ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Sordide : ni nom ni drapeau


Sordide est de ces formations qui sont nées de l’idée de faire une musique crue et primitive, puis le processus de création faisant son œuvre, elle s’est affinée conceptuellement et progressivement. Le power trio de black metal a donc su se faire une place dans le milieu de l’underground français, grâce à sa colère et à ses textes vindicatifs qui ont trouvé des échos dans une scène parfois politisée. Bien que les textes par leur teneur comportent fatalement un propos idéologique, les Rouennais affirment pour autant qu’ils ne sont pas les porte-étendards d’une cause ou d’une autre et que leur vision est avant tout personnelle.

Le chanteur guitariste Nehluj insiste lors de cet entretien sur le fait que les textes sont à la libre interprétation des auditeurs, qui choisissent ou non de se saisir du propos tout comme de l’énergie live avec laquelle sont structurées les compositions des musiciens. Le quatrième album Les Idées Blanches, qui marque par ailleurs une nouvelle ère en collaboration avec le label Les Acteurs De L’Ombre, cristallise à nouveau l’énergie punk sur laquelle se sont consolidées les bases du combo.

Lire l’interview…



Interview   

Blind Channel : la culture de la gagne


L’été est là et avec son lot de compétitions. Parmi elles une a particulièrement marqué les esprits avec ses rebondissements, ses polémiques, voyant la France perdre malgré son statut de favori (et soyons honnêtes, on aime un peu se moquer des défaites de nos Frenchies) et voyant l’Italie, que personne n’attendait, coiffer tout le monde au poteau et devenir championne d’Europe.

Nous parlons évidement de l’Eurovision (vous pensiez à autre chose ?). Au sein de ce concours musical haut en couleur, avec ses paillettes et sa petite dose de kitsch, le rock a été bien représenté, naturellement par la victoire italienne de Måneskin, mais aussi par l’excellente performance des Finlandais de Blind Channel. D’après Niko, comme dans beaucoup d’épopées d’équipes sportives, la force de Blind Channel n’est pas due à ses talents individuels, mais à un groupe solide et uni (n’est-ce pas Kyllian ?). « Des frères » comme il le dit lui même dans cette interview. Et si le politiquement correct suggère de rejeter l’idée de compétition dans la musique, Niko ne se voile pas la face et sait que, dans ce business, il faut avoir une culture de la gagne pour tirer son épingle du jeu. Il nous a raconté cette expérience particulière, plus exigeante que l’on croit, puis nous a donné quelques nouvelles plus générales sur le futur du groupe.

Lire l’interview…



Interview   

Dee Snider : le heavy comme tribune


C’est l’angoisse de nombreux groupes et artistes dits « historiques » : être ringardisé et se faire balayer par la jeune génération. Un « dégagisme » que le jeune Dee Snider chantait lui-même en 1984, dans la chanson « Stay Hungry » : « Si ton feu s’est estompé et que tu ne peux plus le ressentir, si tu es fatigué et surfait, laisse-moi te montrer la porte de sortie. » Trente-cinq ans plus tard, le chanteur est passé dans le camp des « vieux » et, après avoir mis Twisted Sister à la retraite il y a cinq ans, il s’est forcément posé des questions sur la suite de sa carrière.

Les réponses, il les a trouvées en deux temps. D’abord, avec sa collaboration avec Jamey Jasta qui s’est donné pour mission de prouver que Dee Snider avait sa place sur la scène metal contemporaine. Mission réussie avec un For The Love Of Metal (2018) unanimement salué. Ensuite, en réalisant en cette période troublée qu’il avait plus que jamais des choses à dire et une tribune que peu de gens ont. Il allait donc donner une voix à ceux qui ne peuvent pas se faire entendre.

Ainsi est né Leave A Scar, un album dans la continuité de son prédécesseur, mais avec un peu plus d’influences heavy classiques, histoire de tendre aussi la main aux anciens fans réfractaires au changement. Car après tout, lui-même a connu des réactions de rejet – à l’apparition du death metal, notamment – avant d’embrasser la grande famille du metal telle qu’on la connaît aujourd’hui, dans toute sa diversité. Nous discutons de tout ceci et plus encore avec un Dee Snider toujours aussi agréable et captivant.

Lire l’interview…



Interview   

Mayhem et la punk attitude


Coupé en plein élan par la pandémie durant sa tournée pour défendre Daemon, son dernier album, Mayhem a décidé de continuer à occuper le terrain malgré tout. Les vétérans du black metal sortent en effet cet été un EP, Atavistic Black Disorder/Kommando, qui poursuit sur la même lignée : retour aux sources, simplicité, efficacité, et charme des premiers disques du groupe. Enregistré en même temps que Daemon, il propose quelques inédits et une poignée de reprises de classiques punk. L’occasion était donc rêvée pour remonter un peu le temps avec l’incontournable Attila Csihar, dont être chanteur de Mayhem n’est que l’une des nombreuses distinctions.

Affable et loquace comme à son habitude, intarissable de souvenirs et d’anecdotes, Attila fait donc pour nous le grand écart entre différentes périodes, des concerts à l’époque du Covid-19 et son humeur du moment à son adolescence d’amateur de musique extrême dans une Hongrie encore communiste en passant par l’enregistrement d’Atavistic Black Disorder/Kommando et les rencontres marquantes qui ont émaillé son chemin, notamment celle du légendaire Jello Biafra. Toujours iconoclaste et passionné – résolument punk, finalement.

Lire l’interview…



Interview   

Molybaron en route vers les sommets


Molybaron est un groupe franco-irlandais qui vient de sortir son deuxième album The Mutiny, et il est en train de mettre tout le monde d’accord. Le groupe propose un metal alternatif qui fait mouche quasiment à chaque morceau : riffs catchy et accrocheurs, refrains qui restent en tête un moment, grosse production. Molybaron frappe très fort, et il serait bien dommage de passer à côté ! Les albums de cette qualité qui génèrent un tel plaisir auditif, mêlé à un effet de fraîcheur et de surprise, ne sont pas si fréquents. Les bonnes nouvelles s’enchaînent d’ailleurs pour le groupe, avec une signature chez le label Inside Out toute récente, mais aussi avec le manager Richard Gamba pour son travail avec Gojira, preuve que le vent souffle fort dans le dos de Molybaron.

Steven, un des guitaristes, nous parle de la génèse de cet album qui est enregistré depuis 2019, de leur évolution depuis leur précédent opus, des ondes positives sur lesquelles le groupe surfe en ce moment, ainsi que du featuring avec Whitfiled Crane, chanteur d’Ugly Kid Joe.

Lire l’interview…



Interview   

Les multiples visages de Michael League (Snarky Puppy)


Il n’est pas né celui qui enfermera Michael League dans un carcan. C’est même en partie pour ça qu’il a fondé son propre l’album GroundUP, laissant au placard autant se faire que peut les considérations mercantiles au profit des aspirations artistiques. Michael League s’est fait avant tout connaître en tant que bassiste et leader de l’excellent groupe de jazz-fusion Snarky Puppy, mais il est surtout un artiste prolifique, curieux et touche-à-tout. Il l’a prouvé avec son groupe principal, mais aussi avec la multiplication des collaborations – avec David Crosby pour ne citer que lui – et des projets, tels que Bokanté ou son projet solo avec lequel il vient fraîchement d’enregistrer son premier album.

C’est à l’occasion de la sortie de ce dernier, judicieusement intitulé So Many Me, que nous avons échangé avec le musicien. Il y explore encore un nouveau terrain de jeu, celui de la pop, du prog rock et de l’ambient, avec une affinité particulière pour les années 80 et 90, mais pas seulement. En plus de la basse, on le retrouve aux synthés et aux percussions traditionnelles. Michael League n’a de cesse d’apprendre – il a d’ailleurs sa propre conception de l’éducation musicale, lui qui enseigne également au conservatoire – et n’a de limites que ses envies et ses « options » qu’il restreint volontairement afin de donner une direction et un cadre à ses projets, comme il nous l’explique ci-après.

Lire l’interview…



Interview   

Yngwie Malmsteen : intraitable et inépuisable


Décidément, à l’approche de ses soixante ans, Yngwie Malmsteen est en pleine forme. Il n’a pas perdu son bagou, ni de son énergie. En témoignent d’ailleurs son vingt-deuxième album Parabellum et son déluge de notes dans la plus pure tradition néoclassique qui a fait la réputation du guitariste virtuose. Un album conçu en pleine période de pandémie : pas de quoi l’arrêter. Tout le contraire même, puisqu’il a tiré profit du temps que l’impossibilité de tourner lui a offert pour peaufiner son œuvre. Mais attention, pas question de compromettre sa spontanéité, principe fondamental de sa créativité. De même, fidèle à son approche depuis Spellbound (2012), il s’est chargé de tout lui-même – guitare, basse, voix… -, tout juste assisté d’un ingénieur (son bassiste live Emilio Martinez) pour exécuter ses ordres, car comme il l’explique, il sait précisément ce qu’il veut, où il va, et souhaite ne pas altérer la pureté de son inspiration.

C’est en substance ce qu’Yngwie nous explique dans l’entretien qui suit, répondant aux critiques, notamment sur son choix de chanter lui-même, et faisant des parallèles avec des grands maîtres de la musique et de la peinture pour exposer sa philosophie artistique. Il revient également sur ses premiers pas en tant que guitariste et remet les pendules à l’heure concernant Alcatrazz.

Lire l’interview…



Interview    Révélation High Hopes   

Plongée dans l’univers de Phosphen


Si un mot devait représenter le groupe Phosphen, ce serait incontestablement celui de la poésie. La démarche de ce quintet se veut révolutionnaire dans le genre. Il faut dire qu’il n’est pas toujours nécessaire de pousser le son au maximum pour faire passer un message, et cela Phosphen l’a bien compris. L’EP Underwater fait preuve d’une douceur dans la composition et dans ses arrangements qui conduit l’auditeur à un état d’hébétude sans retour. Certes, cet électro-rock aux notes légères et teintées de funk peut paraître simple aux premiers abords, mais c’est sans conteste qu’une fois pris dans les mélodies, chacun pourra se rendre compte du travail méticuleux fourni par le quatuor. La voix, à la fois satinée et prééminente, amène ce premier album à un niveau d’excellence redoutable.

Ce travail de précision entre les instruments, à savoir la guitare, la batterie et un clavier, est palpable. La symbiose est bien présente tout au long de l’histoire racontée par la chanteuse. L’inspiration prise dans leur quotidien ainsi que dans leurs écoutes musicales, passant de l’underground aux chanteurs à textes, leur permet d’atteindre un équilibre musical sans complexe. L’ambition portée par les Clermontois est porteuse d’espoir. Malgré un contexte difficile développé dans les premiers titres, il faut chercher le positif, la lumière, au risque de tomber dans une léthargie. Et autant dire que la période actuelle s’y prête particulièrement. Jade, chanteuse du groupe nous a fait le plaisir de répondre à nos questions.

Lire l’interview…



Interview   

Powerwolf : l’appel du heavy metal


Rien n’arrête une meute de loups assoiffés de heavy metal. Et c’est dans ce genre de période morose que l’on vit depuis plus d’un an que Powerwolf se sent d’autant plus investi d’une mission, celle de donner de la force à ses fans au travers de sa musique. De la force, Call Of The Wild en a à revendre, avec son riffing puisant, ses mélodies fédératrices, ses orchestrations grandiloquentes… Il a tout pour nous galvaniser et réveiller la bête en nous. Ça tombe bien, des histoires de bêtes, Call Of The Wild n’en manque pas non plus, puisant plus que jamais dans les contes et légendes liés à la figure du loup ayant marqué l’histoire du continent européen.

Dans l’entretien qui suit, nous avons retrouvé le guitariste Matthew Greywolf ainsi que son compère le claviériste/organiste Falk Maria Schlegel pour qu’ils nous parlent de ce nouveau méfait qui s’inscrit dans la suite logique de son prédécesseur The Sacrament Of Sin, mais aussi de cet amour pour le heavy metal – notamment Iron Maiden sans qui Powerwolf n’existerait sans doute pas – qui les anime, les pousse à se dépasser, voire fédère toute une scène autour d’eux.

Lire l’interview…



Interview   

Paradise Lost : le paradis confiné


Paradise Lost fait partie des groupes qui ont sorti leur nouvel album au pire moment, soit en mai 2020, alors que le monde du divertissement live est à l’arrêt, que la plupart des pays sont encore en confinement ou commencent à peine à en sortir et que l’avenir est incertain. Pourtant, avec sa direction musicale plus ouverte et éclectique, le groupe remettant des éléments gothiques plus affirmés dans sa recette par rapport au jusqu’au-boutiste Medusa (2017), Obsidian marque les esprits. Après tout, n’était-ce pas la bande-son idéale à la mélancolie et au désespoir qui frappaient le monde ?

Dans l’impossibilité de présenter son album sur scène face à son public, le groupe d’Halifax décide de marcher dans les pas de nombre de leurs pairs en proposant le 5 novembre 2020 un live stream au Mill Nightclub dans le Yorkshire. Une prestation sans public, avec un groupe qui ne cherche pas à faire semblant, mais plutôt à proposer une version plus « brute » de sa musique, faisant ressortir la vulnérabilité inhérente aux circonstances. A l’occasion de la sortie de cette prestation sur disque, intitulé At The Mill, nous avons échangé avec le chanteur Nick Holmes qui nous parle de l’expérience de ce « concert » singulier et de la période que l’on traverse, mais aussi revient sur Obsidian et évoque les trente ans de l’album Gothic.

Lire l’interview…



  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
    previous arrow
    next arrow
     
  • 1/3