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Interview   

Armored Saint : émotions à la chaîne, partie 1


Depuis que le groupe s’est reformé en 1999, quand on est fan d’Armored Saint, on sait qu’il faut être patient. Mais on sait aussi que la qualité sera toujours au rendez-vous. Ce qui fait que, même si le quintet reste relativement confidentiel, malgré le prestigieux CV de certains de ses membres, un nouvel album est toujours un événement. C’est le cas d’Emotion Factory Reset qui s’installe dans les bacs et services de streaming six ans après Punching The Sky. Pour marquer le coup, ce n’est pas une mais deux interviews que nous proposons, histoire de rentrer dans la genèse du disque, mais aussi dans la psychologie de la formation, dont « sincérité » semble être le maître mot, sous deux regards différents mais complémentaires.

Avec John Bush, nous discutons liberté, innovation, prises vocales, mais aussi rebondissons sur certaines thématiques issues de ses textes, qui touchent autant le groupe que chaque individu dans la société, telle que la gestion des désaccords et l’idée de compromis – deux notions qui se perdent. Le chanteur n’hésite pas à se dévoiler sur des sujets un peu plus personnels et évoque également son regret de voir les chansons de son passage au sein d’Anthrax tomber peu à peu dans l’oubli, d’où son idée de leur redonner vie sur scène, à sa manière.

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Interview    Radio Metal   

Lost In Kyiv : entre l’espoir et l’effondrement


lost in kyiv interview We're All Going to Be Fine

Un nouveau nom pour un nouveau départ. Après quatre albums sous le nom Lost In Kiev, le quatuor français voit une symbolique importante derrière ce qui pourrait ne sembler être qu’un détail. Désormais rebaptisé Lost In Kyiv, le groupe joue sur la sonorité et la prononciation pour renforcer sa dimension la plus immersive. Par la même occasion, la formation offre aussi une nouvelle vision de son post-rock cinématographique. Elle en accentue la dimension introspective, tout en soignant ses paysages musicaux avec son cinquième album, We’re All Going To Be Fine. Autre signe de cette nouvelle direction artistique, Lost In Kyiv propose également une œuvre conceptuellement plus intime et émotionnelle. Là où ses prédécesseurs pouvaient aborder des sujets plus universels, ce disque se concentre sur « quelque chose de plus intérieur », précise le groupe. La formation y explore ainsi la tension entre l’espoir et l’effondrement intérieur. Plus spécifiquement, il aborde la fragilité de la santé mentale et la relation qu’un individu entretient avec lui-même, en s’inspirant notamment des travaux du fondateur de la psychologie analytique, Carl Jung.

We’re All Going To Be Fine est également le premier album enregistré avec le batteur Jérémie Legrand, qui apporte une touche de fraîcheur au son de Lost In Kyiv. Il accompagne ainsi Jean-Christophe Condette à la basse et aux synthés, ainsi que les guitaristes Dimitri Denat et Maxime Ingrand, également en charge de la programmation et des synthétiseurs. Les membres du groupe instrumental seront en direct ce lundi sur l’antenne de Radio Metal pour évoquer la mutation du projet et ses nouvelles couleurs musicales.

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Chronique   

Genghis Tron – Signal Fire


« Signal Fire s’articule en dystopie à la Kojima faite de guerres par procuration incessantes, où le déluge d’informations dépasse la capacité humaine à les comprendre. » Le décor est planté. Genghis Tron est une entité mutante, capable de disparaître pendant près d’une décennie avant de revenir avec une approche artistique qui pulvérise des frontières déjà complexes à appréhender. Avec Signal Fire, le groupe poursuit sa quête vers les tréfonds du rêve et de l’étrange. Amalgame chaotique mais maîtrisé d’influences et d’envies, son quatrième disque se révèle une nouvelle fois dense et hypnotique.

Projet expérimental mené par une bande de geeks à lunettes et t-shirts loose délavés avant que cela ne soit tendance, le combo écrit le futur sans se soucier du présent. Il est de fait forcément avant-gardiste, voire clivant au sein de son propre public. Dream Weapon avait pris le contre-pied total de l’électro-cyber-grind de Board Up The House, s’orientant à l’époque vers des étendues arty teintées synth-pop. Signal Fire revient pour sa part plus fréquemment à une brutalité primitive et éruptive, sans pour autant balayer les velléités mélodiques de son prédécesseur. Genghis Tron y trouve sans doute un meilleur point d’équilibre. Il n’est pas pour autant prévisible. Les Américains partent littéralement dans tous les sens, fusionnant tous azimuts synthétiseurs apocalyptiques et riffs metal épileptiques, vocaux vaporeux et hurlements étourdissants. Genghis Tron construit son univers terrifiant, noir, pollué et dominé par une technologie hors de contrôle. L’ensemble est cinématographique à souhait, déroulé avec une précision millimétrée. On y suffoque souvent sous une avalanche de couches de saturation avant de déboucher sur une étendue minimaliste rassurante. Un camouflet d’espoir qui mène toujours à rendre acceptable le brutal rappel à la réalité qui ne tarde jamais à tomber en couperet. Genghis Tron fait dans l’art extrême. Il propose une expérience unique, épuisante mais enivrante. Un groupe inimitable, unique et indispensable.

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Interview   

Def Leppard : « Nous ne sommes pas un groupe nostalgique »


Près de trente ans après son dernier concert parisien en tête d’affiche, Def Leppard retrouvera enfin le chemin de la capitale, le 8 juillet prochain à l’Accor Arena, accompagné d’Extreme. Un retour particulièrement attendu pour les fans français, qui n’ont eu que de rares occasions de voir le groupe ces dernières décennies, essentiellement dans le cadre du Hellfest. Alors que certaines formations tout droit issus de la même génération se contentent aujourd’hui d’entretenir leur héritage, Def Leppard continue de faire preuve de vitalité créative – notamment avec quelques singles indépendants, parmi lesquels « Just Like 73 » avec Tom Morello et le récent « Rejoice », en attendant un nouvel album qui ne devrait plus tarder.

À l’occasion de cette tournée européenne, nous avons pu nous entretenir avec Joe Elliott. Le chanteur revient sur l’absence prolongée du groupe à Paris, l’importance de Sheffield – sa ville natale dernièrement honorée de deux enregistrements en public – dans l’histoire de Def Leppard, la place grandissante qu’occupent les albums live dans sa discographie récente, ainsi que sur sa conception de l’écriture et de la création. L’occasion également d’évoquer la manière dont le groupe continue d’avancer sans renier son identité, tout en refusant de se laisser enfermer dans une simple posture nostalgique. Près de cinquante ans après ses débuts, Def Leppard demeure fidèle à ce qui l’a toujours défini : une musique comme forme d’évasion, avec une volonté intacte de se renouveler.

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Chronique   

Lex Legion – Lex Legion


L’annonce, il y a quelques mois, d’un groupe créé par quatre des cinq membres du line-up classique de King Diamond avait forcément de quoi éveiller la curiosité. En effet, c’est sous la bannière de Lex Legion, que Mikkey Dee, Andy La Rocque, Pete Blakk et Hal Patino ont décidé de renouer avec leur histoire commune près de quarante ans après leurs collaborations sur les albums mythiques du King : Them et Conspiracy. Avec Nils K. Rue de Pagan’s Mind au chant, cette réunion aurait facilement pu se limiter à un simple exercice nostalgique. Pourtant, dès les premières minutes de ce premier album, ces vétérans-là affichent une volonté claire : retrouver l’esprit du heavy metal de la fin des années 1980 sans chercher à reproduire mécaniquement leur passé. Bien sûr, l’influence de King Diamond reste omniprésente dans les mélodies, les harmonies de guitares du tandem Andy La Rocque / Pete Blakk ou certaines atmosphères, mais l’approche musicale se révèle ici plus directe et moins théâtrale. Porté par une production claire, organique et particulièrement dynamique signée La Rocque, Lex Legion privilégie d’emblée l’efficacité immédiate, tout en jouant sur l’équilibre entre technicité et accessibilité.

À ce titre, le batteur Mikkey Dee retrouve ici un terrain de jeu plus complexe et plus libre que dans ses expériences récentes chez Motörhead ou Scorpions. Son jeu de batterie, particulièrement nerveux, apporte une dynamique constante (« (I Am) The Resurrected », « Darkness » ou « Saviours »). De même, les riffs et échanges de soli entre Pete Blakk et Andy La Rocque donnent énormément de relief à l’ensemble (« Sleep Eternally », « Lost Inside »). Quant à la prestation de Nils K. Rue, elle est techniquement irréprochable et le chanteur se montre particulièrement à l’aise dans les aigus. Le Norvégien apporte une couleur mélodique dans la droite lignée de King Diamond, même s’il ne possède pas totalement la dimension emphatique et habitée de son illustre prédécesseur. Cela n’empêche toutefois pas ce premier album solide de s’imposer de lui-même avec une personnalité singulière : celle de musiciens expérimentés qui, loin de courir après leur propre légende, retrouvent avant tout le plaisir de jouer un heavy metal racé, direct et remarquablement exécuté.

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Interview   

Devin Townsend : de la chrysalide à l’envol


On en aura longtemps entendu parler. On peut désormais l’écouter. En projet depuis une bonne décennie, The Moth voit enfin le jour. De loin l’œuvre la plus ambitieuse de Devin Townsend – et quand on a posé une oreille sur des disques tels que Deconstruction et Empath, ce n’est pas peu dire –, il aura fallu une rencontre et qu’il reprenne des cours, afin de combler certaines lacunes théoriques, pour qu’une vague idée se concrétise en un album de vingt-quatre pistes et près de soixante-dix minutes. Véritable OMNI – objet musical non identifié –, The Moth voit le Canadien pousser la dimension orchestrale plus loin que jamais, mais aussi quasi synthétiser trente ans d’une vie artistique riche comme aucune autre, de l’envolée vocale la plus gracieuse à… un bête bruit de pet. N’allez pas lui dire qu’il est fou ou prétentieux… Ou plutôt si, dites-lui toujours : il n’a désormais plus peur du jugement. Car The Moth, c’est aussi l’album de la transformation, d’une forme d’abandon, de l’acceptation. Devin Townsend a fait la paix avec lui-même.

Comme il est coutumier de nos colonnes – il faut dire qu’on est friand du bonhomme –, il fallait bien une bonne heure – et encore, nous en aurions bien pris deux – avec le maestro pour rendre justice à l’œuvre et plonger dans les méandres d’un cerveau toujours aussi fascinant. Il a beau insister sur le fait qu’aucun message n’est à trouver dans The Moth, mais de simples observations, chacun pourra tout de même en retirer quelques sagesses.

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Interview    Radio Metal   

Hecate : une vision de la poésie à la française


hecate comment est la nuitIl est bien loin le temps où la littérature et la poésie françaises avaient une place confidentielle dans les textes de la scène metal. Si des groupes précurseurs comme Misanthrope avaient déjà franchi le pas, ils restaient encore une minorité il y a quelques années. Pour ces projets, la narration occupait une place privilégiée, se distinguant jusque dans la trame musicale de leurs disques. Hecate, groupe de black metal venu de Tours, est l’un des fiers représentants de ce metal hexagonal narratif. Il s’adonne dans ses textes à la beauté formelle et aux jeux de sonorités, qui se mêlent à une richesse musicale assumée. Au cours de sa carrière, le groupe a d’ailleurs exploré différents registres comme le pagan, le heavy ou le doom. Tout en conservant une identité black et mélodique, Hecate semble davantage intéressé par les couleurs susceptibles de porter son récit. En témoigne ce quatrième album, Comment Est La Nuit ?, qui voit un black metal traditionnel se mêler au piano, à la flûte et au violoncelle. Autre ingrédient qui sublime cet artisanat à la française : l’artwork est constitué d’une double peinture à l’huile finement ciselée.

Huit titres et une heure de musique : Comment Est La Nuit ? a des allures de voyage onirique. Pour parler de ce nouveau disque, nous discuterons avec les membres du groupe en direct sur nos ondes. Hecate a pris bien des formes différentes au cours des années et les différents passagers ont été nombreux. Aujourd’hui, le batteur et parolier Nicolas Bristot, dit Silence, est le seul membre fondateur encore présent. Il est désormais accompagné des chanteurs Aharon (Griffon, A/Oratos) et Thomas DM (Helioss, Astral Lore) pour porter ses textes. S’ajoutent à ce line-up Nox à la guitare, à la basse et au piano, ainsi que le guitariste FV. Le quintette sera dans notre émission Repas de Corbeaux ce lundi soir.

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Chronique   

Tarja – Frisson Noir


Après plusieurs années passées à explorer les terres de l’électro (Outlanders) et des musiques de Noël (Dark Christmas), Tarja Turunen revient à ce qui a toujours constitué le cœur de son identité artistique : le metal symphonique. Avec Frisson Noir, annoncé comme « l’album le plus heavy » de sa carrière, l’ancienne voix de Nightwish signe une œuvre très personnelle, faite de théâtralité et de collaborations parfois improbables, où se mêlent sophistication des idées et noirceur plus assumée que par le passé. Dès le premier coup d’œil sur la tracklist, le disque impressionne par la variété de ses collaborations. La présence de Marko Hietala sur « Leap Of Faith » ravivera forcément la nostalgie des fans historiques de Nightwish, tandis que Dani Filth apporte à « I Don’t Care » un contraste vocal qui a de quoi donner le tournis. La liste des instrumentistes invités n’est pas en reste : entre shamisen japonais, guitares flamenco et batteries à la sauce Red Hot Chili Peppers, Tarja semble s’être donné pour mission de dépasser le cadre du metal orchestral traditionnel par tous les moyens imaginables. Difficile de ne pas donner des points pour l’originalité quand « Le Carnaval Des Animaux » est la référence la moins déroutante de l’album…

Mais au-delà de ces collaborations à gogo, Frisson Noir frappe également par son homogénéité. La soprano finlandaise privilégie ici des compositions plus agressives et moins centrées sur la seule grandiloquence orchestrale, même si les dix minutes de « At Sea » pourraient donner l’impression du contraire. Les riffs sont plus mordants (pas besoin d’aller plus loin que la chanson-titre pour s’en convaincre), les arrangements davantage tournés vers l’efficacité que l’emphase permanente. Paradoxalement, il en résulte un album d’une densité presque excessive, où les idées s’accumulent au risque de saturer l’écoute. Et pourtant, ce côté implacable souligne aussi une initiative louable : Tarja a su oser et sortir de sa zone de confort. Là où beaucoup de productions symphoniques récentes semblent calibrées jusqu’à l’aseptisation, Frisson Noir montre une vraie personnalité. Imparfait mais ambitieux, l’album rappelle surtout que Tarja continue d’opter pour l’authenticité plutôt que pour la facilité.

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Interview   

Saint Agnes : l’envie d’être entendu


Saint Agnes est un groupe à découvrir. Silhouettes tendues, tension électrique, pulsations industrielles qui cognent comme un cœur sous pression. Sur scène, tout est affaire d’intensité ; en studio, c’est un laboratoire émotionnel où la fragilité devient arme.

Leur nouvel album, fraîchement sorti, s’intitule Your God Fearing Days Are About To Begin : une phrase-manifeste, presque une mise en garde. Dans un monde où les certitudes identitaires et religieuses refont surface avec une agressivité assumée, Saint Agnes capte l’angoisse contemporaine sans sombrer dans le cynisme. Le disque avance comme un paradoxe : à la fois lumineux et traversé d’ombres, intime et politique, organique et mécanique. Avant de les retrouver sur scène en première partie de Last Train, nous avons pris le temps de revenir avec eux sur la genèse de cet album, sur les tensions qu’il a traversées, et sur ce moment charnière où un groupe décide de ne pas céder — ni artistiquement ni humainement.

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Chronique   

Converge – Hum Of Hurt


Sortir un album marquant est déjà un exploit. En sortir un second moins de quatre mois plus tard, avec une identité propre et sans donner l’impression de recycler des chutes de studio, relève presque de l’anomalie. Pourtant, c’est exactement ce que réalise Converge avec Hum Of Hurt. Né des mêmes sessions que Love Is Not Enough, le disque emprunte une direction sensiblement différente. Là où son prédécesseur s’appuyait sur une approche plus métallique, compacte et écrasante, Hum Of Hurt revient vers les racines hardcore du groupe. Jacob Bannon lui-même l’a présenté comme un album davantage tourné vers l’emotional hardcore, et cela s’entend dès les premières minutes. Les morceaux sont plus courts, plus tendus, parfois plus immédiats. Converge taille dans le gras et privilégie l’impact.

Mais réduire Hum Of Hurt à un simple retour aux sources serait passer à côté de sa singularité. Le groupe introduit ici une dimension plus réflexive. Le concept du « Hum » — ce mystérieux bourdonnement que certaines personnes affirment entendre dans le monde réel — devient sous la plume de Bannon une métaphore de la souffrance collective. Cette idée traverse l’ensemble du disque, non pas comme un concept envahissant, mais comme une présence diffuse qui imprègne chaque titre. Des morceaux comme « Doom In Bloom » ou l’éponyme « Hum Of Hurt » illustrent parfaitement cette volonté de laisser davantage de place à la faille et à l’introspection sans jamais sacrifier l’intensité qui fait l’identité du groupe. Cette matière émotionnelle transforme profondément les compositions et contribue à donner à l’album une personnalité distincte de celle de son prédécesseur. Hum Of Hurt n’est pas l’ombre de Love Is Not Enough. C’est son reflet déformé. Plus nerveux, plus vulnérable, parfois plus sombre aussi. Une autre facette d’un même élan créatif, qui démontre qu’après plus de trente ans de carrière, Converge continue encore à se réinventer sans perdre ce qui le rend immédiatement reconnaissable.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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