En regardant la carrière de Paradise Lost sur sa globalité – s’étalant sur déjà près de vingt-cinq ans – la courbe d’évolution que l’on constate s’avère tout à fait étonnante. Là où un Anathema, un autre groupe anglais qui a fait ses premiers pas dans un doom death comparable au groupe de Nick Holmes et ce à la même époque, s’est engagé dans une évolution sans retour les ayant menés aujourd’hui loin, très loin, de leurs origines, Paradise Lost, lui, l’a amorcé – son retour – depuis près de dix ans. Comme si, après avoir exploré les contrées de la new-wave gothique avec Host, Believe In Nothing et Symbol Of Life (qui voyait déjà la lourdeur métallique réapparaître), le groupe faisait son voyage de rentrée au pays, parce que, en fin de compte, on ne se sent jamais aussi bien qu’à la maison. Les vacances, on en rêve à longueur de temps mais, une fois qu’on y a passé un bon moment, on se rend parfois compte qu’on ne veut pas forcément y passer toute sa vie.
Paradise Lost n’est d’ailleurs pas le seul à avoir fait machine arrière : on peut citer Metallica avec son Death Magnetic ou Megadeth avec ses quelques derniers albums, pour les plus emblématiques. Car, après tout, on n’est peut-être – pour certains d’entre nous tout du moins – jamais meilleur que lorsqu’on s’adonne à ce à quoi on a été programmé pour. Ne voyez pas une quelconque théorie sur la génétique dans cette affirmation mais plutôt une référence à ce petit coin en nous qui nous appartient à nous seuls que l’on appelle la personnalité et qui nous a été légué par nos parents, forgé par la vie et certainement notre enfance en particulier et qui n’a de cesse de s’affiner avec l’épreuve du temps. En 1990, un groupe ne façonne pas un album comme Lost Paradise – le point de départ d’une carrière – par hasard. C’était ce qu’ils avaient au plus profond d’eux-mêmes. Cet album était certes immature et maladroit mais il était authentique. Paradise Lost était encore vert, il avait besoin de prendre des formes et de la couleur mais l’essence était là, à l’état brut. La preuve que le jeune adolescent vit toujours parmi les membres de Paradise Lost, lorsque Gregor Mackintosh a dévoilé son projet Vallenfyre dans lequel il est brutalement revenu sur ses premiers pas au cœur du death metal et du doom. Un album en réaction au décès de son père, celui qui a justement accompagné cet adolescent vers l’entrée à l’âge adulte.
Lire la suite…
Lou Koller, chanteur et cofondateur de SICK OF IT ALL, est décédé
La croisière 70000TONS OF METAL 2027 annonce ses premiers noms
Marilyn Manson à Nîmes : la rédemption du révérend ?
Devildriver peint sa musique sans compromis
A Perfect Circle : La magie d’un groupe presque parfait
Hellfest : le renouvellement perpétuel
ULTRA VOMIT dévoile le clip vidéo live de la chanson « A.N.U.S. »
MASTERPLAN dévoile la chanson « Metalmorphosis »
John Corabi quitte (une nouvelle fois) THE DEAD DAISIES
THE OBSESSED signe chez Heavy Psych Sounds Records et sortira son nouvel album Live Fast – Love Hard – Die Free en 2027