Long Distance Calling a un rêve : faire la BO d’un film. Sauf que, pour le moment, l’occasion ne s’est pas présentée. Qu’à cela ne tienne, ils feront leur propre film. C’est exactement ce qui s’est passé avec The Phantom Void, un disque énigmatique, qui explore les notions de cauchemar, de boucles sans fin, de perte de contrôle, etc. De quoi provoquer l’angoisse comme un bon classique de John Carpenter, influence assumée, mais aussi présenter une bonne base pour une mise en image, comme ils l’ont fait en prenant trois des titres de l’album et en les transformant en court-métrage. Habitué des concepts instrumentaux, Long Distance Calling est passé maître dans l’art de l’éloquence sans user de voix, ou presque.
Après avoir échangé avec le bassiste Jan Hoffmann pour la sortie de Eraser, nous nous sommes tournés cette fois-ci vers son compère batteur Janosch Rathmer – celui qui déteste Tool et adore le travail en studio, tout l’inverse de Jan. Il nous explique ainsi toute la genèse de cet album d’épouvante et les éléments thématiques sur lesquels il repose. L’occasion également d’aborder la question du live, puisque The Phantom Void succède au Live At Lichtburg paru en décembre dernier, et de revenir sur les débuts du groupe qui fête tout juste ses vingt ans.








































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