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Chronique   

Rival Sons – Darkfighter


Darkfighter, premier volet d’un diptyque qui sera complété en fin d’année par Lightbringer, est une réponse à la morosité et au doute qui ont marqué les années de pandémie. Echappatoire pour le guitariste Scott Holiday, introspection pour le chanteur Jay Buchanan, dans tous les cas, l’objectif est clair : combattre l’obscurité pour répandre la lumière. Le quatuor originaire de Los Angeles s’exprime à nouveau via le classic rock auquel il nous a habitués, une « dimension cinématographique » en plus, fruit d’une écriture forcément plus longue et donc de sonorités plus travaillées.

« Mirrors » ouvre le bal avec son orgue hammond avant d’être brisé par le riffing haché et le balancement qui soutiennent la voix déclamée de Jay Buchanan. Une amorce à la Led Zeppelin et ses allures de grandiloquence, voire de catharsis sur le refrain, vite rattrapée par l’urgence de « Nobody Wants To Die » qui nous plonge dans une course-poursuite avec la mort. « Bird In The Hand » ralentit le pas avec un léger shuffle blues qui tire vers un rock feel-good. Scott Holiday n’hésite pas à ponctuer les morceaux par des incartades acoustiques pour nourrir la dynamique. « Rapture » mise d’ailleurs sur cet atout pour prendre de l’ampleur et n’hésite pas à flirter avec les codes du grunge version Pearl Jam ou du stoner de Queens Of The Stone Age. « Darkside » offre une synthèse en guise de conclusion : le groupe joue la carte des phrasés résonnant dans une immensité reconstituée avant de rejoindre des sentiers plus âpres ; la fuzz comme symbole de libération. Darkfighter brille par la multitude de ses mouvements, toujours enchâssés dans le même registre de rock fortement typé seventies. Les ficelles sont familières certes, mais même si l’itinéraire est connu, les balises ne sont pas si grossières, et la sincérité ne fait aucun doute : Rival Sons s’exprime avec les tripes. Le « confort sauvage » en somme.

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Interview   

Avenged Sevenfold : démonstration par l’absurde, partie 2


Avenged Sevenfold n’a pas froid aux yeux, c’est le moins qu’on puisse dire de son nouvel opus Life Is But A Dream. Peu leur importe que les fans soient décontenancés – il y en a qui auraient même « fracassé » leur ordinateur à la découverte du second single « We Love You » –, au contraire, ça a même plutôt tendance à les amuser. Le quintet remet le goût du risque, de la surprise et du « choquant » au cœur du metal. Et ça fait du bien de la part d’un groupe qui a certainement tout à y perdre, commercialement parlant, mais tout à gagner, artistiquement. Le panel d’influences est (très) vaste et l’approche rappellera indéniablement celle d’un certain Mike Patton, en particulier avec Mr. Bungle. Fou et addictif. A n’en pas douter, Life Is But A Dream fera date dans la carrière d’Avenged Sevenfold.

Voilà pourquoi nous ne proposons pas une mais deux passionnantes interviews, l’une avec M. Shadows, l’autre avec Synyster Gates. Dans cette seconde partie, nous entrons plus en détail avec le guitariste dans la composition, le jeu d’influences et la richesse sonore de l’album. Il nous en apprend plus sur lui-même, ses capacités comme ses manques, et sur son rapport à l’art qui, pour lui, se doit d’être audacieux.

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Interview   

Avenged Sevenfold : démonstration par l’absurde, partie 1


Avenged Sevenfold n’a pas froid aux yeux, c’est le moins qu’on puisse dire de son nouvel opus Life Is But A Dream. Peu leur importe que les fans soient décontenancés – il y en a qui auraient même « fracassé » leur ordinateur à la découverte du second single « We Love You » –, au contraire, ça a même plutôt tendance à les amuser. Le quintet remet le goût du risque, de la surprise et du « choquant » au cœur du metal. Et ça fait du bien de la part d’un groupe qui a certainement tout à y perdre, commercialement parlant, mais tout à gagner, artistiquement. Le panel d’influences est (très) vaste et l’approche rappellera indéniablement celle d’un certain Mike Patton, en particulier avec Mr. Bungle. Fou et addictif. A n’en pas douter, Life Is But A Dream fera date dans la carrière d’Avenged Sevenfold.

Voilà pourquoi nous ne proposons pas une mais deux passionnantes interviews, l’une avec M. Shadows, l’autre avec Synyster Gates. Dans cette première partie, le frontman expose toute la philosophie du groupe quant à son art mais aussi son rapport aux fans. Et c’est bien aussi de philosophie qu’il est question lorsque nous abordons la thématique centrale du disque autour de l’existentialisme et de l’absurde largement inspirée de l’œuvre d’Albert Camus et des questions personnelles de Matt sur sa propre vie.

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Chronique   

Godflesh – Purge


On ne présente plus Godflesh : pierre angulaire de la musique extrême, le duo est l’un des premiers à avoir mêlé metal et influences industrielles, riffs lourds et boîtes à rythmes, froideur mécanique et déliquescence organique. Bien qu’ayant été l’un des groupes les plus influents des années 1990 – on ne compte plus leurs fans, des plus évidents comme Fear Factory ou Neurosis aux plus célèbres comme Korn ou Metallica –, Godflesh est resté un projet singulier au style immédiatement reconnaissable, sombre, agressif et austère. Six ans après Post-Self, les Anglais reviennent avec Purge, leur neuvième album en trente-cinq ans de carrière.

Il y a quelques mois seulement sortait une version live de Pure, leur deuxième album : un timing particulièrement bien choisi pour nous préparer à Purge, qui, comme son titre l’indique, a été pensé comme une manière pour le groupe de revisiter l’opus de 1992. Et en effet, dès « Nero », on retrouve les beats hip-hop et le groove de Pure. D’autres touches 90s sont présentes – jungle et drum and bass sur « Permission » par exemple – mais c’est évidemment le « son Godflesh » qui domine, la basse à la lourdeur viscérale de Ben Green, les riffs simples et assourdissants (en retrait sur le narcotique « The Father ») du prolifique Justin K Broadrick, ses imprécations inquiétantes, et les Machines qui donnent au son du groupe toute son épaisseur. Intimidant, groovy, il a le caractère addictif des meilleures productions du groupe – presque jusqu’à la nausée. Broadrick explique en effet que la musique de Godflesh est pour lui un moyen de se purger – d’où le titre – des sentiments d’angoisse et d’aliénation causés par ses troubles mentaux : plus largement, à une époque où les années 1990 et leur futurisme enthousiaste semblent en plein retour de hype, Godflesh montre que l’hostilité défensive et la prescience du pire dans sa musique de cette période sont plus d’actualité que jamais.

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Interview   

Elegant Weapons : Richie Faulkner et la juxtaposition


L’histoire de Richie Faulkner est presque un conte de fées. A trente ans, il s’est retrouvé embarqué dans l’un des plus gros et influents groupes de heavy metal de l’histoire, pour remplacer le légendaire K.K. Downing et donner la réplique au non moins légendaire Glenn Tipton. Le résultat est que Judas Priest lui a permis de se retrouver sous le feu des projecteurs, autant qu’il aura lui-même permis à Judas Priest de trouver un nouveau souffle grâce à son énergie scénique et à sa créativité en studio, parfaitement en phase avec l’héritage du groupe de Birmingham. Mais on le sait bien, ce dernier a passé la barre des cinquante ans et la question de la retraite plane désormais sur lui. Après tout, quand Richie a rejoint le Priest, c’était bel et bien pour une tournée d’adieu…

C’est donc, en quelque sorte, pour préparer l’après que Richie Faulkner nous revient avec un tout nouveau groupe, baptisé Elegant Weapons, accompagné de Ronnie Romero au chant, ainsi que de Rex Brown (Pantera) à la basse et Scott Travis (Judas Priest) à la batterie pour le studio – tous deux remplacés par Dave Rimmer (Uriah Heep) et Christopher Williams (Accept) pour le live. Mais c’est aussi pour, là encore, faire vivre un héritage : Horns For A Halo, le premier album de la formation, honore les pères fondateurs autant qu’il modernise leur propos. Nous en discutons ci-après avec le guitariste, qui nous parle également de son histoire personnelle et de son aventure avec Judas Priest, dont un nouveau disque ne devrait pas tarder à voir le jour…

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Chronique Focus   

Ov Sulfur – The Burden Ov Faith


Ov Sulfur représente à la fois un départ fulgurant et un grand retour. Après un EP, Oblivion, sorti en 2021, le quintet (parfois décrit comme un collectif, peut-être du fait de la profusion d’invités) a pu se greffer sur de nombreuses tournées, et n’a pas manqué d’attirer l’attention avec un blackened deathcore puissant et attractif. Et pourtant, ce projet aurait bien pu ne jamais voir le jour. Le chanteur Ricky Hoover a passé dix ans loin de la scène, s’étant reconverti en barbier à Las Vegas après avoir laissé le groupe Suffokate derrière lui. Ce n’est que lorsque le Covid-19 a interrompu cette activité que ce dernier a décidé de remettre le couvert, pour échapper à une immobilité qui mettait à mal sa santé mentale.

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Interview   

The Damned : le punk hétéroclite


Pour certains groupes, dont The Damned fait partie, dur, dur de sortir un album quand on est attendu au tournant (en particulier par une maison de disques). Oui, le propos paraît un brin démago, mais ils sont comme ça, chez The Damned : le succès commercial n’est pas leur souci principal. Il faut dire qu’avec quarante ans de carrière au compteur, ils ont une grosse fan base, et ce, dans le monde entier. Alors pour leur nouvel album Darkadelic, ils n’ont pas dérogé à la règle, et ont fait ce qui leur plaisait. Si la tracklist est pour le moins hétéroclite, c’est que nous sommes face à un énième « album de confinement », exercice planétaire inédit qui nous a déjà donné quelques belles surprises.

Captain Sensible, guitariste et chanteur, se définit comme « une éponge » qui absorbe tous les styles musicaux depuis les années 60. Il est aussi la némésis de Dave Vanian, coauteur / rival, chanteur et ami de longue date au sein du groupe. Sans fausse pudeur ni sensationnalisme, Captain Sensible raconte, se raconte (un peu), digresse (beaucoup) et confirme à quel point il est une personnalité importante pour le monde de la musique. Rencontre.

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Chronique Focus   

Avenged Sevenfold – Life Is But A Dream…


L’ère des patchs Avenged Sevenfold pour sac à dos d’adolescents est définitivement révolue. Premièrement parce que les premiers fans d’Avenged Sevenfold ont vieilli avec le groupe et ont rangé leurs attributs de metalleux claniques et enfin, surtout, parce qu’Avenged Sevenfold est à des années-lumière du groupe de ses débuts, prompt à copier Metallica où à embrasser l’arsenal autrefois plébiscité du metalcore. Plus de vingt ans après leurs débuts, A7X a pris le goût de la déstabilisation et sa dernière œuvre en date, intitulée Life Is But A Dream, atteint le paroxysme de la démarche. Inspirés par la philosophie d’Albert Camus et la musique de Mr Bungle, les Américains font d’un cocktail improbable une œuvre aussi hétérogène que cohérente. Peu importe la dangerosité de la démarche : Avenged Sevenfold a le besoin impérieux de faire de sa musique le seul champ de liberté valable.

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Interview   

Koritni : la bande son de l’été


Le soleil est de retour, et il vous manquait une bande son pour le printemps et l’été à venir ? Ça tombe bien Long Overdue, le nouvel album de Koritni est sorti récemment. Alors on se retrouve entre potes pour l’apéro, et on s’écoute cette collection de titres groovy qui font secouer la tête et taper du pied ! C’est ainsi en tout cas que Lex Koritni, chanteur, compositeur et guitariste de son groupe, conçoit la musique et notamment la sienne. Et cela fait du bien ! Ça donne la pêche pour aborder cette période estivale qui arrive !

Le temps fut long depuis Rolling paru en 2018. Lex a pris le temps de composer à son rythme, de vivre sa vie à côté de la musique, et c’était enfin pour lui le bon moment de sortir des nouvelles chansons. Dans cette interview Lex nous partage donc sa conception de la musique, sa façon de gérer son équilibre vie personnelle et musicale, et également de sa vision du rock en France loin de certains clichés que nous pourrions en avoir, avec un enthousiasme et un accent chantant extrêmement rafraichissants !

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Live Report   

Metallica : du vide mais le plein de tubes


En 2023, l’institution Metallica crée l’évènement en lançant une tournée européenne qui s’arrêtera deux soirs dans plusieurs villes. Tournée en soutien à leur nouvelle production jaune, 72 Seasons. Avec tout le marketing qui va bien, comme le pop-up store proposé autour des deux dates. Trop ? Si le public suit, après tout quel mal y aurait-il ? En ce premier soir parisien, la météo est clémente, Ice Nine Kills ouvre le bal, Epica remplace Five Finger Death Punch au pied levé. Vous êtes à Saint-Denis avec nous ? Allez, on y va !

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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