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Möhrkvlth : chants et mémoires de Bretagne


Möhrkvlth groupe black metal

Les poésies et les mythes des régions natives des musiciens du black metal ont toujours été inspirants. En Norvège, les amateurs pensent instinctivement au sognametal de Windir. Dans nos régions françaises, des artistes explorent les poésies occitanes qui contemplent les volcans avec Aorlhac. Depuis les années 90, le groupe culte breton Belenos traverse les âges, poussant même le bouchon jusqu’à chanter dans sa langue régionale. C’est aussi en Bretagne, dans le Finistère, que le groupe de black metal Möhrkvlth a été créé en 2014 pour perpétuer cette tradition. Möhrkvlth sortira en mai son deuxième album, Gwenojennoù An Ankounac’h, également porté par des textes en breton. Les paroles tournent autour de la guerre, des horreurs du passé, des populations rurales, des thèmes sacrés et des paysages mystiques. Le disque rend également honneur à la poétesse bretonne Añjela Duval.

Depuis ses débuts, l’entité Möhrkvlth a connu quelques changements de line-up. Seul son fondateur Grégory Person est resté à bord du navire. Il nous parlera de l’essence conceptuelle et traditionaliste de son projet sur notre antenne. Il sera accompagné du chanteur Mathieu Losq-Le Bars et du bassiste Florian Le Borgne. Les musiciens évoqueront les coulisses de la composition et de l’écriture de ces six titres atmosphériques et mélodiques. Pour parfaire notre excursion bretonne avec Möhrkvlth, en accord avec Antiq Records et le groupe lui-même, une chanson inédite de Gwenojennoù An Ankounac’h sera diffusée dans le cadre de cet entretien. L’émission Repas de Corbeaux prend place sur les ondes de Radio Metal à partir de 20h30, comme tous les lundis soir.

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Pilori : condamné à faner


pilori sans adieu greg radio metalAvec un nom percutant et un propos musical tout aussi tranchant, Pilori est du genre incisif. Depuis dix ans, le groupe parcourt la scène DIY. Le combo originaire de Rouen connaît bien les caves suintantes où il vient cracher son venin. Après plus de cent cinquante concerts, il présente son troisième album Sans Adieu. Toujours à la croisée de musiques hostiles — crust, blackened death metal, grindcore et chaotic hardcore — ce nouvel opus marque un cap, presque malgré lui. Sans Adieu ne cherche pas à propulser Pilori sur les grandes scènes. Ce n’est pas sa place. Le groupe vise plutôt à faire résonner sa colère froide chez celles et ceux qui lui prêteront une oreille attentive. Avec ses textes en français, son approche extrême et son énergie brute, Pilori se montre encore plus frontal qu’auparavant. Ce disque prolonge le fil de ses prédécesseurs. Il rappelle, sans détour, que la vie est éphémère et que la mort reste inéluctable.

Depuis ses débuts, Pilori avance par le bouche-à-oreille et les petites salles. Le groupe s’offre d’ailleurs un bel été avec des passages au Sylak et au Motocultor. L’occasion pour le quatuor de défendre Sans Adieu, un album marqué par le deuil et la perte d’êtres chers. Nous faisons connaissance avec le chanteur Greg. Il reviendra sur le projet et sur ce disque fraîchement publié chez Frozen Records. Le musicien sera en direct sur Radio Metal, dans l’émission Repas de Corbeaux.

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Quand Le Metal Fait Résonner La Chine : plongée dans une scène énigmatique et contrastée


quand le metal fait resonner la chine livre metal chinoisLorsqu’elle émergeait dans les années 70 en Occident, la scène metal se revendiquait clairement d’une contre-culture. Aujourd’hui, malgré une exposition médiatique qui peut parfois paraître faible aux yeux de ses adeptes, cette expression peut sembler bien galvaudée. Tout du moins en ce qui concerne l’Occident. Mais qu’en est-il d’un pays comme la Chine, bien éloignée de notre culture ? Comment le metal peut-il être une réelle source d’opposition, ou tout du moins de réflexion, face à un régime qui nous paraît autoritaire et cloisonné ? Ces questions, parmi d’autres, ont fait l’objet d’un travail d’enquête du docteur en anthropologie William Spok, qui publie ses travaux à destination de la communauté à travers le livre Quand Le Metal Fait Résonner La Chine. Durant neuf mois, l’auteur s’est intéressé de très près à cette scène chinoise, encore énigmatique. Une scène qui, selon lui, révèle des tensions esthétiques, politiques et culturelles encore invisibles en Occident…

À travers son ouvrage, William Spok souhaite analyser la manière dont le metal s’est constitué en Chine depuis les groupes pionniers comme Tang Dynasty. L’auteur explore, au fil de ces 440 pages, les tensions entre héritages musicaux, mondialisation, folklorisation, identités nationales et formes de contestation culturelle. À l’occasion de la sortie de Quand Le Metal Fait Résonner La Chine chez les Éditions des Flammes Noires, nous discuterons metal chinois avec celui qui est également connu comme le créateur de Scholomance Webzine. William Spok sera en direct dans notre émission des récits du metal sombre, Repas de Corbeaux, ce lundi soir.

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Skaphos : mysticisme et plongée dans les abysses


skaphos interview the descent

Bien que Skaphos nous propose de descendre profondément dans les abysses, les Lyonnais semblent plutôt sur une pente ascendante. À peine un an après la sortie du troisième album Cult Of Uzura, le quatuor revient déjà sur le devant de la scène avec une nouvelle sortie. D’une certaine manière, Skaphos acte définitivement une nouvelle ère, déjà amorcée par le disque de 2025. The Descent propose en effet quatre titres de Bathyscaphe (2020) et Thooï (2020), retravaillés et réenregistrés. Pour autant, la maturité musicale des compositions revisitées fait de The Descent un disque allant au-delà de la simple compilation. En s’éloignant du blackened death metal originel, ce quatrième album marque une évolution notable. Il y ajoute l’ésotérisme occulte de son prédécesseur et s’inscrit davantage dans sa continuité que comme un hommage à ses débuts, pourtant récents.

Après seulement quelques années d’existence, la mutation du monstre Skaphos est remarquable. Cette évolution a aussi bien attiré l’attention du label français emblématique Les Acteurs de l’Ombre que celle des programmateurs des scènes extrêmes du Hellfest. Sa fascination pour les abysses et ses références lovecraftiennes sont naturellement des sujets qu’il nous plaira d’aborder avec le groupe. Ayant également découvert Skaphos à ses débuts sur scène en terres lyonnaises, son évolution musicale sera aussi au cœur de notre échange. À quelques jours de la sortie officielle de The Descent, Stéphan Petitjan et Jérémy Tronyo de Skaphos seront en direct sur Radio Metal. Les musiciens répondront à nos questions dans notre émission hebdomadaire Repas de Corbeaux.

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Via Doloris : Gildas Le Pape en quête de sens


via doloris gildas le pape interviewVia Doloris est le nouveau projet du compositeur et multi-instrumentiste Gildas Le Pape. Le musicien français, exilé en Norvège, s’était notamment distingué par sa participation au sein de Satyricon, en apportant sa patte à l’album éponyme du groupe. Toutefois, sa trajectoire musicale ne se limite pas au metal extrême, bien que le retour à ces racines semble inéluctable. Avec ce premier album, Guerre Et Paix, Gildas Le Pape souhaite insuffler une profondeur harmonique à des influences folk et à des arrangements ancestraux. L’idée est ainsi de conférer une dimension nordique et sacrée, à l’instar de ce que proposaient les pionniers du black metal des années 90. Particularité du projet qui contribue à le distinguer, le musicien a tenu à insuffler à sa musique des émotions sincères, portées par différentes langues. Via Doloris est un projet qui mêle les différentes phases de l’histoire personnelle de son compositeur, avec des textes écrits en français, en anglais et en norvégien.

Guerre Et Paix est présenté comme un album enraciné dans la solitude. Le premier disque de Via Doloris a l’ambition d’affronter, par son concept, la gravité de l’existence. Les paroles déploient ainsi les fardeaux silencieux que nous portons individuellement, mais aussi les blessures enfouies, et plus généralement la quête de sens sur cette route inévitable vers la mort. Pour mener à bien ce projet, Gildas Le Pape fait appel à un vieil ami, en la personne de Frost, pour la batterie de session. Guerre Et Paix voit également l’une des dernières contributions artistiques du regretté Raido, la chanson « Omniprésents » faisant office de titre posthume pour le musicien. Le premier album de Via Doloris est donc chargé d’histoires, et c’est depuis le fjord d’Oslo que Gildas nous présentera ce nouveau projet en direct sur l’antenne de Radio Metal.

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Queen(ares) : le poids des choix


queen(ares) radio metal choices interviewQuels choix cruciaux ferons nous pour notre avenir collectif ? Alors qu’on entre de nouveau dans un cycle de périodes éléctorales, cette question va de nouveau s’imposer dans notre débat. Hasard du calendrier ou non, les nordistes de Queen(ares) se concentrent sur le sujet avec leur deuxième album CHOICES. Au-delà du cercle restrictif de notre petit monde politique, la formation prend surtout une certaine hauteur que sa condition artistique lui permet. Queen(ares) aborde ainsi dans son nouveau disque la place de l’être parmi ses semblables, mais aussi de la supériorité des éléments qu’il ne maîtrise plus. Il est alors question dans CHOICES de l’impact de la main de l’Homme sur le monde et lui-même. Bien que ces sujets apparaissent plus que jamais actuels en rapport avec les derniers évènements nationaux ou internationaux, ils ont d’avantage une réalité existentielle. D’ailleurs, Queen(ares) parle aussi bien de la société que des individus qui la composent.

Les choix individuels sont multiples, et chez Queen(ares), les choix artistiques aussi. Si la couleur post-hardcore semble bien leur correspondre, il est assez difficile de les ranger strictement dans ce registre. Les musiciens font le pari d’y mêler des mélodies vaporeuses, de la folk ou de la new wave. Le groupe promène ainsi l’auditeur dans un panel d’émotions larges pour servir ses propos. Pour évoquer tout cela, nous ferons connaissance avec le bassiste et chanteur Charly Millioz. Il sera en direct sur l’antenne de Radio Metal ce lundi soir.

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Locus Noir : dualités et introspection nocturne


Locus Noir Benjamin Nominet InterviewDepuis l’ère de Sybreed, Ben DMN a poursuivi sa quête musicale à travers divers projets. Si le metal industriel semble désormais derrière lui, le musicien semble toujours garder les lunettes noires tournées vers le rétroviseur. En témoigne cette nouvelle entité résolument nostalgique baptisée Locus Noir. Ce projet solo, finalement devenu un trio, se veut comme un retour aux sources, revenant vers les inspirations mêmes de Sybreed. Locus Noir est en effet une véritable ode au mouvement post-punk et à l’esthétique gothique qui affleurait déjà subtilement dans les fondations du groupe emblématique du cyber metal. L’héritage musical revendiqué tient ici davantage de formations cultes comme Type O Negative, Fields Of The Nephilim ou Paradise Lost, tout en y apportant une touche contemporaine. Avec Shadow Sun, la visée est claire : remettre au goût du jour une véritable interprétation du metal gothique.

Le pari réussi de Locus Noir tient surtout au fait que sa musique semble intemporelle, à l’instar de ce qu’a pu proposer récemment le projet nantais Sang Froid. Inexorablement, le cuir et les lunettes noires peuvent nous renvoyer quelques décennies en arrière. Toutefois, avec Shadow Sun, Locus Noir semble chercher l’équilibre parfait entre la reviviscence d’une époque révolue et un son moderne qui ne viendrait pas en dénaturer le souvenir. Pour respecter la tradition de l’esthétique gothique, les textes évoquent des sujets intimes et ésotériques en jouant avec les dualités : l’amour et la mort, le désir et la décadence, les fêtes et les excès… Autant de thèmes qui nous renvoient à la tumultueuse vie nocturne. Et pour nous accompagner dans cette promenade nocturne, Ben DMN sera avec nous en direct dans l’émission Repas de Corbeaux ce lundi soir.

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Toward The Throne : entre rêves et cauchemars


toward the throne midnight interview radio metalToward The Throne apparaît comme un groupe qui a attendu une certaine maturité avant de délivrer ses premiers éclats. Dès les premières écoutes, le projet fondé en 2012 semble résolument professionnel et assumer une singularité musicale forte. L’entité est présentée comme évoluant dans un registre de death metal atmosphérique auquel on aurait injecté çà et là quelques touches de black metal. L’héritage de la scène extrême scandinave des années 90 était revendiqué, avec toutefois le souci d’une production affinée, dans la lignée de celle des années 2010. Toward The Throne avait publié un premier EP avec Claiming The Sun, Bringing The Darkness, mais c’est surtout avec Vowed To Decline que les Colmariens se sont fait remarquer en 2021. Aujourd’hui, le deuxième album Midnight vaut preuve d’une certaine confirmation : Toward The Throne est un groupe sur lequel la scène de demain va devoir compter.

Midnight propose un voyage au cœur de la nuit, une plongée entre rêves et cauchemars. Toward The Throne propose, à partir de ce périple dans l’inconscient, de s’interroger sur la perception de la réalité. En filigrane, plusieurs thématiques sont ainsi abordées, comme les différentes émotions humaines ou le sentiment d’un recommencement perpétuel du temps. Pour en savoir plus sur son propos, nous nous entretiendrons avec le bassiste et chanteur Gauthier Ressel, qui prend le rôle naturel de parolier au sein du groupe. Nous serons également en compagnie de Jérémy Binsinge, guitariste et compositeur principal du projet. Les deux musiciens seront à notre micro dans notre émission Repas de Corbeaux, diffusée en direct lundi soir sur notre antenne.

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Mortis Mutilati : fascination macabre


mortis mutilati interview radio metalFormé sur les cendres de Skog, Mortis Mutilati est né en 2011 de la fascination morbide de son leader, qui porte bien son nom de scène, Macabre. Un rapport à l’autre rive qui n’a rien de feint ni d’artificiel et qui ne se cantonne pas à une simple démarche artistique. Comme le confie le musicien, le funeste fait partie de son quotidien. Mortis Mutilati devient ainsi un projet cathartique, bien que le sujet soit omniprésent. Considéré comme le cinquième album par son compositeur, Death Worshippers poursuit la trajectoire conceptuelle et naturelle du projet. Mortis Mutilati continue ainsi sa sublimation autour de la mort, avec toutefois un parti pris nouveau. Bien qu’il soit toujours ancré dans le black metal traditionnel, ce nouveau disque se veut aussi un hommage au hard rock des années 80. Le black metal putride des origines s’élance ainsi dans une danse macabre avec de vieux disques de Def Leppard…

Dès son premier single, « Scutigeridae », dévoilé en novembre dernier, la formation française avait annoncé la couleur. Mortis Mutilati évolue, tout en conservant une composition instinctive, guidée par les écoutes du moment de son leader. Si Macabre ne renie pas le son de la démo Sombre Neurasthénie, parue en 2012, il affirme que chaque disque a pris une dimension différente. De son propre aveu, Death Worshippers se présente cependant comme le plus diversifié. Au lendemain de sa sortie, le compositeur nous parle de ce nouveau disque dans notre émission Repas de Corbeaux, disponible en podcast.

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De l’Abîme Naît l’Aube : naissance du rituel


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L’univers de De l’Abîme Naît l’Aube a mis quelques années à se peaufiner. Pensé dès 2018, puis véritablement lancé et composé quatre ans plus tard, le premier album Rituel : Initiation voit seulement le jour en ce début d’année. Le groupe de post-metal suisse a pris le temps de se faire connaître au passage grâce à ses performances live initiatiques et envoûtantes, au point d’acquérir une fanbase suffisante pour financer son premier disque. Il faut dire que la tribu honore déjà ses premiers fidèles avec trois clips venant illustrer progressivement son récit mystique. Se revendiquant aussi bien des formations issues de la Church Of Ra que de collectifs comme Heilung, De l’Abîme Naît l’Aube éclot aujourd’hui au grand jour avec une forme déjà mature et réfléchie. Les mélodies progressives et immersives sont servies par une production impeccable, supervisée de main de maître, avec le mix de Tim De Gieter d’Amenra et le mastering de Nikita Kamprad (Der Weg Einer Freiheit). Côté esthétique, les costumes et les mises en scène dépeignent l’aura chamanique d’un metal volontairement très ouvert. Si De l’Abîme Naît l’Aube est une formation encore jeune, elle a pourtant déjà tout d’un groupe accompli.

En somme, rien ne semble laissé au hasard au sein de la tribu de DANA. La fraîche sortie numérique de Rituel : Initiation est l’occasion pour nous de faire plus ample connaissance avec les musiciens, qui évoqueront en direct leurs aspirations et leur démarche artistique plurielle. Les membres fondateurs du groupe — le guitariste et compositeur Dominique Blanc et le chanteur Sébastien Defabiani — ainsi que le batteur et booker Valentin Boada, le bassiste et directeur lumières Valerian Bürki et la chanteuse et directrice artistique Fantine Schütz seront dans notre émission Repas de Corbeaux ce lundi soir.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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