Periphery est l’électron libre de la scène metal moderne. Si le groupe aurait pu très tôt s’inscrire dans certaines tendances porteuses, il préfère naviguer dans son univers personnel, entre djent, metalcore et prog. Désormais totalement portés par leur structure indépendante, le combo compose sans autre préoccupation que celle de répondre à ses propres exigences artistiques. Il opère à ce titre avec A Pale White Dot un étonnant changement de cap et signe par cette occasion son disque le plus accessible.
A Pale White Dot n’affiche pas de numéro, choix qui n’est probablement pas anodin. A l’instar de la doublette Juggernaut, l’album peut par certains aspects se profiler en légère digression à la « formule » Periphery. Il porte inévitablement la marque de fabrique des Américains, mais le quintet y aborde l’écriture d’un œil nouveau, sans volonté de densifier à l’extrême ses constructions. A Pale White Dot est plus spontané et direct que ses prédécesseurs, qui développaient les inspirations prog sur des schémas longs et labyrinthiques. Le groupe privilégie ici des formats classiques – le 3’30 est érigé en norme –, gagnant inévitablement en accroche ce qu’il abandonne en complexité. Il ne signe pourtant jamais une œuvre simpliste et affiche même un talent insolent à déborder de technicité sans jamais perdre en lisibilité, voire à se jouer des conventions. Periphery écrit le disque dont il a besoin, quitte à totalement expurger certains passages de guitares au profit de nappes électroniques d’une profondeur abyssale (« Obsession », « Blackwall »). A Pale White Dot joue de fait plus que jamais la carte des contrastes vertigineux, empilant de pures décharges d’agressivité (le single défouloir « Mr. God ») à une profusion de mélodies sensibles et ciselées. Le chanteur Spencer Sotelo témoigne d’une versatilité ébouriffante, et signe avec ce huitième opus ses refrains clairs les plus émotionnellement chargés. L’œuvre est extrêmement personnelle. Elle touche sans détours, avec une virtuosité différente mais toujours impressionnante.



The Scalar Process pourrait incarner la relève d’une certaine idée du death metal technique de sa génération. Lancé en 2016, le groupe prend vie l’année des sorties de Dreamless de Fallujah, Solipsist de The Zenith Passage ou encore 


































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