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The Gathering : un rassemblement dans la simplicité


Il n’y en a pas beaucoup des groupes qui auraient survécu au départ d’une chanteuse de la stature d’Anneke Van Giersbergen, elle qui a largement contribué à forger la réputation de The Gathering et sa notoriété. Mais voilà, les Hollandais ont survécu, surement parce qu’il y a toujours eu bien plus derrière ce groupe qu’une chanteuse et qu’il a su à travers les années s’imposer pour le fond, l’essence, de sa musique avant les apparences. Deuxième album donc avec la talentueuse Norvégienne, ex-Octavia Sperati, Silje Vergeland, deuxième tournée également.

Et même si on ne peut nier que le groupe y a laissé des plumes dans le changement au vu de la faible affluence dans le Ninkasi Kao, ceux qui sont venus l’on fait par amour pour cette musique devenue alternative avec le temps, souvent planante, parfois enlevée. Un comité réduit, mais un comité aux yeux pétillants, prêt à être transporté par les frères Rutten et leurs compères. Un comité qui, on le constate, provient de moins en moins, par héritage, de la scène metal et de plus en plus de la scène des musiques rock alternatives, là où se situe véritablement l’âme de The Gathering depuis déjà fort longtemps.

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Papa Roach : Attention ! Trop plein d’énergie !


« Silence is the enemy tour » est la bannière sous laquelle Papa Roach se présente en cette fin de mois de novembre dans un Trabendo qui affiche complet. Et de silence ce soir, il ne sera évidemment pas question. Fort heureusement. Avec une setlist articulée autour de leur dernière production, ‘The Connection’ et de leur emblématique Infest, sans oublier néanmoins les autres époques du groupe, les Américains auront offert un concert des plus énergiques. Mais ne dévoilons pas tout dès l’introduction de ce compte-rendu, vous ne liriez jamais la suite !

Alors, avant de comprendre pourquoi Jacobi Shaddix est plus fort que tous les lapins Duracell réunis, intéressons-nous aux deux formations qui ouvrent le bal, Holophonics et Glamour Of The Kill. Qui ça ? Non, vous n’en saurez pas plus sans lire la suite !

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Avenged Sevenfold, les (cinq) doigts dans le nez


Avenged Sevenfold et Five Finger Death Punch, voilà une affiche qui en donne au spectateur pour son argent. Deux poids lourds de la nouvelle scène metal. Et le jeune public parisien ne s’y est pas trompé en venant en masse remplir le Zénith de la capitale qui affichait complet depuis plusieurs jours. Jeune public car la moyenne d’âge était aux alentours, à vue de nez, des vingt ans, mais un public qui était de toute évidence venu pour se défouler, vu la bonne humeur qui aura régné durant toute la soirée.

Le genre d’affiche alléchante donc, qu’on aimerait voir de temps en temps dépasser le périphérique parisien et investir les salles de Province. Avis aux promoteurs et tourneurs… Mais une affiche qui aurait pu en imposer encore plus avec la présence du chanteur de Disturbed David Draiman et son projet Device, prévu à l’origine en ouverture mais finalement remplacé par le moins célèbre Avatar, qui n’en est pourtant pas à son coup d’essai.

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Wednesday 13 : le visage convivial de l’horreur


C’est la même ritournelle, année après année. Arrivés à l’automne, une majorité de groupes enfin sortis de studio, présentent leur nouvelle galette sur scène. L’automne, c’est toujours une sinécure : quoi voir ? Quoi choisir ? Il arrive qu’en l’espace d’une semaine plusieurs formations viennent à jouer dans la même ville. Et malheureusement, le portefeuille n’est pas extensible. Ainsi, il faut choisir. Et bien choisir. Ceux qui ont donc fait le choix de venir se rassasier d’horror rock dans cette salle lyonnaise du Kao, au soir du 21 novembre, et ce malgré le préavis de neige, l’on donc fait par véritable choix (à la même période se produisaient Dark Tranquillity, Hypocrisy, The Gathering ou encore Shinning).

Wednsday 13, c’était lui l’homme du soir (et non Patrick Bruel, à la Halle Tony Garnier) ! Accompagné de The Defiled et de Sister, Wednesday 13 c’est avant tout un spectacle et l’assurance d’un bon moment. Or, ceux qui ont fait le déplacement sont peu nombreux. Rien qui puisse nuire à cette soirée cependant. Bonne humeur et plaisir étaient les deux vecteurs principaux de celle-ci.

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Airbourne : lâchez les dingos !


On connaît particulièrement Airbourne pour ses performances en festival. Ceux qui ne les ont pas encore approché dans ces conditions rêvent de voir Joel O’Keefe escalader les structures de ces scènes extérieures et se lancer dans un solo à vingt mètres au-dessus du sol, au désespoir des équipes de sécurité. Mais si pour les Australiens, c’est bientôt l’été, une fois arrivés dans l’hémisphère nord, il faut bien les enfermer dans une salle. Pas de problème ! Ce ne sont pas des murs qui vont les retenir, les empêcher de montrer ce qu’ils savent faire quelle que soit l’environnement où on les envoie.

De passage dans la région lyonnaise, c’est au Radiant-Bellevue de Caluire que les hard-rockeurs sont venus poser les amplis. Une salle que les headbangueurs de Lyon connaissent bien peu. Si on a pu, comme en 2008, y voir passer des groupes comme Down ou Bullet For My Valentine au temps où on ne l’appelait que le Radiant, il s’agit de la première occasion qui est donnée aux metalleux d’assister à un show aussi électrique depuis la réouverture en janvier dernier de la salle après des travaux de rénovation qui ont permis de la hisser parmi les plus grandes de l’agglomération. L’occasion aussi de voir comment elle passera le test des déluges de watts des Australiens.

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Queens Of The Stone Age met le feu sans jouer avec les allumettes


… Like Clockwork, la dernière production des « Reines » du stoner marque leur retour discographique après six années d’absence dans les platines. Les fans, nombreux, devaient s’impatienter même si un passage en juin au Trianon avait pu en rassasier certains. Deux Zénith remplis jusqu’au dernier siège prouvent non seulement l’impatience des fans mais aussi leur fidélité. Et qu’un seul Trianon n’aura pas suffi à combler les affamés.

En arrivant dans la salle, toutes lumières encore allumées, chacun peut découvrir le décor de cette seconde soirée. Au fond de la scène, un backdrop flanqué du logo de la première partie. Plus inhabituel, les côtés de la scène restent ouverts, sans les tentures usuelles qui masquent les entrailles du spectacle. Mine de rien, cette ouverture donne une autre ambiance, plus club peut-être. La première partie sera assurée par SweetHead, groupe fondé par le guitariste Troy Van Leeuwen, lequel œuvre aussi avec les Queens Of The Stone Age. Au chant, Serrina Sims qui a chanté sur le titre « Make It Wit Chu » des reines de la soirée. Quelque part, on reste donc en famille.

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Ghost, le monstre de scène


Sortis largement vainqueur d’une seconde tournée aux États-Unis en 2013, les Suédois de Ghost, Papa Emeritus II en tête, ont étalonné leur nouvelle renommée sur le Vieux Continent par une série de dates au Royaume-Uni puis en Allemagne avant de rejoindre leur Scandinavie natale pour achever une année de tournée quasi continue. Presque continue, car Papa et ses Goules ont eu le temps de sortir un album acclamé (Infestissusmam) et un EP de reprises sous la coupe productrice et avec la participation de Dave Grohl. L’année 2013 a donc été importantissime dans la carrière des Suédois qui voient désormais toutes leurs dates afficher complet et qui devraient voir la taille des salles dans lesquelles ils se produisent rapidement évoluer.

Ghost obtient en fait en Europe une assise de fans qu’ils avaient déjà aux États-Unis, un pays où le succès leur a souri dès le départ. Toujours pas de date en tête d’affiche en France pour cette tournée, même si le public français avait pu assister aux prêches de Papa Emeritus à l’heure de la messe le dimanche matin au Sonisphère, et plus raisonnablement le dimanche soir sur la MainStage du Hellfest, où la réussite auprès de l’audience avait été au rendez-vous.

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Dark Tranquillity : certainement pas en construction !


Dark Tranquillity, bientôt vingt-cinq ans de carrière, un premier album, Skydancer, sorti il y a vingt ans et un dernier opus, le dixième, sorti il y a quelques mois. Voilà quelques données chiffrées pour planter le décor et rappeler que les Suédois qui investissaient cette semaine les salles françaises (notamment, le Trabendo à Paris et le CCO à Lyon, où nous avons pu les voir) sont loin d’être des débutants. Construct, ce dernier album, singulier dans la discographie du combo, semble ne pas avoir été des plus simples à sortir (comme l’expliquait Mikael Stanne il y a quelques mois dans nos pages). Nous aurons l’occasion de voir si le groupe a tout de même réussi à l’ingérer et à le restituer live ou si ce maudit opus laisse les Scandinaves… en chantier.

Avec eux, les Suédois emmènent d’autres scandinaves, Norvégiens ceux-là : Tristania. Eux aussi sont là depuis un moment puisque leur carrière démarre en 1996. Après huit albums dont le récent Darkest White sorti cette année et quelques mouvements dans la composition du groupe stabilisée depuis deux albums, ils ont donc la difficile mission de réchauffer la salle pour la tête d’affiche. D’autant plus difficile que le froid investit le pays depuis quelques temps.

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CR De Festival    Live Report   

Journal intime d’un wackeneur


Par où commencer ? Que dire ? Il y a tellement de choses. Fantasques, démesurées, impressionnantes. C’est trop pour un seul homme. Tout n’est pas faisable. Allez faire l’intégralité des attractions d’un Disney Land en quelques trop courtes journées, on va bien rire. Ensuite, tentez de raconter votre aventure, surtout si c’était votre première fois. D’ailleurs, n’avez-vous jamais tenté de raconter votre première fois (celle à laquelle vous pensez maintenant en lisant ces lignes) ? On en retient seulement que c’était bien ou non. C’est tout. Puis le temps passe, on égare dans un coin de sa tête la date exacte mais en rien l’acte lui-même, même si certains détails sont passés sous silence. D’ailleurs, quand est-ce que tout cela a vraiment commencé ? C’était début août. Il y a un bail donc, mais pour le moment, comment oublier ? Après tout, on parle de ce lieu comme du lieu de pèlerinage obligatoire pour tout metalhead. Ce petit village au nord de Hambourg, en Allemagne, à environ une heure de la frontière danoise mais surtout, à mille trois cent kilomètres de Lyon (!), que l’on nomme Wacken a quelque chose de magique.

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Steven Wilson, un génie dans la lumière


Excellent ou exécrable ? Mémorable ou désolant ? Il est des concerts dont on ne peut deviner l’histoire, sur lesquels il est risqué de pronostiquer l’issue. Et il y a les autres. Ceux dont vous savez pertinemment à quoi vous attendre, ceux dont la partie est jouée d’avance et qui, dans le meilleur ou le pire, seront fidèles à leur réputation. Steven Wilson lui, fait partie de ces rares artistes qui réussissent à jouer sur les deux tableaux, qui d’une part délivrent une prestation désespérément irréprochable, mais qui par dessus le marché parviennent inlassablement à vous étonner.

Toujours dans le cadre de la tournée de son dernier album The Raven That Refuse To Sing, le leader de Porcupine Tree est donc venu faire une escale solo à Lyon, une première. Devant le Transbordeur, c’est sous une fine pluie persistante que le noyau dur d’irréductibles fans attendra son heure, impatient de s’engouffrer au sec. Une fois à l’intérieur, force est de constater que la salle ne sera pleine qu’aux deux tiers, constat un peu triste lorsque l’on connaît la dimension live de l’artiste et sa propension à remplir des théâtres entiers. Mais qu’importe, le petit comité rhodanien n’en sera que plus à l’aise pour profiter du show.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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