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Stéphane Dumont, fan de Metallica : « A trois cents, j’ai arrêté de compter »


Mai 2019, lors du concert de Metallica au stade de France, dans la fosse très près de la scène, nous discutons avec un fan qui avait notamment vu le groupe en 1984 à l’Espace Balard à Paris. Nous lui disons alors que c’est impressionnant. Il nous répond : « Oh, mais ce n’est rien. Tu vois le mec là-bas dans le snakepit avec la barbe ? Lui, c’est un monstre. Il va les voir partout. » Trois ans plus tard, en 2022, au Hellfest, dont Metallica occupait la tête d’affiche pour la première fois, juste devant la scène principale du festival, aux barrières, nous échangeons avec un jeune homme, membre du fan-club, qui avait déjà vu le groupe une quarantaine de fois, dont la date à San Francisco fêtant les quarante ans du groupe à l’automne précédent. Nous le félicitons aussi et il répond à son tour : « Oh, mais tu sais, ce n’est rien. Tu vois le gars derrière toi ? Lui, il est vraiment incroyable. » Nous nous retournons alors vers le gars en question, un barbu… Nous avons alors reconnu le fameux « barbu » du Stade de France : c’était Stéphane Dumont.

Un phénomène. Impossible d’assister à un concert de Metallica en France depuis 1984 sans l’apercevoir dans les premiers rangs. A cinquante-trois ans, ce fan ultra, a vu le groupe des centaines de fois sur scène dans le monde entier depuis sa première fois, lors de la tournée Ride The Lightning. Il a consacré une grande partie de sa vie à sa passion pour les Four Horsemen, sacrifiant souvent son temps libre, son argent et sa vie privée. Une vraie obsession. A l’image également de sa collection personnelle qui rassemble des milliers d’objets consacrés au groupe de metal numéro un dans le monde. Avec le temps, ce fanatique est surtout devenu lui-même une légende dans le milieu des fans de Metallica et un personnage connu et respecté par James Hetfield, Lars Ulrich, Kirk Hammett et Robert Trujillo eux-mêmes. Stéphane Dumont raconte sa passion du groupe mythique de San Francisco à Radio Metal, rapportant de nombreuses anecdotes incroyables.

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Les entre-mondes de Mars Red Sky


Dans la scène stoner, les Bordelais de Mars Red Sky sont vite devenus une valeur sûre. Une sorte d’OVNI également tant leur musique, au vaste spectre stylistique, plein de surprises et de rebondissements, ne se laisse pas facilement enfermer dans des boîtes. Leur nouvel album Dawn Of The Dusk en est le plus bel exemple, faisant suite à l’EP collaboratif avec Queen Of The Meadow dont on retrouve un titre. C’est un voyage dans un autre monde – ou plutôt entre les mondes –, entre ciel et terre, rêve et réalité, aube et crépuscule, que propose Mars Red Sky.

C’est justement pour rentrer dans l’univers de Dawn Of The Dusk et ses quatre années de conception que nous avons longuement échangé avec le chanteur-guitariste Julien Pras et le batteur Mathieu Gazeau. Nous évoquons avec eux leur large éventail d’influences, allant de musique en tout genre aux films et aux romans, en passant par les revues politiques… Il est également question des paradoxes que renferment leur musique, mais aussi le groupe lui-même, « old school » mais s’adaptant au monde moderne.

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Dog Eat Dog : l’hyperactif Dave Neabore


Depuis des années, l’increvable bassiste de Dog Eat Dog, Dave Neabore, démontre qu’au-delà de tenir la quatre-cordes dans son groupe, il n’en reste pas moins un artiste complet qui s’investit à fond dans les nombreux projets qui lui tiennent à cœur. Ainsi, dès 1999, l’homme participe à un double album en hommage au maître de l’horreur Lucio Fulci au travers d’A Symphony Of Fear, avant d’être aux manettes dix ans plus tard, dans la composition de la musique du DVD Paura : Lucio Fulci Remembered Vol. 1 (2009). Véritable féru de films de genre, Dave Neabore est aussi passé derrière la caméra pour signer des courts-métrages comme Reel Fear (2000), I Love Susie (2001), Hayride To Hell (2003), Lunch Date (2006), Jason Hurts (2008), Dead Bugs On The Carpet (2009) ou When A Stranger Tweets (2013). Autant dire que ce touche-à-tout enchaîne les projets comme certains changent de chemise. Très souvent, donc.

C’est pourquoi on l’a vu récemment à la manœuvre pour composer les musiques qui accompagnent les comic books d’horreur de chez Eibon Press (Zombie Fulci’s Inferno et Bottomfeeder). Puis c’est en 2021 que les choses s’accélèrent. En effet, Dave Neabore a décidé de sortir son tout premier disque solo, Retro Inferno, un album instrumental basé sur les musiques de films de genre des années 1970-1980 qui l’ont tant marqué. Parallèlement à cette sortie, le bassiste a aussi travaillé sur la composition de Free Radicals, le dernier album de Dog Eat Dog, sorti dix-sept ans après Walk With Me. Et contre toute attente, alors qu’il était en pleine tournée avec son groupe, voilà que ce bon vieux Dave en a profité pour sortir chez Cadabra Records, le 27 octobre dernier, un EP solo qui mélange la synthwave et l’électro, intitulé Star Feels. Profitant d’un petit temps mort dans l’emploi du temps ô combien chargé du sieur Neabore, nous avons pu faire le point avec cet artiste hyperactif au sujet de ses nombreux projets autour et au sein de Dog Eat Dog.

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Pénitence Onirique bâti sa cathédrale


Pénitence Onirique est incontestablement à considérer parmi les groupes les plus prometteurs de la nouvelle scène black metal française des années 2010. Une fois de plus révélée par la paroisse des Acteurs De l’Ombre, la formation originaire de Chartres fait sensation depuis son premier album V.I.T.R.I.O.L et a confirmé la mise avec le mélancolique et nostalgique Vestige de 2019. Avec des textes scandés en français, son esthétique remarquée et sa confrontation avec le sacré, Pénitence Onirique n’est pas en perte de vitesse avec Nature Morte qui sublime à nouveau la critique de notre époque tout en gagnant en technicité et en radicalité. Comme chaque nouveau chapitre, l’album veut s’éloigner de la marque de son prédécesseur, écumant pour cela des compositions fantômes qui ne verront jamais le jour, comme nous l’explique le guitariste Bellovesos.

Nous revenons avec le musicien sur les prémices et sur l’ascension de Pénitence Onirique, sur son intention première avec le projet, en passant par le premier concert du groupe à six têtes et trois guitares aux Feux De Beltane, jusqu’à la sortie de ce troisième opus. Nous évoquons naturellement le concept de ce nouveau disque qui se veut comme une interprétation romancée du travail de l’historien, anthropologue et philosophe René Girard sur le désir mimétique, le bouc émissaire et le sacrifice rituel. Le rapport artistique que Pénitence Onirique noue avec la spiritualité et le religieux sont également au programme dans cet entretien où il nous ouvre les portes de sa cathédrale.

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Plongée dans les abysses de Deathcode Society


Après avoir fait sensation dès sa première démo jetée sur la toile comme une bouteille à la mer, Deathcode Society avait confirmé l’engouement qu’il avait suscité à l’époque avec son premier album complet Eschatonizer. En 2015, le groupe nous en avait dit un peu plus sur ses intentions : « Deathcode Society est né du désir de ressusciter des groupes qui s’étaient cassé la figure et, d’une certaine manière, de leur donner un nouveau corps. ». Huit ans après, ceux qui sont catégorisés dans le black metal symphonique, même si le style en lui-même relève un peu du non-sens pour son compositeur, la formation revient avec le non moins qualitatif Unlightenment. Même si les choses ont bien évolué pendant cette période, la ligne de conduite semble rester sensiblement la même…

Non, Deathcode Society n’est pas devenu plus accessible pour se frayer un chemin dans l’abondance de sorties de la scène extrême de ces dernières années. Non, il ne s’est pas précipité pour donner un petit frère à Eschatonizer, et oui, il souhaite toujours déranger plutôt que de céder à la facilité. Unlightenment a en effet demandé un travail minutieux et très exigeant, ses premières esquisses remontent même désormais à cinq ans maintenant, comme nous le confie le chanteur Arnhwald dans cet entretien fleuve. Nous revenons en profondeur sur l’histoire de Deathcode Society, qui en réalité date de près de vingt ans, remontant jusqu’à ce deuxième opus qui s’inspire du mouvement du surréalisme et de ses artistes bien souvent méconnus du grand public, dont l’approche n’est finalement pas si éloignée de certains musiciens dans le black metal.

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Saxon : rendre justice à l’histoire


Cela faisait pratiquement vingt ans, depuis 2005 et l’arrivée du batteur Nigel Glockler, que Saxon n’avait pas connu de changement dans ses rangs. Et celui intervenu l’an dernier est d’autant plus marquant qu’il concerne le retrait du guitariste Paul Quinn, qui était le dernier des fondateurs avec le frontman Biff Byford à être encore en activité dans le groupe. Pour autant, pas de quoi ébranler Saxon, fort d’une carrière de près de cinquante ans sans véritable temps mort. La conduite du changement fluide et sans heurt, ça les connaît, d’autant que Quinn restera dans les parages de ses anciens compères. C’est sur Brian Tatler que le choix s’est porté pour reprendre le poste. Choix on ne peut plus judicieux : Tatler est de la même époque et a contribué à l’émergence de la New Wave Of British Heavy Metal avec Diamond Head. L’alchimie semble avoir pris : alors qu’il était initialement annoncé comme un simple remplacement live, il a finalement été invité à contribuer au nouvel album de Saxon, jusqu’à apporter quelques riffs de son cru.

Hell, Fire And Damnation est donc le résultat du Saxon millésime 2024. Un album qui « rend justice à l’histoire », celle de Saxon, celle du heavy metal et celle des hommes, et qui a dû se faire à la hâte avant la tournée en accompagnement de Judas Priest. Force est de constater que la pression leur réussit ! Nous avons rencontré Biff Byford et Brian Tatler – s’étonnant de voir une « dame » les interroger : « You’re our first lady! » – pour qu’ils nous parlent de tout ceci, mais aussi de leur rapport à la bande de Rob Halford, leur aîné à tous dans la vague heavy britannique qui a émergé à la fin des années 70.

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The Gems : la flamme sous les cendres


Février 2023, chamboulement dans les rangs de Thundermother. Pour la seconde fois dans l’histoire du groupe (la première, c’était en 2017), toutes les membres à l’exception de la leadeuse-guitariste Filippa Nässil quittent le groupe sur fond de relations dégradées. Tandis que le quatuor suédois se remonte autour d’un nouveau line-up, les anciennes musiciennes – la chanteuse Guernica Mancini, la batteuse Emlee Johansson et la guitariste/bassiste Mona Lindgren – poursuivent leur route ensemble, et, en l’espace de seulement quelques mois, fondent une nouvelle formation, The Gems, et signent chez Napalm Records.

Pas le temps de ruminer : le trio fonce tête baissée, plein de force et d’enthousiasme, à l’image de sa musique. Pas de remise en question : le premier album Phoenix – titre qui parle de lui-même – est fidèle à ce qu’on pouvait attendre, un hard rock bluesy et énergique au féminin. Dans l’entretien qui suit, Guernica nous explique en détail tout ce qui s’est passé l’année dernière avec beaucoup d’entrain… malgré son gros rhume !

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Doug Aldrich (The Dead Daisies) : le plaisir de la scène


Doug Aldrich, guitariste du groupe The Dead Daisies, a fêté en février dernier ses soixante ans. Au cours de ses quarante ans de carrière, le musicien a joué d’innombrables concerts, avec des formations telles que Bad Moon Rising, Dio, Whitesnake, Revolution Saints, etc., et côtoyé sur la route, en backstage et sur scène des centaines de musiciens aussi chevronnés qu’iconiques tels que Randy Rhoads, Gary Moore, Ronnie James Dio, Glenn Hughes et David Coverdale.

A l’occasion de la sortie du Best Of de The Dead Daisies et du passage du groupe dans l’Hexagone cet automne, nous nous sommes entretenus avec Doug Aldrich pour en savoir plus sur le rapport qu’il entretient à la scène et la vie en tournée. Un angle spécifique on ne peut plus logique, The Dead Daisies étant un sacré groupe live et Doug un guitar hero et showman hors pair ! Des premiers concerts qui l’ont marqué lorsqu’il était ado à son analyse, entre autres, des différences entre les publics de The Dead Daisies selon les continents, l’entretien suivant avec Doug Aldrich brasse large.

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Le retour de Khanate


Près de vingt-cinq ans après sa fondation au tout début des années 2000, Khanate a tout du groupe culte. Pionniers du drone doom dans ce qu’il a de plus anxiogène, les Américains avaient pourtant jeté l’éponge avant la sortie de leur quatrième effort, Clean Hands Go Foul, en raison de tensions internes. Entre-temps, les musiciens ont tracé leur route dans leurs autres groupes (Gnaw, Sunn O)))…), avant de reformer Khanate et de sortir un cinquième album, To Be Cruel, pratiquement par surprise début 2023. Lent, vicieux et éreintant, il ne dépare pas parmi ses prédécesseurs, au contraire : le quatuor y semble plus implacable et délibéré que jamais.

Alors que Sacred Bones, le label actuel de Khanate, ressort ses premiers albums, nous avons discuté avec Alan Dubin, le chanteur du groupe, de ce retour en force. Drôle et sympathique, à mille lieues des abysses angoissantes de sa musique, il évoque pour nous la genèse de To Be Cruel, mais aussi ses expériences précédentes en tant que chanteur dans ce groupe atypique, ainsi que son rapport au chant, à sa musique à lui, et à celle des autres.

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Exit Eden : et Dieu créa la femme… fatale


Cela faisait depuis 2017 et son premier album que le groupe Exit Eden n’avait plus fait parler de lui. Un coup d’arrêt dans l’élan de la formation qui compte bien rattraper le temps perdu en sortant enfin son second opus baptisé Femmes Fatales. L’occasion de rentrer un peu plus dans la personnalité et la fibre musicale d’Exit Eden, car là où le premier opus était entièrement consacré à l’exercice de la reprise, six chansons sur les douze que propose le disque sont des compositions originales.

Dans l’entretien qui suit, Anna Brunner (League Of Distortion), qui, depuis le départ d’Amanda Somerville, officie en trio de chanteuses avec Clémentine Delauney (Visions Of Atlantis) et Marina La Torraca (Phantom Elite), nous en dit plus sur les objectifs de son groupe et la conception du disque. Nous avons également discuté, entre autres, de Mylène Farmer, de musique pop et évidemment du concept de « femmes fatales ».

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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