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Chronique Focus   

Le Gros 4 – Live Au Zénith De Strasbourg


Les Américains avaient le Big 4 (Metallica, Slayer, Megadeth, Anthrax), nous avons le Gros 4. Et pas question de baisser la tête ! La tournée événement qui a rassemblé quatre groupes parmi les fleurons du metal tricolore se voit aujourd’hui couronnée d’un coffret CD/DVD ou CD/Blu-ray, regroupant les prestations live des groupes à l’affiche : Tagada Jones, No One Is Innocent, Ultra Vomit et Mass Hysteria. C’est la date du 4 avril 2022 au Zénith de Strasbourg qui a été retenue pour la captation, le tout ayant été mixé par Fred Duquesne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a bien réussi son coup : la production est impeccable, le son clair et profond. Aucun groupe n’est pénalisé et chacun dans son style retrouve un son optimum taillé sur mesure. Approximativement une heure de show chacun pour un total de soixante titres : rien ne manque à la fête. Et plus c’est long… vous connaissez la suite.

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Radio Metal   

Top 50 2022 : l’année de l’invasion


Après deux années de disette en matière de concerts, 2022 aura été une année d’abondance, largement symbolisée en France par ce double Hellfest qui restera assurément dans les annales des festivals. Ces derniers mois ont été particulièrement marqués par le nombre de tournées parcourant le globe. La concurrence a été rude, entre les reports et les nouvelles tournées, avec évidemment des gagnants et des perdants.

L’autre effet pervers de l’après-pandémie est que pendant deux ans, les artistes n’ont rien eu d’autre à faire que de composer et d’enregistrer, enchaînant les albums plus rapidement ou s’adonnant à des projets solos ou parallèles. Résultat : on n’aura jamais vu autant d’albums sortir en une année, et notamment sur la période critique – car toujours la plus chargée – de septembre-octobre-novembre. Pour parler franchement, le rythme a été parfois difficile à suivre pour nous en tant que média, et nous supposons donc aussi pour vous, lecteurs, en tant que fans. La tâche du Top 50 s’est donc avérée d’autant plus ardue, mais comme chaque année, nous avons relevé le défi !

La sélection et son classement feront encore et toujours débat, mais c’est surtout l’occasion de découvertes ou redécouvertes que, on l’espère, vous prendrez le temps d’éplucher. N’hésitez pas à partager en commentaires vos propres classements et coups de cœur.

Note : Retrouvez les dix premiers tout au long de la journée de dimanche, heure par heure, à partir de 10h sur cette page et sur Facebook.

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Chronique Focus   

Katatonia – Sky Void Of Stars


Depuis l’abandon des inclinations doom death de ses lointains débuts, Katatonia suit un chemin clair sans accrocs, au gré d’évolutions persistantes mais subtiles et bien senties. Un drôle d’oiseau, exposant un malheur dont on se délecte encore et toujours. Les épisodes récents ont vu le quintet ouvrir un volet plus progressif, qui s’ajoute aux éléments électroniques de mieux en mieux enracinés. Accessibles ou non, ces albums maintiennent leur qualité et trouvent leur public – City Burials a même décroché une place dans les charts allemands, à défaut de profiter d’une tournée en son nom du fait de la pandémie. Pas de concerts, mais davantage de compositions, menant à Sky Void Of Stars. Cette sortie est la première depuis le transfert du groupe vers Napalm Records – quittant Peaceville après en avoir longtemps été un groupe emblématique. L’occasion pour les deux membres fondateurs encore présents (le guitariste Anders Nyström et le chanteur Jonas Renkse, ce dernier étant pour la seconde fois consécutive intégralement à l’origine de l’écriture) de jeter un regard périphérique entre passé et nouveaux horizons, qui plus est après le duo de compilations Melancholium / Mnemosynean.

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Interview   

Obituary : le groove de la mort


La famille historique du death metal de Tampa, en Floride, a de remarquable le fait que chacun de ces groupes se démarquait des autres par une identité propre, alors qu’ils se côtoyaient, vivaient dans le même environnement et allaient tous dans le même studio, le fameux Morrisound. Du côté d’Obituary, les caractéristiques principales étaient son sens du groove hérité du bon vieux rock, sa simplicité et bien sûr la voix encore aujourd’hui inimitable de John Tardy. Trente-quatre ans après Slowly We Rot, le nouvel opus Dying Of Everything suit cette doctrine à la lettre, si ce n’est avec une dynamique accrue, grâce à un sens du contraste accentué et à la mise à profit du passé thrash du guitariste Ken Andrews arrivé dans les rangs du groupe il y a maintenant dix ans.

C’est en pleine tournée américaine, à peine étaient-il arrivés à l’hôtel du jour, que nous avons joint en vidéoconférence les joviaux frères Donald et John Tardy – dont la complicité ne fait aucun doute – pour nous parler de ce onzième album, prêt depuis quasi deux ans. Ainsi, nous discutons des méthodes d’Obituary, de sa philosophie, de son groove légendaire, des live-streams proposés durant la pandémie et de l’époque bénie du début de la scène floridienne, le tout enrichi de quelques anecdotes.

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Chronique Focus   

Ahab – The Coral Tombs


Les musiciens ont toujours puisé une inspiration sans limites des mers. Si cela mène généralement à des albums mélancoliques, les eaux restent un point d’ancrage, une constante dans notre environnement pour retrouver un peu de sérénité. Ahab joue avec cette ambivalence, passant du calme à la noyade sans crier gare. Le groupe se revendique éclaireur du « nautik doom », sorte d’alias facétieux pour son style de funeral doom. Habitué à des intervalles de trois ans, Ahab, qui approche de son vingtième anniversaire, se sera octroyé plus du double pour The Coral Tombs. Inconditionnel des thèmes littéraires, le quatuor se fait une quasi-obligation de prendre des ouvrages pour trames. Il s’attaque cette fois-ci à un monument bien de chez nous : Vingt Mille Lieues sous les mers.

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Interview   

Dans la forteresse de Darkthrone


Avec trente-cinq ans de carrière et vingt albums derrière eux, les Norvégiens de Darkthrone n’ont plus grand-chose à prouver. Ils tracent d’ailleurs leur route sans sembler se soucier du temps qui passe et du monde qui les entoure, notamment celui d’une scène black metal dont ils ont pourtant contribué à poser les fondations. Ouvertement tourné vers ses influences – le metal des années 1980, black, speed, death ou doom – depuis une bonne dizaine d’années, le duo propose avec Astral Fortress, son dernier album, un nouveau retour aux sources truffé de clins d’œil à ses illustres prédécesseurs et à ses propres débuts, notamment ce qui a précédé la fameuse « Unholy Trinity » du début des années 1990. L’occasion était donc idéale pour revenir sur la genèse de ce dernier opus et la longue histoire du groupe avec son chanteur-guitariste, le discret Ted « Nocturno Culto » Skjellum.

Alors qu’on se l’imaginait volontiers laconique, et malgré ses propres dénégations (« Je n’ai pas grand-chose à dire, en fait, mais remets une pièce dans la machine et je parlerai, c’est sûr ! » concluait-il après une heure de discussion), le musicien se révèle accessible et loquace. Avec une humilité et un humour pince-sans-rire imparables, il rappelle les fils rouges qui courent tout au long des vingt albums de Darkthrone : une éthique punk et un amour du metal inébranlables, un partenariat solide avec son comparse de toujours, Fenriz, au sujet duquel il ne tarit pas d’éloges, et une fidélité à soi-même constante. « Ce serait horrible si nous nous mettions des contraintes. Sois toi-même et tout ira bien. Quoi que ce soit d’autre serait absurde », explique-t-il : voilà donc Nocturno Culto tel qu’il est, « une sorte de nain de jardin » (!) selon ses propres mots, en tout cas authentique, sans prétention et passionné, comme sa musique.

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Conférence De Presse   

In Flames rallume la mèche


9 novembre 2022, 14 heures. Des deux côtés de la route, des bâtiments traditionnels aux murs rouge vif. Sur l’horizon, un soleil particulièrement bas pour un début d’après-midi. À la radio, une langue qu’un cerveau germanophone a toujours l’impression de vaguement comprendre, mais pas vraiment. Pas de doute, nous sommes bien arrivés en Suède ! Dans le taxi qui file de l’aéroport d’Arlanda au centre-ville de Stockholm, trois Allemands et deux Français, conviés par Nuclear Blast, en compagnie d’une dizaine d’autres collègues européens, à une listening session du nouvel album des vétérans du melodeath suédois, In Flames. Un privilège d’autant plus apprécié que Foregone ne sortira que le 10 février prochain, et que le label est « assis dessus », pour reprendre les termes de la chargée de relations avec les médias, depuis déjà plusieurs mois.

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Interview   

Blackrain : au naturel et sans restriction


Depuis sa « libération » en 2016, la bête Blackrain a beau être « une espèce en voie de disparition », elle continue de faire sa vie comme elle l’entend, indomptable. Certes, le cycle de Dying Breed n’a duré que quelques mois avant la pandémie et l’arrêt des concerts, mais pas de quoi ternir la passion des Hauts-Savoyards pour le sleaze, le glam et le heavy metal. C’était, au contraire, une bonne occasion de plancher sur un nouvel album sans contrainte. Ainsi est né Untamed, qui se veut sans « aucune limite au niveau du style », mais foncièrement Blackrain, avec le son qu’ils recherchaient depuis toutes ces années, obtenu grâce à leur collaboration avec Hannes Braun de Kissin’ Dynamite.

Un album qu’ils accompagnent d’une floppée de clips humoristiques montrant un groupe plein d’autodérision et se jouant des clichés, jusqu’à aller investir la salle de répétition de la série Hélène Et Les Garçons en compagnie des acteurs eux-mêmes… Nous parlons en détail de tout ceci avec Swan Hellion.

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Chronique Focus   

Obituary – Dying Of Everything


Depuis deux ans déjà, cet album était terminé, prêt à jaillir à la face du monde et surtout à être joué en live aux quatre coins de celui-ci. C’est justement l’impossibilité de venir tourner en Europe à cause de la pandémie qui a obligé Obituary à patienter jusqu’en 2023. Cela a pu aider à aiguiser l’impatience sans doute moindre de ses fans, habitués, faute de sortie marquante depuis des années, à ne plus forcément s’enthousiasmer à chaque annonce d’un nouvel album des cinq de Tampa. Les trois concerts donnés en livestream par le groupe pendant le confinement, au cours desquels il avait joué ses deux premiers albums, Slowly We Rot et Cause Of Death, dans leur intégralité, avaient également pu rallumer la flamme.

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Interview   

Electric Callboy : retrouver le sourire


Quand on est jeune et qu’on crée son groupe entre potes dans son garage, on n’a jamais idée de la destinée qu’on pourra avoir, alors on se choisit parfois un nom idiot, on veut jouer les durs et on écrit des paroles grossières. Puis, les années passant, le groupe décolle et vient la notoriété. Avec la notoriété vient une plus grande exposition, des responsabilités et… les problèmes. C’est ainsi qu’Eskimo Callboy en est récemment arrivé à un point où son nom et certaines paroles n’étaient plus tenables face aux critiques.

C’était donc l’heure des grands changements pour les Allemands, après avoir vu l’arrivée de leur nouveau chanteur Nico Sallach – présenté à l’occasion de l’EP MMXX –, les voilà rebaptisés Electric Callboy pour la sortie de Tekkno. Un nouvel album qui, à la fois, fait rentrer le groupe dans une nouvelle ère et opère une sorte de retour aux sources. Après avoir progressivement évolué vers une musique plus sombre et sérieuse, Tekkno présente un Electric Callboy résolument fun, aux couleurs vives, avec ses clips délirants et son savant mélange de metal et de musique électronique dansante. Voilà tout ce dont on avait besoin pour retrouver le sourire à une époque des plus moroses… Alors que le groupe s’apprête à partir en tournée en janvier – avec pas moins de cinq dates dans l’Hexagone –, nous parlons de tout ça avec le claviériste Kevin Ratajczak.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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