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Metalanalyse   

Rob Zombie régénère continuellement son venin


Rob Zombie a tellement fait parler de lui dans le monde du cinéma et de l’animation ces dernières années qu’il était difficile finalement de se projeter dans un nouveau défi musical de sa part, pourtant très attendu. Mais le musicien-réalisateur-scénariste-producteur (et on en passe) s’attache à présenter une régularité certaine dans le rythme de ses sorties discographiques. Quand il a le temps de s’y pencher, en fait, laissant ses musiciens parfois jusqu’à 7 ou 8 mois sans nouvelles, mais sans pour autant jamais renoncer à la face musicale de son existence qui l’a porté à la connaissance du public. John 5 et les autres le savent, mais quand Zombie revient, il est bourré d’idées nouvelles. A croire qu’il est dans une stimulation réciproque continuelle et que les deux penchants musicaux et cinématographiques de ses activités ne peuvent exister l’un sans l’autre.

Après un Educated Horses plus critiqué qu’à l’accoutumée en 2006, par sa portée expérimentale et ses incursions Glam et acoustiques, Zombie avait eu le temps de consacrer deux films au revival de la célèbre franchise d’horreur des 70’s : Halloween. Et d’engranger des recettes astronomiques, le mettant à l’abri du besoin pendant quelques années. De quoi lui laisser la liberté de se lancer dans un remake d’un film des années 50 (The Blob) ou dans un film d’animation (The Haunted World Of El Superbeasto) basé sur sa propre série de bande-dessinées. Un prétexte suffisant pour abandonner la musique ? C’est mal connaître l’ex-leader de White Zombie, qui a le temps en 2009 de prendre le luxe de se séparer de la mythique maison Geffen pour aller faire un tour du côté de chez Roadrunner, à la recherche d’une vraie caution metal, ou du moins hard rock, que ne lui assure plus l’ancien emblématique label du grunge. Et retrouver ainsi une vibration nouvelle autour de son gore’n’roll teinté d’indus caractéristique dans un propos à nouveau rentre-dedans et un titre à la hauteur du monde parfois complexe du bonhomme : Hellbilly Deluxe 2: Noble Jackals, Penny Dreadfuls And The Systematic Dehumanization Of Cool.

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A Pale Horse Named Death met la mort au goût du jour


Comment se détacher de l’influence d’un groupe dont on a été le fondateur et qui s’est imposé comme l’un des étendards d’un style aussi marqué que le metal gothique ? C’est la question à laquelle a dû répondre Sal Abruscato en créant A Pale Horse Named Death en 2011, peu de temps après la mort de Peter Steele, le charismatique bassiste et frontman de Type O Negative, le groupe dont Sal Abruscato a été le batteur pendant cinq ans, de 1989 à 1994. Surtout quand le batteur du groupe qu’Abruscato mène n’est autre que son successeur dans Type O Negative jusqu’à la tragique fin du groupe… Voilà donc le défi majeur auquel ont dû se confronter les membres d’A Pale Horse Named Death lorsqu’ils ont sorti leur premier album, And Hell Will Follow Me en 2011. Et le pari a été réussi, les compositions du premier opus, même si elles sont forcément teintées des rythmes de Type O, possèdent une identité propre et ont permis de créer un nouvel univers musical, une sorte d’Alice In Chains mêlé au gothique et un doom aux mélodies déjà accrocheuses.

Renouveler l’expérience de manière plus aboutie dans un second opus : tel était l’objectif d’Abruscato et de son fidèle compagnon dans cette aventure, le guitariste Matt Brown (de Seventh Void, autre groupe d’anciens Type O Negative), qui est aussi aux manettes du mix de cette seconde offrande, avec un piano plus au centre des débats, du guitariste Eddie Heedles venu en renfort pour quelques solos et du très réputé Ted Jensen en charge du mastering. Une équipe renforcée, donc, pour porter au plus haut cet univers quelque peu malsain, proche vocalement de Marilyn Manson lorsque le chant ne lorgne pas du côté de Seattle, véhiculant de véritables scénarios de films d’horreur dans les textes et l’imagerie du groupe. Le premier album fonctionnait beaucoup sur cette recette d’un grunge gothique avec un son et une atmosphère tout de même parfois proche de Type O Negative, relativement redondant sur toute la longueur de l’album, impression accrue par un rythme lent emprunté au doom.

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Airbourne continue à ronger son os


Airbourne est un chien fou. Un chien fou qui ronge depuis dix ans son héritage musical avec fougue, plaisir, et insolence. Depuis ses débuts et doublement à partir de son avènement sur la scène internationale, le jeune combo ne cesse d’être comparé, confronté, et mesuré à son illustre ancêtre et compatriote, l’immense AC/DC.

Le rapprochement est naturel lorsque deux frangins australiens décident de monter un groupe de hard rock et conquérir le monde la rage au médiator. Doit-on parler de similitudes, voire de plagiat, ou plutôt simplement d’une « Australian touch » ? Airbourne ne renie pas son hérédité, bien au contraire. Mais il y a probablement autant d’AC/DC qu’il y a de Rose Tattoo, voire de The Angels, chez Airbourne. Reconnaissons également à Joel O’Keeffe plus de caractère qu’une simple copie de Bon Scott ou Brian Johnson et une attitude et une nervosité qui lui est propre. Tout comme à la batterie l’autre frère, Ryan O’Keeffe, se fend d’un toucher plus appuyé, plus metal peut-être, qu’un Phil Rudd.

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Suicidal Tendencies : 30 ans, toujours « Cyco »


Suicidal Tendencies possède une place à part dans le cœur des personnes qui se sont intéressées au metal ou au rock alternatif durant ces trente dernières années. Qui, en effet, n’a pas répété à tue-tête, lors d’un concert du groupe sous l’une de ses multiples formations contenant toujours l’inusable Mike Muir, les indissociables lettres initiales du groupe « S.T. » ? Qui n’a pas vibré sur les arrangements fous de basse-batterie caractérisant le funk metal que Suicidal Tendencies a fortement contribué à créer à la fin des années 80 ? Qui n’a pas vu les innombrables vidéos et jeux vidéos de Skateboard contenant le titre « Possessed To Skate » ou un des autres hymnes du groupe qui colle si bien au monde de la célèbre planche à roulettes ? Qui n’est pas monté sur scène à la fin d’un concert de Suicidal, comme cela arrive souvent, pour répondre « Join The Army ! » à un Mike Muir répétant inlassablement « Suicidal Rocks! » avec la même intensité ?

Car Suicidal Tendencies c’est tout ça. C’est le groupe qui a réalisé le crossover quasi-improbable à l’époque entre le metal et le punk grâce à ce poids lourd de l’histoire du rock qu’est Lights… Camera… Revolution!, une idée qui avait été introduite dans le groupe en 1987 par Rocky George, le guitariste de l’époque, qui avait préalablement traîné ses basques avec Jeff Hanneman et Dave Lombardo de Slayer dans un groupe de punk appelé Pap Smear, dont le guitariste avait dû conserver quelques séquelles de ces fréquentations… Du thrash donc, du funk plus tard, notamment grâce à l’apport d’un certain Robert Trujilo, bassiste fou arrivé en 1989 dans le groupe et qui a considérablement marqué le son de Suicidal de son empreinte, avant de fonder avec Mike Muir Infectious Grooves, pour encore mieux mêler funk et metal, et de rejoindre un jour Ozzy Osbourne puis Metallica, abandonnant tristement ses savoureuses et impressionnantes lignes de basse slappées. Les mélodies fédératrices tirées du passé punk/hardcore du groupe forment avec les éléments cités précédemment un mix musical unique et créent une communion entre plusieurs communautés musicales autour de la bande de Mike Muir.

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6:33 complète l’expérience avec Arno Strobl et s’ouvre des portes


6:33, c’est un univers musical maîtrisé, un patronyme insolite, un concept décalé sur scène avec des musiciens qui s’encagoulent le temps d’un live. C’est surtout, au vu de ce deuxième et nouvel album The Stench From The Swelling (A True Story), un groupe décomplexé qui ne s’enferme dans aucun style musical. Il y a un an, 6:33 sortait un EP sous forme numérique, Giggles, Garlands & Gallows. Trois titres pour faire attendre l’arrivée d’un véritable album physique et trois titres prometteurs : « Giggles, Garlands & Gallows » part 1 & 2 et « I Like It ». Et manifestement, le contenu de cet EP avait suffi à en faire saliver plus d’un.

Le groupe signait aussi une collaboration qui n’était pas passée inaperçue puisque Arno Strobl, chanteur de feu Carnival In Coal, était venu poser sa voix et son écriture sur les trois titres. Avec The Stench From The Swelling (A True Story), 6:33 remet le couvert avec le chanteur et parachève l’ébauche de cet EP pour en faire un véritable album. Quatre nouveaux morceaux viennent ainsi s’ajouter aux trois morceaux précédemment cités.

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Et si Deep Purple n’en était qu’au début ?


Quand Deep Purple sort un album et qu’il part ensuite en tournée, il n’y va pas, comme on peut le dire pour la plupart des groupes, pour le promouvoir ou pour le défendre face au public. Car Deep Purple, sur scène, n’a rien à défendre. Car personne n’irait les voir pour les assaillir ou leur contester quoi que ce soit étant donné qu’il est unanimement reconnu que c’est un territoire qui leur appartient. Ils l’occupent. Ils l’occupent bien. Et ils peuvent l’occuper longtemps sans que quiconque se plaigne car c’est un plaisir de les rencontrer fréquemment dans le théâtre de leurs opérations live, de les voir épanouis sur les planches, toujours heureux de jouer, comme à la maison, des chansons qu’eux-mêmes continuent à apprécier et, parfois, à retoucher, légèrement, face à son public.

Et quand le besoin d’apporter quelque chose de vraiment neuf à leur musique se fait plus fort, alors Deep Purple prend tout son talent pour jammer et composer ensemble (et pas seulement un compositeur principal et d’autres musiciens qui exécutent ses désirs) avec pour objectif de retourner sur son autre territoire aussi bien conquis depuis des décennies : le studio, où la magie va s’opérer pour enfanter ces chansons toute neuves et fraîches sur lesquelles le groupe va pouvoir encore s’amuser pendant des années.

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Tesseract opère une douce altération de son état


Les Anglais de Tesseract n’ont jamais fait dans la simplicité, que ce soit au niveau de la musique, des paroles ou des univers visuels qu’ils appellent. Pour leur second album, le sujet se porte sur les états d’altération, une idée selon laquelle la modification de la perception peut entraîner un changement d’autres états, comme ceux de la matière, de l’esprit, de la réalité ou de l’énergie. C’est la théorie à l’origine de celle éprouvée de la pensée positive, mais également celle un peu plus abstraite de la télékinésie. Outre la portée du message de Tesseract, la complexité du sujet même de l’album colle comme un gant au monde alambiqué et complexe de ce groupe. Mis au cœur de la création du mouvement Djent au milieu des Periphery et autres Textures, Tesseract présentait jusqu’ici en effet la palette complète des techniques afférentes au genre, qu’ils ont développé dès le premier opus One, sorti en 2011, et à travers l’EP Concealing Fate en 2010 : des riffs étouffés, des solos ultra-rapides, le tout calé dans des structures progressives syncopées et désaxées.

Mais Tesseract possède un aspect singulièrement différent des autres groupes du mouvement Djent : une portée ambiante et délicate, déjà évoquée dans Perspective et qui prend encore plus de sens avec Altered State, le différenciant clairement de ses pairs dans ce mouvement. Aux polyrythmies que l’on connaissait bien du groupe s’ajoutent des polyphonies vocales entièrement mélodiques aux consonances presque proches du metal symphonique ou gothique, qui plongent le groupe dans un autre univers musical par rapport à l’album One. A cela, on peut ajouter ce qui semble s’imposer comme une marque de fabrique du combo : un son de basse souvent slappée très mis en avant qui rappelle les partis pris de mixages sur des albums de Primus ou encore Mudvayne. Ces deux aspects sont les clés de voûte de ce Altered State et permettent de l’aborder et d’en comprendre quelques rouages en dehors de l’habituel très développé travail guitaristique.

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Volbeat part à la conquête de l’Ouest et d’ailleurs


Volbeat, à l’instar d’autres formations comme Gojira, Kvelertak ou Ghost, est l’un des groupes européens à avoir le plus stimulé la curiosité internationale ces dernières années. De la volonté de Michael Poulsen en 2000 de voir plus loin que le death metal qu’ils pratiquaient auparavant, jusqu’à voir les Danois en têtes d’affiches des mainstages des plus grands festivals du Vieux Continent, il y a un monde que Poulsen et ses sbires se sont attachés à construire autour d’une conception large du metal. En cinq albums, la formation a emprunté de nombreux chemins de traverses stylistiques, du rock au thrash, en passant par le rockabilly, la country et le punk rock, laissant peu de monde indifférent sur la scène internationale.

D’autant plus chez les Américains : car en dehors des Metallica qui les ont emmenés sur une partie de leur tournée US World Magnetic Tour ou sur leur tournée européenne de 2010, c’est un autre américain fameux, le guitariste Rob Caggiano (ex-Anthrax, The Damned Things) qui a rejoint le groupe à l’occasion de ce cinquième album, en premier lieu pour participer à la production et faire quelques solos, une pige qui s’est finalement transformée en remplacement définitif de Thomas Bredahl, parti en 2011. Et l’ancien guitariste d’Anthrax tombe à point nommé pour Michael Poulsen, unique compositeur du groupe, à l’orée de la création de ce Outlaw Gentlemen & Shady Ladies, dans sa démarche de faire un album un poil plus heavy et puissant que ses prédécesseurs. A t-il voulu de cette manière répondre à certains détracteurs qui reprochaient à Volbeat, surtout sur les deux précédents, Guitar Gangsters & Cadillac Blood (2008) et Beyond Hell/Above Heaven (2010), de vouloir faire la part trop belle à certaines mélodies pop, proches du punk-rock californien?

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Cathedral sonne son propre glas


Cathedral n’est plus. Lee Dorrian, leader du pilier de la scène doom que représente Cathedral, a déjà dit par le passé que s’ils arrivaient à dix albums ce serait bien. Quoi de plus doom que d’avoir conscience de sa propre immuable mortalité, mieux encore, que de décider de sa propre fin lorsqu’on juge avoir atteint l’objectif de sa vie ?

Lee Dorrian a fait de Cathedral une référence. Il en a exploré de nombreuses facettes, des débuts profondément doom de In Memoriam et l’album The Forest Of Equilibrium, une des tables de la loi du genre, jusqu’aux élans stoner et même foncièrement psychédéliques voire complètement barrés. Il y en a eu des électriques, bien sûr, mais aussi des acoustiques et même du « funky », il y en a eu des courtes et aussi de très longues, il y en a eu aux allures de tubes et d’autres indigestes pour le commun des mortels, il y a eu beaucoup d’original et quelques reprises, il y a eu des pochettes d’album étonnantes où il fait bon s’y perdre, il y a eu des chasseurs de sorcières, des mouettes, des montagnes, du surnaturel, des jardins des délices, des énigmes, et tant d’autres choses. Le monde que Cathedral laisse en héritage est incroyablement riche.

Alors voilà, The Last Spire est ce dixième album. Le groupe a programmé son arrêt en février 2011. A vrai dire, The Guessing Game et la période de doute qui l’a précédé ainsi que son ultime morceau aux allures de bilan (« Cela fait vingt ans, que le futur nous réserve-t-il ? », la question était posée dans le refrain) aurait pu mettre la puce à l’oreille. Pas de tournée de soutien, le groupe a joué son dernier concert en mars de l’année dernière. Et puis, il faut savoir que le maestro est déjà en train de travailler sur l’après, un groupe dénommé Septic Tank, avec le co-fondateur, co-compositeur et guitariste de Cathedral Garry Jenning et le bassiste Scott Carlson qui a enregistré The Last Spire. Autant dire que les fans peuvent se préparer à une seconde vie.

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Le grand bleu musical de The Ocean


Depuis ses débuts en 2001, Robin Staps, fondateur et principal compositeur de The Ocean, enchaîne les collaborations et les albums concept. Il n’a pas toujours été facile de suivre les mutations du collectif The Ocean avec ses musiciens qui vont, viennent et reviennent d’un album à un autre. Mais après la sortie en 2007 de Precambrian qui comptait encore une bonne trentaine de musiciens, l’entité The Ocean semblait enfin se stabiliser autour d’un line-up fixe plus restreint. Et c’est un véritable groupe au sens traditionnel du terme qui sortait en 2010 les deux volets d’un même projet conceptuel, Heliocentric et Anthropocentric.

Et le même noyau dur, à une variation près, revient jouer pour Pelagial. Robin Staps et Jonathan Nido toujours aux guitares, Luc Hess retrouve son siège derrière la batterie qu’il occupe depuis Heliocentric. Louis Jucker partage cette fois-ci la basse avec Chris Breuer, nouveau venu qui le remplace en intérimaire. Et Loïc Rossetti garde sa place derrière le micro afin d’être, pour la troisième fois consécutive, la voix de The Ocean. Robin Staps a repris la main sur l’écriture totale de l’album à l’exception des parties batterie et basse écrites par les intéressés, Jonathan Nido n’ayant pas participé cette fois-ci aux compositions comme il avait pu le faire sur Heliocentric.

Après les considérations épistémologiques et religieuses du duo Heliocentric/Anthropocentric, Robin Staps revient vers un thème plus géologique, dans la lignée de ses productions précédentes. Car il fallait bien qu’un jour The Ocean fasse honneur à son patronyme : avec Pelagial, le groupe explore en profondeur, en une longue et inexorable descente, les abysses sous-marines.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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