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Interview   

Therion : la bête est domptée


C’est à nouveau une sacrée aventure qui s’achève pour Therion avec la sortie de Leviathan III. Pour rappel, février 2018, le triple opéra metal Beloved Antichrist sortait. Un an plus tard, Christofer Johnsson se retrouvait désemparé, sans vision de la direction que devait prendre le prochain album. C’est ainsi qu’il a eu une idée, comme il nous l’expliquait il y a trois ans : « J’ai eu une conversation téléphonique avec Thomas Vikström à ce sujet et nous avons parlé de Therion, nous en avons conclu que Therion a toujours fait ce que Therion voulait faire. Nous n’avions jamais fait l’album que le label voulait que nous fassions ou que les fans nous disaient de faire. Nous avons toujours uniquement pris en compte ce que nous voulions faire. La seule chose que nous n’avions jamais faite était de prendre en compte les souhaits de quelqu’un d’autre. Nous nous sommes dit que ce serait un défi et complètement nouveau pour Therion. » Ainsi est née la trilogie Leviathan : un album de tubes, un autre plus sombre et un dernier plus aventureux et progressif, le tout dans le style « classique » de Therion, sans forcément chercher l’innovation.

C’est donc pour évoquer ce dernier chapitre, clairement le plus hétéroclite des trois et celui dans lequel la vaste culture musicale de la formation est la plus mise en avant, que nous avons longuement échangé avec Johnsson qui, s’il reste la tête pensante du groupe, a trouvé en Vikström un véritable partenaire créatif. Au-delà de l’album, l’entretien qui suit est également l’occasion d’en apprendre toujours plus sur le guitariste-compositeur, mais aussi de rentrer dans les rouages des tournées – succès en Amérique latine, règles de taxation absurdes en Europe, etc. – et du business – les conséquences du rachat de Nuclear Blast par Believe Digital, ancien contrat faisant que le groupe était jugé surpayé, etc.

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Interview   

Lord Of The Lost : une année haute en couleur


Pas le temps de souffler pour Lord Of The Lost. Loin de se laisser démoraliser par un rendez-vous manqué avec l’Eurovision, le combo hambourgeois entretient son bel élan faisant définitivement de l’année 2023 son année. Après une seconde tournée en première partie d’Iron Maiden (ils avaient été spécifiquement choisis par Steve Harris) et une réédition de leur dernier album Blood & Glitter agrémenté de bonus et d’inédits, les voilà de retour en cette fin d’année pour un ultime « cadeau » aux fans avec un album de reprises Weapons Of Mass Seduction.

C’est pour la sortie de ce dernier que nous avons retrouvé Chris Harms, quelques mois après notre dernier échange. La tête pensante de Lord Of The Lost détaille avec nous son approche pour réarranger des compositions très éclectiques puisque l’on parle ici de morceaux de Judas Priest, Michael Jackson ou encore Sia ! Nous revenons également ensemble sur l’expérience de l’Eurovision et différents sujets permettant d’en savoir plus sur qui est Chris Harms et de compléter notre précédent entretien.

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Interview   

Alkaloid : la science du divin


Le flux créatif des membres d’Alkaloid est tout simplement impressionnant, entre leurs autres formations – Obscura, Obsidious, Noneuclid, Eternity’s End, etc. – et les projets solos de certains, et évidemment la production discographique du groupe lui-même qui a sorti cette année Numen, ni plus ni moins qu’un double album massif.

Une heure dix de musique extrême, progressive, complexe, parfois un peu barrée. Des thématiques tout aussi folles et tarabiscotées, mêlant science, science-fiction et philosophie, se poursuivant d’un album sur l’autre, s’entrecoupant parfois dans un immense univers commun. Un univers qui n’a que peu de frontières, c’est même la raison d’être d’Alkaloid : ne s’imposer aucune limite. Forcément, certains trouveront la musique des Allemands difficile à digérer à la première écoute, mais ils ne demandent qu’une seule chose : qu’on leur donne une chance « et peut-être plus qu’une seule chance ».

L’échange ci-après avec le chanteur-guitariste Florian Magnus Maier alias Morean est à l’image de sa musique : riche et fournie. Le frontman y prend le temps de développer des idées variées et complexes, et d’aller au fond des choses. Et comme pour la musique d’Alkaloid, nous espérons que vous donnerez sa chance à cet entretien…

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Triumph Of Death : le retour aux sources de Tom Warrior


Trois ans après avoir enfin clos son Requiem, vaste fresque amorcée par Celtic Frost et étalée sur plus de trente ans, et avant la sortie du nouvel opus de Triptykon, Tom G. Warrior revisite ses racines. Son dernier projet en date, Triumph Of Death, l’a mené sur les scènes du monde entier en compagnie d’un nouveau line-up pour jouer des chansons de Hellhammer, son premier groupe, fondé en 1982 avec son comparse Steve Warrior. Pour couronner le tout, un album live, Resurrection Of The Flesh, est venu immortaliser l’événement. Hommage certes tardif mais bien mérité pour un projet unique, avorté avant d’avoir sorti un album ou de s’être produit en live, qui a rencontré de très violentes résistances à l’époque avant d’être acclamé par les pionniers du black metal.

C’est pour revenir sur la genèse de Triumph Of Death, et donc replonger dans l’histoire de Hellhammer que nous nous sommes entretenus avec le musicien. Comme à son habitude humble et réfléchi, il évoque avec autant de sincérité son passé que ses travaux en cours, sa gratitude pour son public que son désarroi quant au monde actuel. Car en faisant le pont entre sa carrière actuelle et ses premiers pas en tant que musicien, c’est tout un parcours à la fois exemplaire et atypique que Triumph Of Death symbolise.

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Dans les entrailles d’Autopsy


« Musicalement, nous voulons vous arracher la tête et shooter dedans tout au long de la rue » : les intentions de Chris Reifert et de son groupe Autopsy sont claires, et c’est ce que les Américains s’attachent à faire comme personne depuis plus de trente-cinq ans. Pionnier du death metal à son plus viscéral (au propre comme au figuré), valeur sûre qui enchaîne tambour battant des albums d’une qualité impitoyablement régulière, le groupe a sorti cette année son dixième album, Ashes, Organs, Blood And Crypts. C’est à cette occasion que nous avons discuté avec Reifert, son chanteur et batteur.

Aussi amical et chaleureux que sa musique est hostile, le musicien nous éclaire sur la genèse de ce dernier opus, et revient avec nous sur plus de trois décennies de metal extrême, des premiers concerts auxquels il a assisté à San Francisco aux derniers festivals auxquels il a joué ces derniers mois. Loquace et plein d’humour, c’est un véritable passionné de musique à l’enthousiasme intact qui se dessine au fil de cet entretien fleuve…

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Duff McKagan : toute la vérité, rien que la vérité


10 Minute Warning, Guns N’ Roses, Neutoric Outsiders, Loaded, Velvet Revolver, Walking Papers, en solo et même pour d’autres artistes… En près de quarante-cinq ans de carrière, Duff McKagan a largement démontré être une force créative. Il le prouve de nouveau avec son nouvel album Lighthouse, qui fait suite à Tenderness (2019), tout en élargissant son spectre, et pour lequel il a enregistré pas moins de soixante morceaux. Duff McKagan, l’artiste, est en constante évolution et progression. Multi-instrumentiste de base, il s’est véritablement mis à la basse en rejoignant Guns N’ Roses et a perfectionné son jeu dans les années 2000. C’est désormais vers la guitare acoustique qu’il s’est tourné, en entamant, en parallèle de sa carrière hard rock, une nouvelle voie, plus auteur-compositeur-interprète, pour laquelle il a déjà reçu les éloges de nul autre que Bob Dylan.

Mais au fond, Duff McKagan est resté le même punk depuis qu’il a vu les Clash sur scène en 1979 et aborde tout avec cette mentalité, c’est-à-dire avec un devoir de vérité et de sincérité. C’est aussi pourquoi il est si agréable d’échanger avec lui : on sait que la discussion sera sans fard et captivante. Après notre participation à une conférence de presse virtuelle, nous avons eu l’occasion de prendre rendez-vous en tête à tête avec Duff McKagan pour compléter ses propos et entrer un peu plus dans son intimité d’artiste.

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Children Of Bodom : de la chute à l’héritage


2019 aura marqué le début de la descente aux enfers pour les fans de Children Of Bodom : quelques mois après la sortie du dixième album Hexed, le combo finlandais annonce sa séparation. Il y aura bien eu un petit sursaut d’espoir avec l’annonce de la formation du groupe Bodom After Midnight, supposé prendre la suite, mais le 4 janvier 2021, l’annonce du décès à quarante et un ans du leader-chanteur-guitariste-compositeur Alexi Laiho tombe comme un coup de massue. Les excès avec alcool auront eu raison de ce petit génie du metal qui aura vécu sa courte vie avec un peu trop d’intensité…

Presque trois ans plus tard, sort A Chapter Called Children Of Bodom, l’enregistrement du tout dernier concert de Children Of Bodom, comme une forme d’épilogue. L’héritage du groupe est désormais géré par les trois autres membres historiques, le batteur Jaska Raatikainen, le bassiste Henkka Seppälä et le claviériste Janne Wirman. C’est justement avec ce dernier que nous nous sommes entretenus afin de parler de cet ultime show de Bodom et du Wildchild, mais aussi pour revenir sur les débuts du groupe et sur ses dernières années, son arrêt et la disparition d’Alexi Laiho.

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Interview    Tribune   

Therion : la voix du Léviathan


Si Therion, fondé il y a trente-cinq ans, à travers les multiples changements de line-up et les réinventions musicales, a toujours été le bébé et la vision de Christofer Johnsson, il y en a tout de même un qui, depuis son implication dans le groupe à partir de 2007, n’a cessé de prendre de l’importance : le frontman Thomas Vikström, devenu avec le temps un véritable partenaire pour le maestro, participant lui-même à la composition.

A l’occasion de la sortie de la troisième partie de la trilogie Leviathan, en attendant la (encore une fois) longue interview de Johnsson, nous avons donné la parole à Vikström qui nous en dit plus sur son histoire personnelle qui a toujours été liée à la musique. Il revient également sur sa relation avec le « patron » de Therion et la manière dont ils travaillent ensemble.

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W.A.S.P. : de l’animal à l’homme sage


Blackie Lawless, le guitariste chanteur, leader de W.A.S.P., a marqué la grande époque de ce que l’on pouvait appeler le hair metal, où tout était extravagant avec ses looks, ses coupes de cheveux à l’Aquanet, ses groupies, les drogues, les vidéos en rotation continue sur MTV et les tournées interminables. Son style unique, avec sa vision sociale et politique, a propulsé le groupe vers des sommets mondiaux et W.A.S.P. a vendu des millions d’albums, surtout sur la période 1984-1992, parallèlement à un héritage de concerts à guichets fermés à travers le monde pendant quatre décennies.

A soixante-sept ans, après une tournée mondiale anniversaire pour les quarante ans du combo, qui a dû être interrompue pour des raisons médico-chirurgicales, Blackie a accepté de s’entretenir avec nous de son lieu de soins pour parler de son actualité avec un superbe coffret intitulé The 7 Savage : 1984-1992, véritable rétrospective de la carrière de W.A.S.P. chez Capitol Records en huit albums vinyles, avec des bonus audio et photo, limitée à deux mille exemplaires. Le chanteur est également revenu sur les débuts de sa carrière, le succès, les moments de vie difficile, son futur livre et un nouvel album à venir… La légende ne s’arrête pas !

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FFF : le fonck et la forme


Vingt-trois ans après, FFF is back! Suite à la sortie de Vierge, son quatrième album studio qui a vu le jour en 2000, FFF s’était mis en hiatus mais le groupe était néanmoins réapparu sur scène pour des tournées ponctuelles ou pour des sets en festivals. Le fait est que le lien entre les membres de FFF n’a jamais été cassé. Les musiciens se sont toujours bien entendus et jamais un véritable split n’a été à l’ordre du jour. Néanmoins, comme aucun album studio n’a été proposé au public depuis Vierge, cela reste une très belle surprise de voir le groupe revenir avec I Scream, son cinquième disque prévu le 24 novembre chez Verycords. Un album qui ravira les fans de rock déjanté et groovy où FFF partage un propos comme à son habitude extrêmement varié.

Nous avons longuement discuté de la maturation de cet album avec Marco Prince (chant). Un entretien qui, à l’image de la musique du groupe, part dans différentes contrées. Nous vous proposons également une tribune au discours direct de Yarol Poupaud, le guitariste de FFF qui évoque dans ces colonnes son attachement au groupe. Dans ces deux interviews, vous pourrez d’ailleurs sentir à quel point les deux musiciens ont hâte de retrouver leur public lors de la prochaine tournée française du groupe qui démarre en mars prochain !

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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