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Ghost : fantômes du passé… et du présent


Pratiquement tout groupe commence en faisant des reprises. C’est à la fois une manière de se lancer quand on n’a pas encore de compo et de tester la cohésion entre musiciens, mais aussi de se former en entrant dans les entrailles de morceaux qui ont fait leurs preuves. La reprise n’en est pas pour autant l’apanage des novices, il suffit de voir le nombre de groupes professionnels qui se prêtent régulièrement à l’exercice, dont Ghost, qui en fait une tradition par le biais notamment d’EP entre les albums. Pour Tobias Forge, la reprise s’apparente à un retour aux sources, un lien avec ses années d’apprentissage, comme une boussole. C’est aussi un moyen pour son public de mieux comprendre sa fibre artistique et ses musiques originales.

Phantomime est le troisième EP de la sorte. L’occasion de discuter de tout ceci, de revenir sur quelques-uns de ses choix de chansons reprises et de son approche de l’exercice, mais aussi de son rapport aux deux mastodontes du metal – Iron Maiden et Metallica –, de pop music et de son affinité avec Def Leppard, le chanteur Joe Elliott ayant posé sa voix sur une nouvelle version de « Spillways »… Comme quoi, la reprise peut se décliner de plusieurs manières.

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Deathstars ou l’obscurité festive


Ces trois dernières années, pour beaucoup la vie n’a pas été un long fleuve tranquille notamment à cause de la crise sanitaire et des conséquences de cette dernière. Évidemment, les artistes ont été particulièrement touchés puisque leur mode de vie (enregistrement d’un disque et tournée dans la foulée) a été complètement chamboulé. Deathstars fait ainsi partie de ces groupes qui ont dû repenser drastiquement leur planning en repoussant la date de sortie de leur nouveau disque et en reportant à de nombreuses reprises leurs tournées.

Dans cet entretien, Whiplasher Bernadotte (de son vrai nom Andreas Bergh) – le chanteur et parolier du groupe – nous présente le nouvel album Everything Destroys You. Plein d’humour, d’autodérision et d’humilité, il revient sur ces dernières années particulières pour Deathstars et nous décrit le lien spécial qui l’unit à Nightmare Industries (de son vrai nom Emil Nödtveidt), le guitariste/producteur du groupe et surtout sa tête pensante. L’occasion également pour lui, plus largement, de vous présenter Deathstars, un groupe majeur de la scène rock/indus/goth.

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Devildriver : « la lumière vaincra l’obscurité »


Les démons s’acharnent sur Dez Fafara. Le dernier en date avait pour nom covid-19 et il a bien failli être fatal au chanteur, qui s’est vu mourir. S’il est désormais rétabli, il fait tout de même attention à sa santé, le virus lui ayant laissé quelques séquelles cardiaques. Mais comme toujours, Dez se relève plus fort. S’il est en pleine période de questionnement sur l’avenir de sa carrière, pour laquelle il devra prendre une décision le 1er janvier prochain, il sort aujourd’hui le second volet du diptyque Dealing With Demons, une suite et fin en apothéose de l’album sorti en 2020, en pleine pandémie.

Un album particulièrement noir et virulent en forme de catharsis, qui continue à rentrer un peu plus dans l’intimité du chanteur, à l’instar de l’entretien qui suit, complémentaire, à celui réalisé il y a trois ans. Il lève ainsi le voile sur un certain nombre de sujets personnels, tels que sa spiritualité, son rapport distant au monde de la musique, sa vision négative des gouvernements, les symboliques derrière Devildriver, etc. Nous évoquons évidemment aussi son combat contre le covid-19, les récents changements de line-up ainsi que le second retour de Coal Chamber qui va commencer par arpenter les scènes américaines cet été.

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Cerbère : sale bête à trois têtes


Voilà une drôle de créature à trois têtes qui s’échappe des caniveaux parisiens, le bien nommé Cerbère ! Si le chien polycéphale garde l’entrée des Enfers dans la mythologie grecque, ce Cerbère-là n’a aucune raison de vous empêcher d’y pénétrer… Nouveau venu dans la scène doom/sludge française, le trio à l’approche DIY s’inscrit bien loin du doom épuré de la vague actuelle, les Parisiens revendiquant clairement leur appartenance à l’école initiée par des Grief, Iron Monkey, ou encore des Eyehategod et Noothgrush. Avec leur premier album Cendre, le groupe n’hésite pas à flirter avec le drone et à user de hurlements black metal pour cracher sur la dureté de la vie ou évoquer son admiration pour Conan Le Barbare. Cerbère propose une musique opaque et poussiéreuse, qui va pourtant parfois tenter de trouver la lumière à travers des riffs heavy et psychédéliques. Et il faut bien avouer que, pour les plus aventuriers des auditeurs, ce cocktail maison au goût de cendres de fin de soirée fonctionne plutôt bien !

Alors que la bête s’élance à peine avec un EP et un premier album proposant déjà quelques concerts dans les salles obscures, nous avons saisi l’occasion pour faire connaissance avec Thom, Baba et Baptiste, respectivement bassiste, batteur et guitariste/chanteur. De leur démarche, leur direction artistique jusqu’à leur matos, leur goûts musicaux et leur discussion litigieuse sur le nom du groupe, les trois musiciens évoquent en toute décontraction le début de leur aventure !

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Rise Of The Northstar… is fucking back!


Leur dernier concert remontait à décembre 2019, on n’avait plus beaucoup entendu parler d’eux depuis… Evidemment, une pandémie est passée par là, les forçant à faire une croix sur toute perspective de tournée. Fidèle à son habitude de discrétion quand il n’arpente pas une scène, Rise Of The Northstar ne s’est pas tourné les pouces pour autant. Le combo a pris son temps ces dernières années, caché dans l’ombre pour élaborer son troisième album et revenir en mode coup de poing avec un Showdown qui, dès son entame, ne laisse aucun doute sur son intention d’en découdre. Suite logique de The Legacy Of Shi (2018), il étend également un peu plus l’univers de ROTN.

Le groupe préférant réfléchir à ses réponses, c’est par e-mail que nous avons interrogé Vithia et Eva-B sur la conception du disque et ses particularités, mais aussi sur leur fibre artistique toujours à la croisée du shonen manga et des grooves heavy des années 90 et leur « philosophie » par rapport au groupe en tant que tel.

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Redemption : avis de tempête


Redemption a beau œuvrer dans le metal profressif, il n’est pas du genre à opérer des changements radicaux. Le groupe mené par le guitariste Nick Van Dyk est plutôt du genre à évoluer en douceur au fil des albums. Comme le reconnaît son leader, les changements de line-up aident à apporter des sonorités et approches nouvelles. Ça a été le cas lors de l’intégration du frontman d’Everygrey, Tom Englund en 2017. C’est une nouvelle fois le cas avec l’arrivée du claviériste Vikram Shankar en 2018, qui signe aujourd’hui avec I Am The Storm son premier véritable album en tant que membre à part entière… et surtout compositeur du groupe. Là où tous les précédents albums étaient très largement le fruit de Nick Van Dyk, I Am The Storm profite d’une dynamique créative renouvelée, le claviériste apportant son expertise en matière d’écriture et d’arrangement, et une dimension cinématographique aiguisée.

Nick, qui se voit comme un « ancien » dont les « références datent d’il y a cinq mille ans » et trouve son contrepoint en Vikram et ses influences plus modernes, nous explique tout ceci dans l’entretien qui suit. Nous discutons également des reprises de « Turn It On Again » de Genesis et de « Red Rain » de Peter Gabriel, deux tubes pop qui brillent par leur sophistication, et de certaines thématiques, dont le « poison » qui gagne du terrain dans nos interactions, avec cette incapacité à voir l’humanité chez ceux qui ne sont pas d’accord avec soi.

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Hanging Garden : cultive son univers


A bientôt vingt ans de carrière et désormais huit albums à son actif, il est étonnant qu’on ne parle pas davantage d’Hanging Garden, compte tenu de la qualité de son metal doom/gothique. D’après le chanteur Toni Hatakka, apparu au milieu des années 2000, le groupe s’est retrouvé noyé dans une période de sursaturation de productions metal. Mais il n’est jamais trop tard : son nouvel album The Garden, qui poursuit dans la direction musicale de Skeleton Lake, à savoir avec un sens de l’accroche accru et en s’émancipant légèrement des contrées doom, mais sans dénaturer sa sensibilité à fleur de peau, est une bonne occasion de se rattraper.

Thématiquement, en revanche, The Garden prend le contrepied de son prédécesseur. Certes, il est toujours question de l’effondrement du monde, notamment sur le plan écologique, mais là où Skeleton Lake prônait une perspective pessimiste, le nouvel opus apporte un brin d’espoir et de lumière au travers de ce « jardin », reflet des rêves récurants de Toni depuis sa tendre enfance. Nous avons donc échangé sur tout ça avec Toni mais aussi Riikka, chanteuse intégrée au groupe depuis 2019, les deux étant par ailleurs mari et femme. Il est donc question d’espoir et de désespoir, du monde d’avant, celui d’après et celui des rêves, de carrière, d’approche musicale, de line-up à désormais huit musiciens, etc.

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The 69 Eyes : une lueur dans l’obscurité


« J’ai l’impression que la dernière décennie était une décennie gâchée », nous confie Jyrki 69 dans l’entretien qui suit au sujet de son groupe The 69 Eyes. Un constat, lié à une routine dans laquelle le groupe s’est laissé prendre, qui peut paraître bien amer, mais c’est surtout une prise de conscience pour quelqu’un qui, peu importe les réussites passées, éprouve le besoin d’aller plus loin, de vivre des choses nouvelles, d’aller chercher de nouveaux publics, tout en entretenant l’énergie et l’esprit des débuts. C’est l’idée de Death Of Darkness, un album qui se veut positif, conçu dans l’idée de voir si le groupe était toujours capable d’écrire des tubes pertinents en 2023, en mesure de rivaliser sur les ondes avec leurs anciens succès.

Nous en discutons avec le frontman, en abordant également une multitudes de sujets annexes, que ce soit l’influence de la culture américaine dans une musique à la mélancolie typiquement finlandaise, son rapport aux années 80, son admiration pour Johnny Cash – il était prévu que le groupe travaille sur une collaboration avec le fils de ce dernier, John Carter Cash –, ou les premiers pas de The 69 Eyes, avec l’impact déterminant des funérailles d’Elvis Presley et un premier album, Bump ‘n’ Grind, qui a désormais passé la barre des trente ans.

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Lord Of The Lost fait la différence


Lord Of The Lost est un groupe pas comme les autres, et la différence est d’ailleurs au cœur de l’histoire de son frontman Chris « The Lord » Harms et du nouvel album Blood & Glitter. S’il œuvre aujourd’hui en tant que chanteur d’un groupe de metal gothique/industriel, il a d’abord fait ses premiers pas dans la musique classique en tant que violoncelliste. C’est à la découverte de Roxette que tout a changé pour lui et qu’il a voulu lui-même se maquiller, se teindre les cheveux et, un jour, proposer un véritable spectacle. Ce n’est donc pas un hasard si Steve Harris lui-même a choisi Lord Of The Lost pour ouvrir pour Iron Maiden, alors que les deux groupes œuvrent dans des univers très différents.

Tout cela pour arriver aujourd’hui à Blood & Glitter, un album sorti « par surprise » pour retrouver une forme de magie, estompée par un marketing devenu trop envahissant, et à la chanson titre avec laquelle ils ont été sélectionnés pour représenter l’Allemagne à Liverpool le 13 mai prochain. Nous avons interrogé le chanteur sur cette nouvelle aventure, mais aussi pour revenir sur l’album sorti en décembre dernier et sur sa propre histoire.

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Carcariass dans le monde d’après


Groupe culte de la scène death française depuis 1991, Carcariass n’est pourtant plus véritablement le même depuis quelques années… Le combo s’est refait une petite beauté et a rafraîchi sa dynamique et sa musique, avec désormais cinq membres sur les planches, dont un chanteur permanent. Exit donc le trio de death technique aux compositions principalement instrumentales, voici depuis Planet Chaos un groupe plus mélodique et accessible, avec une ouverture encore plus assumée sur Afterworld. Changer de mode opératoire n’a rien d’évident pour un groupe avec une si longue carrière, mais il faut bien affirmer que ce Carcariass version 2020 leur correspond bien au vu de la qualité de ce Afterworld qui franchit un pas et qui a des arguments solides pour s’adresser à un autre public. Après une période de trêve propre à l’histoire du groupe et la pause forcée provoquée par la pandémie, Carcariass revient plus en forme que jamais.

Cette évolution naturelle, le batteur Bertrand Simonin présent depuis les débuts du groupe y revient avec nous. Il évoque une certaine lassitude des productions trop brutales, démonstratives et techniques qui sont peut-être des déclencheurs de ce virage musical et de la nouvelle couleur de Carcariass aujourd’hui. Entre quelques anecdotes sur le passage au Hellfest, le rapport du groupe à la science-fiction et quelques réflexions sur la force de l’âge, Bebert nous dresse le tableau du Carcariass d’aujourd’hui dans cet entretien.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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