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Interview   

Existance : le heavy metal en héritage


Le heavy metal typé années 80 fait un retour remarqué depuis quelque temps avec des fers de lance comme Visigoth, Night Demon, White Wizzard, Enforcer, etc. A tel point que l’on parle même de New Wave Of Traditionnal Heavy Metal ou New Wave Of True Heavy Metal. Dans cette mouvance les groupes français récents ou de retour ne sont pas en reste : Tentation, Titan, Furies… et bien sûr Existance. Les jeunes loups d’Existance viennent de sortir leur quatrième album Wolf Attack, unanimement salué par les critiques. Pour les fans de heavy, il sera difficile de résister aux morceaux épiques, aux hymnes heavy et hard, et aux twin guitars dont regorge l’album.

Julian Izard, le chanteur et guitariste du groupe – et fils de Didier Izard, chanteur de H-Bomb que l’on a malheureusement perdu il y a trois ans – nous parle de la passion du groupe pour cette musique, de son actualité, de son héritage, et de leur manière de le gérer et le faire avancer dans l’interview qui suit.

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Hellfest : double impact en vue


Sept jours de festivités et plus de trois cent cinquante groupes au programme avec Metallica en guise de bouquet final : le Hellfest a fait très fort pour son édition, ou plutôt sa double édition, de l’année prochaine. Pour mieux comprendre ce qui a conduit le festival à vouloir faire trembler Clisson pendant deux week-ends de suite, nous nous sommes rendus dans les locaux du Hellfest avec un objectif précis, celui de refaire le monde avec son directeur Ben Barbaud. Le tout pour un entretien forcément riche et instructif.

Ce dernier se décompose en deux parties : le premier volet traite de l’affiche 2022 et s’inscrit en complément de la longue et intéressante interview accordée par Ben, il y a quelques semaines, au magazine Rock Hard France. Le second volet s’intéresse lui à l’histoire personnelle du programmateur du festival et à sa vision d’entrepreneur.

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Deep Purple : le crime parfait


Deep Purple aurait-il fait une cure de jouvence ? Déjà, la collaboration avec le producteur Bob Ezrin sur les trois derniers albums studio semblait avoir revitalisé le groupe et ravivé son enthousiasme, mais les voilà désormais de retour, à peine un an après Whoosh!, avec Turning To Crime, un album de reprises, le genre d’exercice qu’on voit plutôt chez les jeunes formations qui font généralement leurs premières armes sur le répertoire de leurs idoles. En réalité, comme nous le fait remarquer Ian Gillan, il ne s’agit pas tant de jouvence que d’énergie et de passion. Car autrement, Deep Purple assume son âge et son expérience, et en tire parti, sans chercher à se faire passer pour ce qu’il n’est pas.

Turning To Crime a été conçu simplement pour le plaisir, histoire de s’occuper et d’entretenir la flamme le temps d’une pandémie ayant mis le groupe en « vacances » forcées. Un album intéressant à plus d’un titre, pour cette manière habile qu’a Deep Purple de s’approprier les morceaux tout en les respectant, mais aussi pour ce que ça dit sur les influences et la philosophie musicale du groupe. Le chanteur, dont le premier album studio avec Deep Purple – le classique Deep Purple In Rock – a passé l’an dernier la barre des cinquante ans, nous raconte.

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Les Metalleux : le rire comme prise de recul


Le premier tome de la BD Les Metalleux est sorti en septembre de l’année dernière. Son but ? Jouer avec les clichés sur les metalleux, auxquels, si vous lisez ces lignes, vous avez dû être confronté de temps à autre au cours de votre vie. Face au succès rencontré par cette première édition, les éditions Kennes ont décidé de remettre le couvert en proposant, en juin dernier, un second volet qui s’inscrit dans la continuité du précédent avec beaucoup de gags qui ont été dessinés au même moment que la préparation du tome 1.

La parole est au dessinateur Richard Di Martino pour qu’il nous en dise plus sur cette BD au style cartoonesque et humoristique.

« Le principe de ce genre de BD à gag est de rire de toutes les situations, sans méchanceté, en prenant du recul sur soi et sur son vécu. Dans cette BD, il n’y a rien de dénonciateur. Parfois, nous avons tous eu ces discussions similaires avec des metalleux sectaires. A l’époque de mes 20 ans j’ai moi-même pu dire des conneries car nul n’est à l’abri ! Perso, je n’ai pas fait cette BD avec Chloé pour donner des leçons ou expliquer des choses mais pour rigoler. Après il y a forcément des messages. La page 5 fait état de l’hyper valorisation du metal par certains fans, qui tiennent à prouver que c’est une musique très fédératrice au public investi et fidèle, tandis que la page précédente décrit ce réflexe de complicité presque immédiat entre deux metalleux qui ne se connaissent pas. J’ai remarqué que le metal a toujours ce côté Underground tout en étant très écouté. Il y a d’une part les metalleux au look metal comme je l’ai toujours été et d’autre part, de vrais fans de cette musique qui n’en ont pas l’air parce que, souvent, leur boulot ne leur permet pas d’avoir ce look.

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Destinity : une question de temps


A en croire le chanteur Mick Caesare, tous les membres de Destinity savaient qu’un jour ou l’autre la machine se remettrait en marche et que la séparation n’était qu’éphémère. Ce n’était qu’une question de temps. Partir pour mieux revenir, c’est la morale de bien des histoires de famille. Et le constat semble sans appel : cette pause a fait du bien à tous les musiciens et la meilleure illustration de cela est le nouvel album In Continuum qui présente un groupe rafraîchi.

Le disque se trouvait déjà être un succès avant même sa sortie officielle grâce aux précommandes, preuve que le public est resté patient malgré toutes ces années. Le groupe compte bien le lui rendre pour le remercier de sa fidélité et maximise la proximité avec les fans en devenant complètement indépendant pour finalement avoir une approche plus artisanale de la musique, comme nous le confie le vocaliste dans cet entretien. Nous parlons également avec lui du concept central de cet opus, ce rapport au temps inéluctable, laissant derrière lui les regrets, les proches disparus et provoquant inévitablement une certaine nostalgie.

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Swallow The Sun : rendez-vous avec la lune


Cinq ans après le décès de sa compagne, la chanteuse Aleah Stanbridge, le guitariste-compositeur Juha Raivio semble toujours autant envahi par le chagrin qu’il tente encore et toujours d’exorciser au travers de sa musique. Après No Stars Upon The Bridge (2017) d’Hallatar et When A Shadow Is Forced into The Light (2019) de Swallow The Sun, il revient avec Moonsflowers, sans doute son album le plus personnel, au point d’user de son propre sang pour dessiner une lune carmin sur la pochette. Un album composé dans la solitude la plus totale et un contexte, en pleine pandémie, où Juha ne pouvait échapper à ses pensées les plus noires, au point de dire aujourd’hui le détester.

C’est en raison de la douleur qu’il éveille chez lui qu’il préfère passer la main à ses collègues, notamment au chanteur Mikko Kotamäki, afin d’en parler et de répondre à nos questions. Dans l’entretien qui suit, nous tentons d’entrer dans la tête de Juha Raivio au travers du regard de Mikko, avec qui il collabore depuis vingt ans, mais aussi de lever le voile sur les caractéristiques principales du disque, qui a la particularité d’exister en deux versions : celle normale enregistrée par le groupe et celle réinterprétée à la sauce classique par Trio NOX.

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Ten56 : Aaron Matts libéré, délivré


Pendant une décennie, Aaron Matts a fait partie de Betraying The Martyrs, un projet qu’il décrit comme plus gros que lui. Malgré l’expérience et les souvenirs exclusivement bons qu’il en garde, est arrivé le moment pour lui de passer le flambeau et de « faire une plus grosse partie de quelque chose de plus petit », notamment afin de pouvoir s’exprimer pleinement. Et ce quelque chose, c’est Ten56, produit de ses expériences personnelles et de ses influences sombres et glauques. Le projet est soutenu par des musiciens avec qui il partage ces influences et par un label qui lui donne carte blanche pour explorer les tréfonds de sa noirceur.

A l’occasion de la sortie de Downer Part. 1, c’est un Aaron Matts plus serein qui nous parle, libéré du poids de son poste dans Betraying the Martyrs, mais aussi de sujets intimes dont il a enfin pu parler pleinement.

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Lordi : une discographie monstre


Au fond, Mr. Lordi est resté un sale gosse à qui on a trop souvent dit oui et qui profite de cette liberté pour réaliser tous ses rêves, même les plus incongrus. Le dernier en date, et pas des moindres : réaliser et rassembler au sein d’un coffret intitulé Lordiversity toute une discographie comme si le groupe avait existé depuis 1975, bien avant sa formation réelle en 1992 et son premier album, Get Heavy, en 2002. Une idée née à la suite de l’album Killection (2020), qui se voulait être le best of de cette discographie, encore fictive quand il a vu le jour en 2020, et rendue possible par la pandémie et les confinements successifs. De dix albums initialement, Lordi a finalement accepté le compromis de sa maison de disques demandant à réduire à sept albums, chacun ancré dans une période de temps et un style donné, se conformant aux pratiques de composition, d’enregistrement et d’écriture de textes d’époque, jusqu’à rejoindre la production réelle des Finlandais en 1995.

Un projet monumental et laborieux ? Pas vraiment, à en croire un Mr. Lordi sûr de lui et à qui il n’a pas fallu plus de trois mois pour composer et neuf pour enregistrer les soixante-dix-huit morceaux. Il y avait même du rab… Le fantasque et sympathique frontman nous raconte sa nouvelle « folie » dans l’entretien qui suit et précise comment il a pensé et conçu Lordiversity, portant subitement sa discographie à un total de dix-sept albums.

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Joey Starr & Hangman’s Chair : bandes originales


Peut-être avez-vous déjà écouté Gang Stories sur Deezer ? Dédié à des figures méconnues du grand banditisme et narré par Joey Starr, le podcast s’attaque aujourd’hui à l’histoire de Maurice Boucher, leader du chapitre québécois des Hells Angels, autant réputés pour leur amour du rock et de la vitesse que pour leurs exactions criminelles à travers le monde. Étoile montante du metal hexagonal, Hangman’s Chair s’est vu confier la composition du thème musical de cette cinquième saison.

Joey Starr, Hangman’s Chair. Une star du rap hexagonal, un groupe de rock underground. Deux univers a priori aux antipodes. Vraiment ? Peut-être pas tant que ça : les deux jouent avec l’esthétique et la culture de la banlieue, ainsi que l’image des gangs et du caïd, et revendiquent la double culture du rap et du rock. Pour l’occasion, Clément Hanvic et Julien Chanut d’Hangman’s Chair répondent à nos questions en compagnie de Joey Starr, croisant leurs points de vue et partageant avec nous leur histoire qui se recoupe aujourd’hui par le biais de Gang Stories.

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Bad Wolves : d’un monstre à l’autre


« Pas le droit d’en parler. » La réponse a le mérite d’être claire : on n’en saura pas plus sur les différends qui opposent Bad Wolves et leur ancien chanteur Tommy Vext, suite à une éviction houleuse en début d’année, sur fond d’accusations contradictoires des deux parties – le chanteur accusant le groupe de ne pas tolérer ses opinions politiques conservatrices, le groupe accusant le chanteur de comportement physiquement et moralement violent – et d’actions en justice. Le fait est que Bad Wolves est très vite passé à autre chose, poursuivant la réalisation de son nouvel album et s’attelant à la recherche de sa nouvelle voix.

Le résultat, c’est Dear Monsters, un troisième album qui accueille Daniel « DL » Laskiewicz derrière le micro. Le nom vous est peut-être familier, et pour cause, DL a longtemps officié au sein d’un autre groupe, The Acacia Strain, en tant que… guitariste. On le savait aussi déjà compositeur et producteur, c’est donc une nouvelle facette de ses multiples talents qu’il met à la disposition de Bad Wolves, leur offrant de belles perspectives pour le futur. Nous en discutons ci-après avec John Boecklin, batteur du groupe mais aussi leader, principal compositeur et producteur. Nous en profitons justement aussi pour en savoir plus sur ses diverses casquettes et sur sa pratique de la batterie qui a grandement évolué depuis son passage au sein de Devildriver.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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