Décidément, l’univers de 6:33 est à part. Certes, on pourra parfois le rapprocher de celui d’artistes tels que Mike Patton et Devin Townsend qui sont des influences revendiquées, mais en quatre albums, les Franciliens ont su développer un son bien à eux, immédiatement reconnaissable, aussi expérimental et fou qu’accrocheur et dansant. Une ambivalence qu’on pourrait juger contre nature mais que 6:33 façonne avec un naturel déconcertant.
Avec son nouvel album Feary Tales For Strange Lullabies: The Dome – premier d’un dytique et dernier d’un line-up qui a récemment muté – 6:33 nous plonge à la fois dans les néons d’une ville tentaculaire et dans la tête du personnage principal qui la découvre. Un cadre idéal pour ressortir les sonorités eighties et nineties qui ont bercé leur jeunesse – nostalgie ou hommage, c’est selon – sans pour autant chercher à tomber dans une musique rétro. Un œil tourné vers le passé, un autre vers l’avenir. Là encore, 6:33 jongle habillement avec les contradictions.
Dans l’entretien fleuve qui suit, Nicolas Pascal, alias Nicko, guitariste et compositeur principal, ainsi que Florent Charlet, alias Rorschach, chanteur et parolier, nous raconte les secrets de fabrication de cette nouvelle aventure auditive et nous explique toute la philosophie de 6:33, en studio et sur scène, remontant jusqu’au premier album, Orphans Of Good Manners, sorti il y a tout juste dix ans.







































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