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Interview   

The Hellacopters : redécollage réussi


L’annonce de la séparation de The Hellacopters en 2007 avait pu surprendre : pour beaucoup, le groupe de rock suédois était toujours au top et rien ne laissait présager cette issue. Ils auront tout de même sorti Head Off, un album de reprises, en guise d’au revoir quelques mois plus tard. Les perspectives d’une reformation les années suivantes étaient minces, et c’est pourquoi la surprise a été tout aussi grande lorsqu’on a vu le groupe fouler la scène sur Sweden Rock Festival en 2016 pour célébrer les vingt ans du premier album Supershitty to the Max! avec ni plus ni moins que le line-up d’origine. Une expérience positive qui aura servi de rampe de lancement pour un retour permanent – même entaché par quelques remous au poste de bassiste et la disparition de l’ancien guitariste Robert Dahlqvist.

Qui dit retour permanent dit nouvel album. Les Suédois auront mis le temps, mais voilà qu’Eyes Of Oblivion arrive enfin dans les bacs. Une ode au rock n’ roll comme on n’en entend plus à la radio et comme il nous tarde de retrouver sur scène après deux ans de pandémie. L’infatigable Nicke Andersson (Lucifer, Entombed, Imperial State Electric) nous raconte ce grand retour et l’état d’esprit dans lequel Eyes Of Oblivion a été conçu, poussant par là même un coup de gueule sur l’état de délabrement du rock dans le mainstream…

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Interview   

Hardcore Superstar : le rock, c’est pas sorcier !


Il y a eu comme une faille temporelle chez Hardcore Superstar avec son nouvel album Abrakadabra : retour du producteur Johan Reivén, une approche très instinctive des compositions, une sortie sur le label Gain, une pochette dépeignant l’étoile tenue par une main… Les références à l’album sans titre de 2005 sont légion. Et c’est tant mieux parce que celui qu’on surnomme le « black album » reste le classique du groupe pour beaucoup de fans.

Pour autant, Hardcore Superstar n’a pas cherché la copie conforme. A l’image de cette pochette, justement, plus « monstrueuse », Abrakadabra a sa propre identité. Le son est plus brut, le groupe ayant souhaité présenter son rock n’ roll au naturel. A l’image du batteur Adde, l’un des principaux compositeurs, qui ne cherche pas à faire semblant, ni derrière sa batterie, ni dans la vie de tous les jours. La rock n’ roll attitude, en somme. C’est d’ailleurs avec lui que nous avons une nouvelle fois échangé pour qu’il nous présente son nouveau méfait et la « magie » qui a opéré, tout en prenant le temps de quelques détours…

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Michael Romeo : hybride et épique


Il était temps. En 2018, alors qu’il sortait le premier volet de son double album solo War Of The Worlds, le guitariste Michael Romeo nous annonçait que le second volet était lui-même pratiquement terminé. C’est finalement quatre ans plus tard qu’il voit le jour, dans un contexte où le titre emprunté au célèbre roman de science-fiction de H.G. Wells prend un sens très palpable. Jouant toujours autant la carte cinématographique et l’hybridation, c’est finalement une forme d’évasion bienvenue que nous offre Michael Romeo.

Certes, on ne retrouvera pas de surprise de la trempe de « Fucking Robots » sur le premier album, mais le guitariste continue à démontrer l’étendue de ses talents d’instrumentiste, que ce soit avec l’emploi pour la première fois de guitare sept-cordes, mais aussi de violoncelle, de saz et d’oud… Car Romeo est avant tout un amoureux de musique au sens large, un grand curieux et un touche-à-tout. Pour preuve, ses influences, dont il nous parle en détaillant son parcours (et en répondant à Yngwie Malmsteen), qui vont de Black Sabbath à Stravinsky, en passant par John Williams et Al Di Meola. Nous discutons de long en large de ce War Of The Worlds, Pt. 2, de sa fibre musicale et de ses perspectives avec Symphony X dans un entretien largement complémentaire de celui réalisé en 2018.

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Marillion : l’ombre et la lumière


An Hour Before It’s Dark est ce qu’on peut appeler un album émotionnellement complexe. Conçu durant une période inédite pour le groupe – et pour n’importe qui sur cette planète –, il est marqué par des sentiments contradictoires que l’on retrouve dans des paroles reflétant en grande partie la dure réalité de ces deux dernières années et l’obscurité qui s’abat sur le monde, et la musique, souvent lumineuse, parfois entraînante, fruit d’une joie à se retrouver et à composer ensemble après des mois de confinement. Marillion est un groupe profondément humain et ne cherche pas à fuir la réalité, au contraire, il l’embrasse et s’en inspire pour donner corps à ses œuvres.

Surtout, à la veille des quarante ans du premier album de Marillion, Script For A Jester’s Tear, An Hour Before It’s Dark – une nouvelle fois enregistré aux prestigieux et étonnants studios Real World de Peter Gabriel – montre l’incroyable chemin parcouru par le combo anglais. Une évolution qui s’est faite en marge du reste de la scène progressive : Marillion n’est pas resté bloqué dans le formol du rock progressif des années 70 mais n’a pas non plus suivi la course à l’armement technique et heavy qu’a connue le genre. Nous parlons de tout cela avec le guitariste-compositeur Steve Rothery.

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La descente de Mütterlein


Le jour de son quarantième anniversaire, la multi-instrumentiste Marion Leclercq a sorti son deuxième album Bring Down The Flags sous la bannière de Mütterlein. Une étape supplémentaire dans la carrière de la musicienne, voire même tout simplement une étape de vie si l’on en croit la date symbolique choisie pour dévoiler ce nouveau disque éprouvant qui s’inscrit comme une ode à la solitude. L’artiste fait partie de l’école de ceux qui composent et écrivent par nécessité, la musique n’étant pas simplement perçue comme un exutoire cathartique mais semblant davantage liée à une question d’équilibre comme elle nous le confie dans cet entretien. Entre noise, doom et post-metal, le ton de Bring Down The Flags est donné : Mütterlein veut aller profondément bas.

Pour parvenir à cela, Mütterlein expérimente des choses multiples, à commencer par un son extrêmement exigeant qui pour une bonne partie repose sur les basses, sans doute en conséquence de ses affinités avec la scène doom ou par son passé pas si lointain en tant que bassiste d’Overmars. Au-delà de l’aspect musical, c’est aussi un désir de renverser les codes et les symboles établis qui l’anime, qu’ils touchent au spirituel ou à l’artistique. Une démarche que nous pouvons également retrouver chez Dehn Sora qui a réalisé la pochette et qu’elle considère comme un collaborateur à part entière. Nous revenons sur l’ensemble de ces sujets avec elle dans cette discussion riche et passionnante.

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ANTENNE : Déhà en interview dans PFA ce lundi soir


L’émission de Radio Metal consacrée au metal extrême PFA proposera la vingt-huitième émission de sa dixième saison ce lundi 14 mars 2022. L’équipe vous proposera un entretien avec le multi-instrumentiste Déhà à l’occasion de la sortie de son nouvel album, intitulé Decadanse, qui sortira ce vendredi 18 mars via Les Acteurs De L’Ombre Productions. L’émission débutera ce soir à partir de 20h30 sur notre antenne. Voir le programme de l’émission…



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Hammerfall : le heavy donne des ailes


Oscar Dronjak est, en toute circonstance, ce qu’on peut appeler un authentique fan de heavy metal, qu’on le retrouve en cuir et chaînes sur scène ou en survêtement rouge du dimanche comme lors de cette interview… Sa rencontre avec le chanteur Joacim Cans a d’ailleurs été une révélation : il n’était pas seul à connaître et vénérer d’obscurs groupes de heavy allemand. On peut dire que c’est avec cette rencontre que l’histoire d’Hammerfall – dont le nom trouve sa source, étonnamment, dans un roman de Stephen King – a véritablement commencé et c’est grâce à ce tandem qu’elle perdure depuis maintenant un quart de siècle. Malgré les années, Oscar n’a pas perdu son âme de fan : en témoigne son émerveillement quand il parle d’avoir réussi à avoir sur sa musique aussi bien Cronos (Venom) que maintenant King Diamond.

Le heavy metal, plus qu’une musique, c’est aussi une force qui donne du courage pour suivre sa propre voire contre vents et marrées, y compris contre « les ‘true metalleux’ qui pensent tout mieux savoir que tout le monde » et pourquoi pas contre une pandémie… A vrai dire, si celle-ci a apporté son lot de problèmes – l’arrêt des tournées, l’incertitude, une forme d’abattement… – elle a aussi eu l’avantage de donner du temps, et le nouvel album d’Hammerfall, Hammer Of Dawn, en est le résultat.

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Dark Funeral et ses oppositions


Cela fera trente ans l’année prochaine que Dark Funeral – l’un des membres de la « trinité noire de Suède » avec Dissection et Marduk, pour reprendre les termes de son leader Lord Ahriman – œuvre pour les forces obscures d’un black metal satanique. Certainement l’un des groupes les plus brutaux du genre, il n’en est pas moins capable de nuance comme l’a démontré Where Shadows Forever Reign (2016), qui entérinait l’intégration du chanteur Heljarmadr, et comme le confirme le nouvel opus We Are The Apocalypse. Un album qui se veut dynamique voire cinématographique – après tout, ils rendent hommage à Nosferatu, le film de 1922, adaptation du célèbre roman de Bram Stoker Dracula, qui inaugurait le genre cinématographique de l’horreur et de l’épouvante et qui fête ses cent ans cette année.

Dark Funeral fait du black metal à sa manière, où l’agressivité extrême peut être contrebalancée par la mélancolie, composé initialement en acoustique pour mieux travailler les atmosphères, avant de remettre la distorsion et garantir l’intensité, maître mot de son œuvre. Nous en parlons avec Lord Ahriman qui explique en outre son antichristianisme persistant et revient sur la scène du début des années 90.

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Pensées Nocturnes : l’art et ivresse


Trois ans après la sortie de Grand Guignol Orchestra, Pensées Nocturnes vient faire valdinguer les étagères des vieux bistrots parisiens à coups de valses incontrôlables et ronflements d’accordéons avec son nouvel album Douce Fange, ravivant ainsi la flamme de plus d’une lampe à huile poussiéreuse. Délaissant les clowns rabougris et la folie hurlante des cirques de l’opus précédent, c’est avec toujours autant de décadence et d’expérimentation farfelue que Pensées Nocturnes s’attelle aux piliers du patrimoine français et de la ruralité profonde de jadis. Un album qui donne à voir en spectacle le grotesque de la vie d’antan, l’aridité des gosiers biberonnés au vin rouge, l’enthousiasme excessif des bagarres aux abords des rues et son propre reflet dans l’éclatante brillance des caniveaux aspergés par le résultat d’une ivresse invétérée.

Comme à son habitude, Léon Harcore, maître d’œuvre derrière Pensées Nocturnes, engloutit son auditeur – ou plutôt son spectateur – sous une masse visqueuse mais non moins minutieusement réfléchie, pleine de sens et de non-sens ! Au cœur de cet entretien, Léon nous guide dans les coulisses de Pensées Nocturnes, où chacun des nombreux intervenants a un rôle aussi précis que libre dans l’interprétation, où le processus complexe de composition s’accompagne d’un travail quotidien pour entretenir l’art du jeu de mots que Léon manie avec toujours plus d’aisance et dont l’inventivité délirante s’inspire des plus grandes œuvres populaires des années passées.

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Allegaeon ouvre son cœur


Les tragédies inspirent de grandes œuvres. C’est dans ce constat que s’inscrit Damnum, le nouvel album d’Allegaeon. On peut évidement penser à la pandémie qui fait rage depuis bientôt deux ans, mais c’est surtout à des épreuves personnelles, des décès dans l’entourage du groupe, que l’album répond. Exit les thématiques scientifiques austères, c’est ici l’émotion avant tout qui guide le groupe de tech death progressif. Le changement est particulièrement palpable dans l’approche du chanteur Riley McShane qui a dû puiser au fond de lui-même comme il ne l’a jamais fait auparavant, non sans une certaine appréhension, et qui, cette fois-ci, assume pleinement les différentes facettes de sa voix, du growl le plus brutal au chant clair le plus délicat.

Damnum, c’est aussi une nouvelle méthodologie qui aura déstabilisé le guitariste-compositeur et seul rescapé des premières années Greg Burgess : pour la première fois, Allegaeon a composé en groupe. C’est donc pour relater cette expérience nouvelle et en décortiquer le résultat que nous avons échangé avec Greg et Riley, chacun livrant son propre vécu. L’occasion également d’en savoir plus sur un chanteur qu’on découvre peut-être pour la première fois dans toute sa dimension.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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