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Live Report   

Saxon : Festin metal !


En entrant dans le Zénith parisien ce soir, la configuration interpelle : la salle a-t-elle rétréci ? Elle paraît en effet plus petite que d’habitude, renvoyant une atmosphère plus intimiste pas forcément désagréable mais surprenante. Impression logique comme les rideaux sont tirés sur les derniers rangs et, fait peu fréquent, la scène elle-même est avancée, réduisant la taille de la fosse.

Trois mille personnes se sont donné rendez-vous ce soir. On est loin de la capacité maximale de la salle mais la quantité ne fait pas la qualité, n’est-ce pas ? Et en termes de qualité, ceux qui ont vu Saxon au Hellfest 2024 savent que les Anglais peuvent délivrer de sacrées prestations ! Mais avant de voir ce que l’Angleterre a dans le ventre ce soir, place à la France avec Overdrivers fausse jeune pousse, et Sortilège, vrai vétéran de la scène hexagonale.

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Interview   

Einar Solberg : la voix de l’émotion


Alors que Leprous songe à lever le pied sur le rythme de tournées, devenues beaucoup trop intensives au point de créer la lassitude, Einar Solberg s’est offert un équilibre grâce à sa carrière solo. Sauf qu’à la différence de 16, premier album sous son nom, avec lequel il ne s’était fixé aucun cadre et empruntait des directions hétérogènes, il semblerait que le Norvégien ait désormais trouvé sa voie, celle qui exprimerait le mieux son être émotionnel : la musique cinématographique. Vox Occulta voit grand, s’adjoignant notamment les services de l’Orchestre de la Radio norvégienne.

C’est à l’occasion de la sortie de ce second album que nous nous sommes entretenus avec l’un des chanteurs les plus époustouflants du circuit metal actuel, doublé de l’un des plus créatifs, pour qu’il nous parle de sa démarche et de ses ambitions. Il fait également le point sur son « état » psychologique, lui qui est parvenu à se libérer de son anxiété et de cette petite voix en lui qui fut source de pulsions destructrices, et évoque autant sa philosophie face à la fragilité de la vie que les travers de la comparaison et du perfectionnisme. Dans sa voiture, en route pour le retour en Norvège depuis l’Espagne – autant dire qu’il avait du temps à tuer –, il a répondu en détail et avec sincérité à nos nombreuses questions.

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Chronique   

Shinedown – Ei8ht


Avec Ei8ht, Shinedown poursuit dans une voie désormais parfaitement balisée. Depuis plusieurs albums, le groupe américain affine une formule très identifiable : un rock moderne calibré pour les arènes, porté par des refrains immédiats, une production massive pensée autant pour les radios rock que pour les playlists de streaming. Une mécanique redoutablement efficace par moments, mais qui commence aussi à sérieusement tourner sur elle-même. Le groupe recycle en effet largement les recettes déjà éprouvées sur Attention Attention et Planet Zero, sans réellement parvenir à retrouver l’impact de ces derniers. « Dance Kid Dance » injecte bien une énergie bienvenue, flirtant avec des accents punk rock qui viennent réveiller un disque parfois trop lisse. À l’inverse, « Three Six Five » s’enlise rapidement dans une ballade beaucoup trop sucrée et démonstrative, là où « Back To The Living » trouve un équilibre émotionnel bien plus convaincant. Quelques morceaux parviennent encore à rappeler le vrai savoir-faire mélodique de Shinedown, mais ces moments restent trop dispersés dans un ensemble qui peine à maintenir son intensité.

Le principal problème vient probablement de la longueur de l’album. Avec dix-huit titres, Ei8ht donne souvent l’impression d’étirer les mêmes idées musicales, les mêmes structures et parfois même les mêmes effets émotionnels jusqu’à l’essoufflement. Là où certains refrains fonctionnent, d’autres semblent surtout conçus pour cocher les cases habituelles du groupe sans véritable surprise. Brent Smith tente pourtant d’apporter davantage de profondeur à l’ensemble, notamment à travers des thèmes plus personnels autour du deuil, de la famille ou de la transmission. Le groupe cherche également à conserver une forme de commentaire social dans la continuité de Planet Zero. Sur le papier, les intentions sont sincères, mais dans les faits, les textes restent souvent trop génériques pour réellement toucher juste ou développer un propos marquant.

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Interview   

Cage Fight : victoire par K.-O.


Rachel Aspe se dévoile complètement avec Exuvia, le second album de Cage Fight. Si cette dernière a par le passé été amenée à intégrer des formations déjà existantes – notamment Eths, qu’elle quitte en décembre 2016 –, Cage Fight lui permet d’aborder la musique avec sa sensibilité propre, sans cahier des charges imposé. Créée au lendemain des confinements liés au coronavirus, la formation franco-britannique a rapidement trouvé ses marques, sa symbiose. Un fonctionnement fluide et naturel entre Rachel Aspe et le guitariste compositeur James Monteith (Tesseract) qui a amené à la composition d’un premier disque spontané, direct et sans fioritures.

Le groupe a cependant souhaité prendre le temps. Une parenthèse qui, de l’aveu de Rachel, leur a permis de se connaître intimement et d’envisager des évolutions vers des terrains de jeu plus complexes et contrastés. L’occasion également d’intégrer Will Horseman à la basse, un musicien avec lequel ils partagent une vision ainsi que des envies communes. Avec Exuvia, Cage Fight adopte sa nouvelle peau. Sincère, souvent à vif, le disque repose pour beaucoup sur le travail poussé et versatile de Rachel Aspe, qui signe pour la première fois la majorité des paroles. La chanteuse revient dans l’entretien qui suit sur son cheminement personnel, certaines désillusions ainsi que sur le soutien dont elle sait pouvoir bénéficier de la part des musiciens de Cage Fight.

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Chronique   

Dimmu Borgir – Grand Serpent Rising


Né dans les flammes de la seconde vague black metal norvégienne, Dimmu Borgir a toujours revendiqué une voie différente. Accusé d’avoir « trahi » l’underground, il ne s’est pour autant jamais vraiment plié non plus aux codes du mainstream. Et à rebours d’une époque qui réclame omniprésence et immédiateté, la formation de Shagrath et Silenoz n’hésite pas à s’accorder du temps. Grand Serpent Rising est ainsi livré huit ans après Eonian. Pas de quoi affaiblir l’anticipation ni leur statut de ténors du black symphonique.

Pluie battante, cordes funèbres, voix narrée comme accueillant l’auditeur dans le royaume des morts, « Tridentium » évoque un film gothique baigné dans une froide colorimétrie bleutée. L’intensité monte progressivement jusqu’à l’explosion de double pédale, dans une ouverture cinématographique aux allures de rituel occulte. L’un des grands mérites de l’album réside dans son équilibre retrouvé entre violence et orchestration : les éléments symphoniques servent les compositions au lieu de les étouffer. « Ascent » démarre au quart de tour, rappelant l’ère Puritanical Euphoric Misanthropia. Shagrath y alterne growls épais et cris plus perçants avec éloquence. Le retour ponctuel du norvégien, absent depuis 2008, apporte une touche d’authenticité sur « Ulvgjeld & Blodsødel » et « Slik Minnes En Alkymist » à la noirceur épique saisissante. L’ambiance est pesante, presque suffocante par moments, sans perdre l’impact émotionnel. « Repository Of Divine Transmutation », avec son ouverture acoustique aux teintes médiévales avant la déferlante sonore (dont un riff au rythme binaire qui n’est pas sans rappeler les compatriotes de Satyricon), illustre cette dynamique mouvante. Plus lente, presque cérémonielle, « Phantom Of The Nemesis » glace immédiatement le sang, tandis que l’instrumentale « Gjǫll », majestueuse, lumineuse, apaisée, vient clore l’œuvre tel un générique de fin. À plus de soixante-dix minutes, Grand Serpent Rising aurait sans doute gagné à être légèrement resserré. Pourtant, la qualité de l’écriture, la richesse des arrangements et la production limpide maintiennent l’attention. Sans atteindre les sommets intouchables des années 2000, Dimmu Borgir signe un dixième opus plus épuré et recentré, rempli de rebondissements et captivant comme un bon blockbuster d’horreur fantastique.

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Interview   

Beyond The Styx : le combat continue


Beyond The Styx n’a jamais été un groupe de compromis. Depuis ses débuts, le quintet tourangeau avance avec une ligne claire : faire du hardcore un espace d’expression autant qu’un terrain de confrontation. Avec DIVID, cette posture se radicalise encore. Le disque ne cherche pas à arrondir les angles ni à séduire, mais à capter un état du monde sous tension permanente, entre désillusion, colère et besoin viscéral de croire encore en quelque chose.

Derrière la frontalité des morceaux, il y a pourtant une réflexion plus nuancée, presque intime par moments. Entre engagement assumé, fatigue face à l’inaction collective et questionnements sur notre rapport au réel — notamment à travers les réseaux sociaux —, Beyond The Styx explore une forme d’équilibre fragile. Un disque traversé par des convictions fortes, mais aussi par des failles, comme en témoigne « Storm Of Life », sans doute leur titre le plus personnel à ce jour.

Dans cet entretien, Emile et Adrien reviennent sans filtre sur cette tension permanente : continuer à porter un message sans tomber dans le dogme, rester lucide sans céder au cynisme, et surtout, trouver leur place dans un monde qu’ils savent ne pas pouvoir changer entièrement, mais qu’ils refusent d’accepter tel quel.

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Chronique   

Armored Saint – Emotion Factory Reset


La qualité plutôt que la quantité. Telle semble être la devise pour Armored Saint qui prend son temps entre chaque virée au studio, mais qui reste le garant d’un heavy metal de haute volée, fruit d’un équilibre subtil entre efficacité, énergie, virtuosité, touches de sophistication prog et… ce je-ne-sais-quoi, un grain de folie, un ingrédient secret, peut-être, qui lui appartient. Le groupe a passé une partie de ces dernières années à célébrer, d’abord les trente ans de Symbol Of Salvation (1991), puis les quarante de Delirious Nomad (1985). Pour autant, dès qu’il s’agit de produire du neuf, il n’est pas du genre à se tourner vers le passé… ni même vers l’avenir. Ni « vintage » ni « moderne », il écoute ce que lui dicte son instinct, vit l’instant présent et embrasse ce que ce dernier lui offre. Voilà pourquoi Emotion Factory Reset ne s’inscrit dans aucune tendance et n’est le fruit d’aucune arrière-pensée. Il est lui-même, et rien d’autre.

Dès « Close To The Bone », c’est explosif, ça balance et ça rugit. On est emporté par une locomotive de riffs, entrainante et irrésistible. Sur « Every Man-Any Man », la paire Joey Vera/Gonzo Sandoval sort son plus beau groove. L’autre frangin, Phil Sandoval, et Jeff Duncan s’en donnent à cœur joie en faisant chauffer les cordes. Chacun a d’ailleurs le droit à son moment dans un jouissif enchaînement de solos – guitares et basse – sur « Compromise ». Un titre plein de piment qui prend presque des allures de jam session avec une batterie particulièrement volubile. John Bush est comme un fauve qu’on viendrait de libérer (n’est-ce pas Scott Ian qui l’avait assimilé à un lion ?). Une voix chaude et généreuse, grisante dans les refrains (le single « Hit A Moonshot »), intense dans les envolées (le mid-tempo émotionnel aux colorations sudistes « Buckeye »). Profitant d’une écriture plus resserrée, concise et directe, Emotion Factory Reset happe l’auditeur pour ne le relâcher que cinquante minutes plus tard. Un album revigorant et solaire, qui accompagnera les canicules de l’été et réchauffera les cœurs en hiver.

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Interview    Radio Metal   

Angellore : voyages dans les royaumes du sommeil


Sur les terres avignonnaises, la culture et les arts du spectacle sont légion. Avec son patrimoine, sa littérature et son architecture gothique, la cité constituait forcément un terreau fécond pour un groupe comme Angellore. Représentante de la scène doom gothique française, la formation illustre depuis bientôt deux décennies des récits inspirés du romantisme noir. Nocturnes, son quatrième album, témoigne de la remarquable évolution du projet en se montrant encore plus versatile. Liant mélancolie, récits enchantés et dramaturgie, Angellore développe ses chansons comme autant de contes. Dans une promenade quasi onirique, suggérée par le titre même du disque, l’auditeur est emporté d’une émotion à l’autre. Ce récit introspectif et contemplatif puise sa force dans la richesse instrumentale du groupe, qui ne cède jamais à une complexité futile, lui préférant la sensibilité et la sincérité. Cette profondeur stylistique résulte toutefois de plusieurs années de travail et de multiples voyages dans différents studios d’enregistrement, de l’Islande à la Belgique…

Nocturnes est une véritable œuvre collaborative, dont les subtilités se dévoilent au fil des écoutes. L’élaboration d’un tel album suggère une vision pluriartistique, où l’écriture se mêle à la musique et à un imaginaire commun. Pour évoquer avec nous la conception de ce voyage romantique aux multiples tableaux, les fondateurs du projet François Blanc et Vincent Tassy, dit Walran et Rosarius, ont accepté notre invitation au micro. Nous reviendrons ensemble sur les vingt années de parcours d’Angellore, tout en développant les contours de Nocturnes et en approfondissant ses récits. Des musiciens invités ayant participé au disque jusqu’aux inspirations littéraires et musicales qui l’ont façonné, les sujets de notre promenade nocturne ne manqueront pas.

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CR De Festival    Live Report   

70000 Tons Of Metal : Rafiot Metal prend le large


Il était une fois, dans un pays fort fort lointain — au beau milieu des eaux internationales, fouetté par la plus grande vague de froid ayant frappé la Floride depuis vingt ans —, un immense paquebot dont l’ambiance détonnait légèrement avec les croisières « seniors cocktails & bingo » habituelles : le 70000 Tons Of Metal, alias le Rigoulade Fest pour les intimes. À bord du Freedom Of The Seas, ce gro-bato de quatorze étages, trois mille chevelus tentaient de conserver un semblant de dignité malgré les retards d’avions, correspondances ratées, tempêtes sur l’Atlantique et crises de nerfs prématurées. Pour embarquer cette année, il fallait avoir le cœur bien accroché… et accepter de laisser quelques cheveux blancs en sacrifice aux dieux du transport aérien.

Avant même de poser le pied à bord, la rigueur américaine s’active : formulaire de santé obligatoire, photo de sécurité prise avant d’approcher du paquebot et déjà la sensation familière qu’on ne sait pas vraiment où l’on va atterrir, mais l’on sait bizarrement exactement où l’on va. Certains marins avaient d’ailleurs une rengaine bien rodée : « On ne revient peut-être pas l’an prochain… » Une phrase répétée depuis quinze ans, avant de rempiler quasi systématiquement — parce que quand on goûte au metal en haute mer, difficile de redescendre sur terre. Cette édition 2026 n’a pas fait dans la simplicité : inversion impromptue des jours un et trois pour contrer la tempête, ce qui a provoqué une avalanche chaotique de meet-and-greets (tous regroupés le troisième jour) et de groupes jouant deux jours d’affilée, bousculant les running orders et les plans des plus prudents. Mais que serait le 70000 Tons sans un peu de chaos logistique, de Foster’s à onze balles et de décisions prises à deux heures du matin devant une part de pizza ?

A noter que notre magazine édition spéciale 70000 Tons Of Metal 2026 est disponible ici.

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Chronique   

Erik Grönwall – Bad Bones


Il était temps. Erik Grönwall livre enfin ce qui ressemble à un véritable premier album solo. Après avoir marqué H.E.A.T. au fer rouge dix ans durant, rejoint Skid Row, puis multiplié les projets tels que chanter – entre autres – pour Michael Schenker ou faire des reprises qui cartonnent sur YouTube, le chanteur semble vouloir répondre à la question centrale : qui est Erik Grönwall lorsque la musique lui appartient totalement ? La réponse prend la forme d’un disque, Bad Bones, profondément personnel, traversé voire lourdement imprégné de son combat contre la maladie et porté par une énergie tournée vers la résilience.

Musicalement, Bad Bones navigue entre hard rock mélodique, glam et modern rock avec une aisance fascinante. On y retrouve immédiatement cette science du refrain et cette efficacité héritées de H.E.A.T., mais enrichies d’un grain plus rugueux rappelant certaines sonorités de Skid Row. Les explosives « Born To Break » et « Bad Bones » résument parfaitement l’album : riffs accrocheurs, groove permanent, refrains calibrés et guitares incisives, le tout sans jamais tomber dans la démonstration excessive. Là où le disque surprend davantage, c’est dans sa capacité à varier les émotions. « Praying For A Miracle » évolue dans une ambiance plus posée avant d’exploser dans un refrain d’une efficacité mélodique imparable. C’est surtout « Who’s The Winner » qui attire l’attention par une envolée théâtrale à la Queen, proche d’une comédie musicale. Piano, emphase et émotion s’y rencontrent avec une fluidité déconcertante. L’album se termine sur une autre ballade : « Written In The Scars » dévoile un Grönwall plus vulnérable. Reposant sur une interprétation tout en retenue, celle-ci impressionne par son écriture sensible ; probablement l’un des arrangements les plus réussis du disque. Si l’instrumentation reste parfois assez classique pour le genre, Bad Bones tient avant tout grâce à son interprète. Erik Grönwall rappelle qu’il peut littéralement tout chanter, partout et avec crédibilité. Cependant, l’œuvre paraît sur la retenue et les musiciens sont presque relégués au second plan. Le Suédois en a encore sous le capot, c’est certain. Il ne lui manque plus que d’oser se lâcher pleinement pour (re)dévoiler toutes ses capacités.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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