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Interview   

Hardcore Superstar : le rock, c’est pas sorcier !


Il y a eu comme une faille temporelle chez Hardcore Superstar avec son nouvel album Abrakadabra : retour du producteur Johan Reivén, une approche très instinctive des compositions, une sortie sur le label Gain, une pochette dépeignant l’étoile tenue par une main… Les références à l’album sans titre de 2005 sont légion. Et c’est tant mieux parce que celui qu’on surnomme le « black album » reste le classique du groupe pour beaucoup de fans.

Pour autant, Hardcore Superstar n’a pas cherché la copie conforme. A l’image de cette pochette, justement, plus « monstrueuse », Abrakadabra a sa propre identité. Le son est plus brut, le groupe ayant souhaité présenter son rock n’ roll au naturel. A l’image du batteur Adde, l’un des principaux compositeurs, qui ne cherche pas à faire semblant, ni derrière sa batterie, ni dans la vie de tous les jours. La rock n’ roll attitude, en somme. C’est d’ailleurs avec lui que nous avons une nouvelle fois échangé pour qu’il nous présente son nouveau méfait et la « magie » qui a opéré, tout en prenant le temps de quelques détours…

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Radio Metal TV   

Podcast Fantasy & Metal – Episode 6 : Brütal Legend, metal et meta


Interview   

Michael Romeo : hybride et épique


Il était temps. En 2018, alors qu’il sortait le premier volet de son double album solo War Of The Worlds, le guitariste Michael Romeo nous annonçait que le second volet était lui-même pratiquement terminé. C’est finalement quatre ans plus tard qu’il voit le jour, dans un contexte où le titre emprunté au célèbre roman de science-fiction de H.G. Wells prend un sens très palpable. Jouant toujours autant la carte cinématographique et l’hybridation, c’est finalement une forme d’évasion bienvenue que nous offre Michael Romeo.

Certes, on ne retrouvera pas de surprise de la trempe de « Fucking Robots » sur le premier album, mais le guitariste continue à démontrer l’étendue de ses talents d’instrumentiste, que ce soit avec l’emploi pour la première fois de guitare sept-cordes, mais aussi de violoncelle, de saz et d’oud… Car Romeo est avant tout un amoureux de musique au sens large, un grand curieux et un touche-à-tout. Pour preuve, ses influences, dont il nous parle en détaillant son parcours (et en répondant à Yngwie Malmsteen), qui vont de Black Sabbath à Stravinsky, en passant par John Williams et Al Di Meola. Nous discutons de long en large de ce War Of The Worlds, Pt. 2, de sa fibre musicale et de ses perspectives avec Symphony X dans un entretien largement complémentaire de celui réalisé en 2018.

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Chronique Focus   

Déhà – Decadanse


Derrière l’ombre du démon se cache un monde encore plus profond que le néant qu’il a créé. Aux abords du chaos, dans la noirceur éternelle, triomphe un calme lancinant et assourdissant qui ronge toute âme s’y aventurant, et la porosité de la frontière séparant ces deux univers est telle que d’aucuns la croiraient presque inexistante. Il est néanmoins des artistes qui pénètrent cette frontière de part et d’autre, y décèlent ses plus sombres aspects et les retranscrivent en musique. Indéniablement, le nouvel opus de Déhà, Decadanse, dégorge cette obscurité trouble et funeste avec tout le génie instinctif et l’infatigable créativité de son auteur. Au sein du projet en son nom, qu’il considère lui-même comme un « pot-pourri », Déhà ne cesse d’expérimenter et produit chez Les Acteurs De l’Ombre cet album aux accents avant-gardistes, teinté d’un doom bleu électrique et d’un black metal aussi noir que les cendres.

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Interview   

Marillion : l’ombre et la lumière


An Hour Before It’s Dark est ce qu’on peut appeler un album émotionnellement complexe. Conçu durant une période inédite pour le groupe – et pour n’importe qui sur cette planète –, il est marqué par des sentiments contradictoires que l’on retrouve dans des paroles reflétant en grande partie la dure réalité de ces deux dernières années et l’obscurité qui s’abat sur le monde, et la musique, souvent lumineuse, parfois entraînante, fruit d’une joie à se retrouver et à composer ensemble après des mois de confinement. Marillion est un groupe profondément humain et ne cherche pas à fuir la réalité, au contraire, il l’embrasse et s’en inspire pour donner corps à ses œuvres.

Surtout, à la veille des quarante ans du premier album de Marillion, Script For A Jester’s Tear, An Hour Before It’s Dark – une nouvelle fois enregistré aux prestigieux et étonnants studios Real World de Peter Gabriel – montre l’incroyable chemin parcouru par le combo anglais. Une évolution qui s’est faite en marge du reste de la scène progressive : Marillion n’est pas resté bloqué dans le formol du rock progressif des années 70 mais n’a pas non plus suivi la course à l’armement technique et heavy qu’a connue le genre. Nous parlons de tout cela avec le guitariste-compositeur Steve Rothery.

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Chronique Focus   

Abbath – Dread Reaver


S’il faut se féliciter d’une chose dans le split d’Immortal, c’est d’avoir laissé libre champ à Abbath pour exprimer pleinement son goût pour le hard rock et le heavy metal anglais, ce qu’il ne s’accordait que partiellement dans sa collaboration avec Demonaz. Il ne se prive désormais plus pour en imprégner à grande dose son black metal. Assené sans détour à coups de blast beats et de riffs ronflants, l’introductif « Acid Haze » affirme d’emblée qu’Abbath est bien décidé à ne pas choisir entre accroche et agressivité. Dès ses premières mesures, Dread Reaver s’annonce plus simple et direct encore qu’Outsrider. Rageur et véloce, son premier morceau offre une course en ligne droite ponctuée de dérapages vrombissants de guitare, préférant l’impact immédiat à la noirceur et à la dissonance.

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Interview   

La descente de Mütterlein


Le jour de son quarantième anniversaire, la multi-instrumentiste Marion Leclercq a sorti son deuxième album Bring Down The Flags sous la bannière de Mütterlein. Une étape supplémentaire dans la carrière de la musicienne, voire même tout simplement une étape de vie si l’on en croit la date symbolique choisie pour dévoiler ce nouveau disque éprouvant qui s’inscrit comme une ode à la solitude. L’artiste fait partie de l’école de ceux qui composent et écrivent par nécessité, la musique n’étant pas simplement perçue comme un exutoire cathartique mais semblant davantage liée à une question d’équilibre comme elle nous le confie dans cet entretien. Entre noise, doom et post-metal, le ton de Bring Down The Flags est donné : Mütterlein veut aller profondément bas.

Pour parvenir à cela, Mütterlein expérimente des choses multiples, à commencer par un son extrêmement exigeant qui pour une bonne partie repose sur les basses, sans doute en conséquence de ses affinités avec la scène doom ou par son passé pas si lointain en tant que bassiste d’Overmars. Au-delà de l’aspect musical, c’est aussi un désir de renverser les codes et les symboles établis qui l’anime, qu’ils touchent au spirituel ou à l’artistique. Une démarche que nous pouvons également retrouver chez Dehn Sora qui a réalisé la pochette et qu’elle considère comme un collaborateur à part entière. Nous revenons sur l’ensemble de ces sujets avec elle dans cette discussion riche et passionnante.

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Chronique Focus   

Anna von Hausswolff – Live At Montreux Jazz Festival


Anna von Hausswolff ne manque pas de particularités et de paradoxes, et cette sortie live le démontre peut-être mieux encore que tout ce qu’elle a pu offrir auparavant. Introduire cette artiste auprès des nouveaux venus n’est pas chose facile : orgue, guitare, piano, et surtout une voix aussi troublante par son timbre que par sa maîtrise. Le tout est servi dans un écrin de morceaux plus ou moins progressifs, aux influences folk, pop, rock, parfois avec une noirceur métallique en toile de fond. On découvre ici sa musique, concert aidant, comme plus ouverte, plus chaleureuse, bien que toujours avec sa part d’obscurité. Ces percées lumineuses rappellent les spectacles son et lumière qui se tiennent dans certaines grottes millénaires, qui sous d’autres aspects pourraient sembler tout sauf accueillantes. C’est en effet un écho du passé qui nous est ici livré, et ce à plusieurs titres : le concert date d’avant cette fameuse pandémie qui allait tant mettre à mal le monde du spectacle, et, comme à son habitude, la voix d’Anna semble sortir tout droit d’une faille temporelle. D’ailleurs, son tout premier album n’était-il pas nommé Singing From the Grave ?

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Interview   

Hammerfall : le heavy donne des ailes


Oscar Dronjak est, en toute circonstance, ce qu’on peut appeler un authentique fan de heavy metal, qu’on le retrouve en cuir et chaînes sur scène ou en survêtement rouge du dimanche comme lors de cette interview… Sa rencontre avec le chanteur Joacim Cans a d’ailleurs été une révélation : il n’était pas seul à connaître et vénérer d’obscurs groupes de heavy allemand. On peut dire que c’est avec cette rencontre que l’histoire d’Hammerfall – dont le nom trouve sa source, étonnamment, dans un roman de Stephen King – a véritablement commencé et c’est grâce à ce tandem qu’elle perdure depuis maintenant un quart de siècle. Malgré les années, Oscar n’a pas perdu son âme de fan : en témoigne son émerveillement quand il parle d’avoir réussi à avoir sur sa musique aussi bien Cronos (Venom) que maintenant King Diamond.

Le heavy metal, plus qu’une musique, c’est aussi une force qui donne du courage pour suivre sa propre voire contre vents et marrées, y compris contre « les ‘true metalleux’ qui pensent tout mieux savoir que tout le monde » et pourquoi pas contre une pandémie… A vrai dire, si celle-ci a apporté son lot de problèmes – l’arrêt des tournées, l’incertitude, une forme d’abattement… – elle a aussi eu l’avantage de donner du temps, et le nouvel album d’Hammerfall, Hammer Of Dawn, en est le résultat.

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Chronique Focus   

Absent In Body – Plague God


Comme les pionniers de Neurosis, les Belges d’Amenra se sont fait connaître grâce à leur mélange de sludge écrasant et atmosphérique et de post-hardcore, et leurs nerfs à vif. Une sensibilité suffisamment voisine pour que les deux groupes nouent une complicité qui perdure depuis plus de dix ans et qui, après des tournées en commun et des sorties d’Amenra sur Neurot Recordings, le label des Américains, était presque naturellement destinée à se matérialiser par une collaboration artistique. C’est à l’occasion d’un split, The Abyss Stares Back #5, réalisé pour Hypertension Records, qu’elle se produit : alors qu’ils travaillaient sur des morceaux séparés, Scott Kelly (chanteur et guitariste de Neurosis) décide de prêter main-forte à Mathieu J. Vandekerckhove (guitariste d’Amenra). Rapidement rejoints par Colin H. Van Eeckhout, le chanteur de ce dernier, ils décident de fonder Absent In Body, et sortent en 2017 un long titre de vingt minutes. Obscur et oppressant, il est un avant-goût du premier album du projet, Plague God, qui sort cinq ans plus tard, avec nul autre qu’Iggor Cavalera (ex-batteur historique de Sepultura, entre autres) en renfort. De quoi proposer la bande-son idéale d’une époque tourmentée…

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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