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Interview   

Audrey Horne : enfants du classic rock/metal


Fondé il y a vingt ans en tant que simple projet parallèle pour devenir avec le temps un groupe à part entière, Audrey Horne est une curiosité, de celles qui fascinent. Déjà pour ses accointances passées et présentes avec la scène extrême norvégienne, mais aussi pour son parcours, ayant débuté dans un genre de rock alternatif/crossover, proche parfois de Faith No More et d’Alice In Chains, puis évolué subitement vers un classic rock/metal, pour finalement réaliser une quasi-synthèse avec son nouvel album Devil’s Bell. Les influences sont évidentes et parfaitement assumées (Iron Maiden, Ozzy Osbourne, Thin Lizzy, Whitesnake…) et pourtant Audrey Horne parvient à maintenir une identité propre, immédiatement reconnaissable, en grande partie grâce à la voix de Torkjell Rød alias Toschie. Le secret du groupe ? Être restés ces gamins aux posters de leurs groupes préférés plein les murs.

C’est donc à l’occasion de son vingtième anniversaire et de la sortie de son septième album, réalisé entièrement en interne en raison de la pandémie, que nous avons longuement échangé avec Toschie pour évoquer tout cela et plonger dans l’univers singulier d’Audrey Horne. De quoi mieux comprendre d’où vient le groupe et où il en est en 2022.

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Chronique Focus   

Ufomammut – Fenice


Près de cinq ans se sont écoulés depuis la sortie de 8, la dernière offrande des Italiens d’Ufomammut. Formé à la fin des années 1990 par Poia (guitare), Urlo (basse) et Vita (batterie), le trio a défini un univers à la fois lourd et éthéré, tout en riffs vrombissants, en space rock psychédélique à souhait et en pochettes éclatantes (Poia et Urlo font partie du collectif Malleus qui s’en charge). Alors qu’il enchaînait les sorties tambour battant, le groupe a donc cette fois-ci pris son temps. C’est qu’à force, Ufumammut a frôlé le burn-out : de plus en plus complexes, de moins en moins spontanés, ses disques étaient devenus suffisamment denses et répétitifs pour que les musiciens s’y perdent. Pour ce neuvième album, Fenice, phœnix en italien, qui sort à nouveau chez Neurot, c’est donc un bain de jouvence voire une renaissance que recherche le groupe. Avec un line-up légèrement altéré – c’est Levre que l’on entend désormais à la batterie – et donc du sang frais, Ufomammut ouvre un nouveau chapitre dans son histoire. Les premiers extraits « Psychostasia » et « Pyramind » prouvent en tout cas que les Italiens ont encore du fuzz et du psychédélisme à revendre…

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Interview   

Voyage sur la planète Satriani


Nous en parlions avec Tosin Abasi d’Animals As Leaders : le statut de guitar hero s’est largement transformé depuis la fin des années 80. Si on voit un regain d’intérêt pour l’instrument et sa technique, la virtuosité guitaristique a, elle, changé de nature du fait du support sur lequel elle prospère désormais : internet. Innovante mais réduite à des « fulgurances », il manque souvent à la nouvelle génération des moyens pour faire exploser son potentiel dans des œuvres travaillées qui dépassent la simple démonstration. Inversement, l’ancienne génération tend à s’enfermer dans un certain confort tiède. Mais c’était sans compter sur certaines pointures historiques qui en ce début d’année, loin de se reposer sur leurs lauriers, utilisent leur statut pour redynamiser l’art de la guitare instrumentale.

C’est le cas de Steve Vai qui, avec Inviolate sorti il y a quelques mois, réussit à repousser toujours plus loin les prouesses au service de l’art, mais aussi de son ancien professeur Joe Satriani qui a profité de la pandémie pour, paradoxalement, sortir des contraintes habituelles et proposer l’un de ses albums les plus libres artistiquement et fascinants avec The Elephants Of Mars. Son objectif : montrer que la guitare instrumentale peut encore être excitante et redonner ses lettres de noblesse au genre pour permettre à la nouvelle génération de connaître le succès que lui a connu. Nous en parlons en profondeur avec le musicien, généreux à l’oral comme à la guitare…

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Chronique Focus   

Deathspell Omega – The Long Defeat


Depuis la fin de la « trilogie métaphysique » Si Monvmentvm Reqvires, Circvmspice / Fas – Ite, Maledicti, In Ignem Aeternum / Paracletus il y a maintenant plus de dix ans, Deathspell Omega semblait être en période de transition. Après avoir ravagé l’underground français au tout début des années 2000 puis subi une première métamorphose, le groupe s’était imposé comme le fer de lance d’un nouveau black metal opaque et ambitieux, à la fois technique et chaotique, laissant son empreinte sur toute une génération de musiciens qui évoluent aux frontières du black metal, du death technique, voire du post-rock et du free jazz. Suivant donc une trilogie esthétiquement et philosophiquement cohérente où le projet semblait à son apogée, The Synarchy Of Molten Bones et The Furnaces Of Palingenesia semblaient tenir plus de la transformation en cours que d’un véritable nouveau départ : The Synarchy Of Molten Bones en poussant la tendance dissonante, technique et abstruse du groupe à son épuisement, et The Furnaces Of Palingenesia en préparant le terrain pour une future réorganisation des forces. Et cette nouvelle métamorphose, c’est The Long Defeat qui l’effectue : sorti par surprise comme son prédécesseur, il est annoncé comme le premier album de la troisième période de Deathspell Omega…

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Radio Metal TV   

Podcast Fantasy & Metal – Episode 7 : Vincent Tassy, entretien avec un vampire


Chronique Focus   

Rammstein – Zeit


Que font des bêtes de scène comme les membres de Rammstein lorsqu’une pandémie mondiale les force à remettre à plus tard leur tournée titanesque ? Comme beaucoup de leurs camarades d’une industrie très touchée par les conséquences du coronavirus, elles reprennent le chemin des studios, et ce un an à peine après la sortie d’un septième album, Rammstein, qui, selon les propos du guitariste Richard Z. Kruspe, aurait pu être le dernier. Sorti après dix longues années de silence en 2019 et renouant avec des sonorités électro que les Allemands avaient un peu délaissées, il avait été une agréable surprise pour des fans qui n’osaient plus en espérer tant. Fruit d’une créativité revigorée par l’annulation des concerts et l’austérité des confinements selon Flake, le claviériste du groupe, Zeit, huitième album qui sort seulement trois petites années plus tard, s’annonce comme l’occasion d’enfoncer le clou pour un groupe qui n’a plus rien à prouver.

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Interview   

Thunder : dopés au rock n’ roll


Début 2021, nous parlions avec Luke Morley de Thunder de leur nouvel album. Début 2022, nous parlons avec Luke Morley de Thunder de leur nouvel album. Le premier s’intitulait All The Right Noise, avait été conçu avant la pandémie et proposait un simple disque de musique. Le second s’intitule Dopamine, a été conçu pendant la pandémie et est un double disque. Un an à peine d’écart, mais la différence est de taille.

Dopamine est un pur produit de son époque, pour sa musique, conçue dans un élan créatif au long cours, avec son lot de nuances stylistiques et de surprises, si bien qu’ils n’ont su réduire la sélection des morceaux en deçà de seize, mais aussi pour ses thématiques. Les réseaux sociaux, en particulier, n’ont jamais été aussi populaires que pendant les confinements et les longs mois de restrictions, garants d’un maintien du lien social et de notre dose de distraction facile, au point de rendre une bonne partie d’entre nous dépendants… comme drogués à la dopamine.

Ce sont ces deux aspects que nous creusons avec le guitariste-compositeur, qui a fêté dernièrement les cinquante ans de son amitié avec le chanteur Danny Bowes avec la sortie d’un livre, The First 50 Years. De quoi poursuivre la remontée dans le temps initiée lors de notre dernière entrevue et discuter de l’évolution du monde, notamment sous l’influence d’internet.

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Chronique Focus   

Ibaraki – Rashomon


Dans les anciennes légendes japonaises qui rapportent son histoire, le démon Ibaraki, vaincu par un samouraï qui lui coupa le bras, dupa ce héros en se présentant chez lui sous les traits de sa tante, pour récupérer son membre. Revêtir une apparence inhabituelle et se jouer des identités ou des rôles préconçus semblent aussi être les mots d’ordre du projet qui livre ici son premier album. Derrière le nom d’Ibaraki se cache en effet celui de Matt Heafy, chanteur et guitariste de Trivium, qui entend dévoiler par ce biais sa facette… black metal. Le projet, annoncé et resté dans les tiroirs depuis une dizaine d’années, est d’autant plus surprenant que l’Américain a réussi à s’offrir, pour le mener à bien, la collaboration d’Ihsahn. En ajoutant au casting les noms de Nergal (de Behemoth) et de Gerard Way (de My Chemical Romance), en un improbable grand écart entre caution black metal et emo-punk pour adolescent, Ibaraki s’annonçait comme une entité difficile à cerner.

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Interview   

Destruction : brutalement vivant


Il faut croire qu’après l’arrivée du batteur Randy Black en 2018 et celle de Damir Eskic au poste de second guitariste l’année suivante, le renouveau de Destruction n’était pas tout à fait achevé. Avec le départ de Mike Sifringer – guitariste, membre originel et seul musicien à avoir officié sur tous les albums, y compris le décrié The Least Successful Human Cannonball (1998) –, c’est tout un pan de l’histoire du groupe allemand qui s’en est allé. Heureusement, Martin Furia, son remplaçant, connaissait déjà les lieux, faisant partie de l’équipe du groupe depuis 2016, et le frontman-bassiste Marcel « Schmier » Schirmer, plus que jamais fidèle au poste, est là pour assurer la continuité et la pérennité de Destruction.

Fort également d’une nouvelle écurie, Napalm Records, que le groupe a intégré après dix ans de Nuclear Blast, c’était même l’occasion d’un recentrage, voire un retour aux sources. Diabolical est de ces albums sans concessions. Inutile de chercher la moindre expérimentation ou influence progressive, le quinzième opus de Destruction – comme l’annonce d’emblée sa pochette – est thrash jusqu’au bout des ongles, y compris dans les thèmes qui suivent la tradition et se nourrissent de l’état de délabrement du monde, non sans laisser une pointe d’espoir.

Un album qui arrive à point nommé pour fêter les quarante ans du groupe. L’occasion, en plus de parler de l’album, de ses inspirations et de tout ce qui a entouré sa réalisation, de remonter le temps avec Schmier aux toutes premières années d’un groupe qui ne s’appelait pas encore Destruction, mais Knight Demon. Une époque où le thrash metal, en tant que style de musique, émergeait de part et d’autre de l’Atlantique…

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Chronique Focus   

The Hellacopters – Eyes Of Oblivion


Personne n’aurait réellement misé sur un retour de The Hellacopters. Le groupe de rock suédois s’était séparé suite à la sortie de Head Off en 2008 après une tournée européenne d’adieu, malgré une popularité croissante. The Hellacopters souhaitait s’arrêter en bonne forme, peu désireux d’entretenir une routine nocive pour la créativité. Lorsqu’en 2016 le Sweden Rock Festival leur propose un concert anniversaire pour les vingt ans de Super Shitty To The Max! (1996), le line-up original s’est reformé pour l’occasion – avec notamment Dregen (Backyard Babies) qui n’avait pas officié dans le groupe depuis 1997. Un retour entaché par le départ du bassiste Kenny Håkansson et le décès l’année suivante de Robert Dahlqvist, guitariste du combo de 1999 jusqu’à sa séparation. Malgré tout, force est de constater que l’expérience live a tout simplement ravivé la flamme : The Hellacopters était prêt à arpenter de nouveau les scènes, à condition de ne pas devenir un spectacle nostalgique. C’est dans ce contexte qu’Eyes Of Oblivions, huitième effort studio du groupe, a été envisagé. Il embrasse l’ensemble de la carrière de la formation pour nous rappeler que The Hellacopters a toujours mérité sa cote de popularité.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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