et la famille royale suédoise au Polar Music Prize… Le nom de Candlemass semblait être partout. Une histoire en forme de fable qui montre que la vie réserve toujours de bonnes surprises et, surtout, que l’authenticité paye. Car malgré la route cabossée et une valse des chanteurs, quarante ans après avoir fondé Nemesis, devenu Candlemass deux ans plus tard, le bassiste-compositeur-parolier Leif Edling est toujours resté fidèle à ses premiers amours, à ses principes et à sa ligne de conduite.

Les maîtres du doom metal épique comptent bien ne pas faire retomber le soufflé et reviennent aujourd’hui avec Sweet Evil Sun. Un treizième album entre ombre et lumière, une nouvelle fois produit par Marcus Jidell et dans lequel on retrouve ce magistral sens du riff, une plume empreinte de poésie obscure et même un brin d’humour noir. Nous discutons de tout cela et de bien d’autres sujets, passés comme présents, avec Johan Längqvist et Leif Edling.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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