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Interview   

No One is Innocent livre son meilleur Ennemi


Si le confinement de 2020 a pu épuiser ou décourager certains musiciens, pour d’autres, le hasard du calendrier est (toutes proportions gardées) « bien tombé ». C’est effectivement à la faveur de cette période de retranchement au monde que No One Is Innocent a pu préparer son nouvel album Ennemis. Et mieux : là où les gaillards parisiens se retrouvent d’habitude dans le rush au moment de sortir le bébé, ils ont eu tout le temps pour peaufiner les détails.

Résultat : une production aux petits oignons, que les No One ont pris plaisir à nous présenter. Autour de la table, il y avait Kemar, âme chantante du groupe, Popy, guitariste rythmique stakhanoviste et Shanka, guitariste solo instinctif et travailleur de son. L’occasion d’évoquer la construction de cet album, une démarche musicale, textuelle, mais avant tout épidermique et organique, mais aussi de les titiller avec quelques questions dites « qui fâchent ».

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Interview   

Trivium : pourfendeur de dragons


« Il n’y a pas moyen de nous arrêter ! » nous confie Matt Heafy dans l’entretien qui suit, et les faits lui donnent raison. Le monde, et en particulier l’industrie musicale, a beau avoir été ralenti voire mis à l’arrêt à cause de la pandémie, Trivium, lui, file à toute allure, tête baissée. Le groupe en a notamment profité – grâce au succès du livestream A Light Or A Distant Mirror – pour investir dans son propre quartier général et, sans prendre la peine d’attendre la reprise des tournées pour promouvoir What The Dead Men Say (2020), il a directement embrayé sur un dixième album, In The Court Of The Dragon.

Un album qui suit la philosophie créative adoptée par le groupe depuis The Sin And The Sentence (2017) : ne s’imposer aucune limite et synthétiser « les meilleurs ingrédients des albums précédents ». Une prolongation de l’esprit rebelle que Trivium a toujours revendiqué, en particulier à l’époque d’In Waves qui fête ses dix ans cette année, mais aussi une approche qui frise le concept d’art total, où chaque composante – musicale et visuelle – est aussi importante que l’autre, y compris dans l’inspiration.

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Tom Morello et son « étrange synergie »


L’année 2020 aurait dû être celle du grand retour de Rage Against The Machine, avec sa première grande tournée mondiale en vingt ans. Evidemment, une certaine pandémie en aura décidé autrement. En passant de l’excitation d’un tel projet de reformation à se retrouver seul chez soi dans l’incertitude, il y a de quoi déprimer. Mais le guitariste Tom Morello, qui a plus d’un tour dans son sac, a finalement trouvé le moyen de rebondir, grâce à l’inspiration inattendue de Kanye West et à son exutoire solo baptisé The Atlas Underground Project avec lequel il avait sorti un premier album en 2018. Un projet ambitieux se voulant réunir les mondes du rock et de l’EDM, celui du mainstream et de l’underground, et une ribambelle de contributeurs venant de tous horizons.

The Atlas Underground Fire poursuit cette démarche, tout en démontrant que, finalement, à notre époque, il ne faut pas grand-chose pour réaliser un album à grosse production. Tom Morello nous en parle ci-après, livrant sa philosophie et évoquant deux grands tubes interplanétaires : « Highway To Hell » d’AC/DC, qu’il reprend en compagnie de Bruce Springsteen et Eddie Vedder, et « Killing In The Name » de Rage Against The Machine dont il nous dévoile le secret de fabrication.

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Interview    News Express    Radio Metal   

ANTENNE : HEGEMON en interview dans PFA ce lundi soir


L’émission de Radio Metal consacrée au metal extrême PFA proposera la cinquième émission de sa dixième saison ce lundi 4 octobre 2021. L’équipe diffusera notamment son entretien avec A. et N. du groupe de black metal HEGEMON ! L’émission commencera ce soir à 20h30 sur notre antenne. Voir le programme de l’émission…



Interview   

A Pale Horse Named Death : prophète des Enfers


Certains en sont persuadés : la fin des temps est proche. Ils ont même la bande originale du film : l’ex-Type O Negative et Life Of Agony Sal Abruscato avait déjà « prophétisé » le monde qui se défait, il y a deux ans et demi avec When The World Becomes Undone de son groupe A Pale Horse Named Death. Avec tout ce qui s’est passé ces derniers temps, la pandémie en tête, il n’y a clairement pas de quoi se réjouir, sauf peut-être pour l’inspiration que cela apporte à un tel artiste qui se nourrit à l’obscurité. Infernum In Terra, l’enfer sur terre en latin, tout est dans le titre. Sal Abruscato appuie sur la fibre doom, en s’inscrivant à la fois dans la continuité et dans la rupture.

Toujours aussi expansif, malgré ses côtés associable et maniaco-dépressif, il nous livre sa vision du monde actuel mais aussi de lui-même et de sa vie avec beaucoup de franchise. De quoi mieux comprendre la teneur d’Infernum In Terra. Entre expérience sous anesthésie et bienfaits de la Bible, il évoque également la marque indélébile qu’aura laissée sur lui le regretté Peter Steele, dont l’année 2020 marquait les dix ans de la disparition. A l’époque, Sal était en train de mettre les touches finales sur And Hell Will Follow Me, le premier album d’A Pale Horse Named Death…

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Sortilège brisé, Sortilège relancé


Il faudra bien se faire une raison, le Sortilège de Métamorphose (1984) et Larmes de Héros (1986) n’est plus. La formation d’origine a bien tenté de relancer la machine en 2019 mais, à l’inverse des voisins allemands de Helloween, les vieilles dissensions sont vites réapparues et ont tout fait capoter. Christian « Zouille » Augustin, poussé par l’amour de son public, n’allait pas remettre le nom de Sortilège au placard et doucher les espoirs des fans qui avaient attendu trente-cinq ans ce retour. Une nouvelle ère commence pour Sortilège, avec un line-up alliant vétérans de la scène des années 80 et jeunes recrues garantissant un cachet « moderne ».

C’est d’ailleurs là tout l’objectif de Phoenix, un nouvel album de transition remettant au goût du jour douze classiques tout en offrant un premier aperçu de ce que le prochain album, Apocalypso, nous réserve avec deux nouvelles compositions. Zouille et Olivier Spitzer, guitariste et producteur, font le point avec nous sur ce « nouveau » Sortilège et la réalisation de Phoenix, entre retour dans un passé plus ou moins lointain et perspectives d’avenir.

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KK’s Priest : prêche et absolution


Dix ans de silence qui se brisent aujourd’hui. Après avoir quitté Judas Priest en 2011 – on l’apprend maintenant – de façon plus ou moins houleuse à la veille de la tournée Epitaph – censée acter la fin du groupe –, le guitariste KK Downing avait nourri en secret l’espoir de retrouver le groupe auquel il a donné indéfectiblement quarante ans de sa vie. Des espoirs systématiquement douchés par ses anciens collègues, certainement heureux avec le jeune Richie Faulkner, et malgré le retrait de son ex-binôme de guitare Glenn Tipton pour cause de maladie de Parkinson.

KK Downing a dû se rendre à l’évidence : le Judas Priest qu’il a connu n’est plus, mais l’appel du heavy metal était toujours là. Ainsi est né KK’s Priest, groupe dans la prolongation directe de sa carrière, accompagné de l’ex-Judas Priest Tim « Ripper » Owens – et même du batteur Les Binks pendant un temps. Avec ce premier album, Sermons Of The Sinner, KK’s Downing se sent investi d’une mission : à la fois se faire pardonner pour ses dix ans d’absence et faire perdurer le heavy traditionnel pour passer le témoin et donner envie à la jeune génération d’emmener cette musique vers l’avenir, une fois tous les dinosaures disparus. Nous parlons de tout ceci – les circonstances de son départ de Judas Priest, ses espoirs, KK’s Priest et le heavy metal – avec le guitariste ci-après.

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Iron Maiden : la fine lame du heavy metal


Iron Maiden est impressionnant parce qu’il est infatigable. A plus de quarante ans de carrière le célèbre groupe de la New Wave Of British Heavy Metal continue d’enchaîner les tournées – hors période de pandémie, évidemment – à un rythme qui fatiguerait même les plus jeunes formations, et lorsqu’une pause entre deux tournées s’offre à eux, plutôt que de se reposer, ils en profitent pour investir le studio Guillaume Tell à Paris, tous ensemble, presque tel un groupe fraîchement formé qui jamme dans sa salle de répétition en donnant naissance à ses tout premiers morceaux. Iron Maiden a cette vitalité-là, l’expérience de plusieurs décennies en plus, le besoin de faire ses preuves en moins.

Senjutsu, composé et enregistré début 2019, est l’album d’un groupe serein qui refuse de se reposer uniquement sur son passé. Certes, sa musique a évolué, elle a gagné quelques longueurs progressives et prend le temps de poser le groove et de développer sa musicalité, là où la fougue les guidait davantage à leurs débuts, mais Iron Maiden a toujours la flamme créative – la preuve, avec ce second double album à la suite – et c’est sûrement la raison pour laquelle un nouveau disque des Anglais est toujours autant célébré. Nous en parlons avec le chanteur Bruce Dickinson.

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Little Caesar : une histoire d’honnêteté


Le 3 octobre prochain, Little Caesar se produira pour la première fois de sa carrière à Paris. Il aura fallu près de trente-cinq ans et huit disques (compilation et live compris) pour voir ce groupe culte fouler les planches de la capitale hexagonale, avec une petite halte deux jours plus tôt à Marseille. Après un an et demi de pandémie ayant fermé les salles de concert, l’importance de l’événement est d’autant plus marquée.

Lors de son passage à Paris en amont de la tournée pour rencontrer des journalistes, nous avons saisi l’occasion d’avoir le chanteur Ron Young sous la main afin de faire avec lui une rétrospective de la carrière de Little Caesar et de mieux comprendre le parcours d’un groupe qui aurait pu devenir énorme et s’est finalement fait détruire par le business, avant de renaître sous le signe de la pureté et de l’honnêteté. Un entretien à mettre en parallèle avec le précédent réalisé à la sortie du dernier album Eight (2018), dans lequel nous entrions plus en détail sur quelques moments et particularités de cette carrière (y compris l’apparition de Ron Young dans le film Terminator…).

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Pat O’May : rescapé et libre


Avec Pat O’ May, on en était restés au concert anniversaire de 2018, célébrant ses vingt-trois années de carrière. A ce moment-là, on lui avait demandé pourquoi il n’avait pas voulu attendre pour fêter les vingt-cinq ans. En 2020 donc. Il nous avait répondu que c’était une question d’opportunité et qu’il « n’aime pas les chiffres ronds [et] vingt-cinq ans, ça faisait encore deux ans à attendre… » Vous en conviendrez, l’histoire lui donne raison. S’il a donc pu réaliser ce concert « jubilé », c’est la tournée des « trois Pat » qui a suivi qui a pris de plein fouet la crise sanitaire. Pat nous raconte même avec effroi son souvenir du moment précis où le monde s’est arrêté et où son travail et celui de ses collègues et confrères se sont vus menacés.

Mais il fait partie de ceux dont la carrière a survécu à la crise et nous revient avec un nouvel album – conceptuel cette fois-ci – qui sonne comme une renaissance, bien qu’écrit avant ces événements. Un album où il clame, musicalement et dans ses textes, son goût du risque et de la liberté.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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