ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Live Report   

Robert Plant sème la grâce folk au cœur de Carcassonne


Depuis plus de deux décennies, le Festival de Carcassonne offre un écrin majestueux à toutes les formes d’expression artistique. Théâtre, musique, danse : la cité médiévale vibre chaque été au rythme d’une programmation éclectique, où légendes confirmées croisent étoiles montantes. Et s’il est un lieu qui incarne cette alchimie entre patrimoine et création, c’est bien le Théâtre Jean-Deschamps. Lovée entre les remparts, cette scène de pierre à ciel ouvert donne une solennité particulière à chaque représentation. En ce mercredi 23 juillet, une semaine après le passage ra(va)geur de Judas Priest, c’est une autre légende britannique qui en a pris possession, dans une ambiance toute en contrastes : Robert Plant, voix mythique de Led Zeppelin, est revenu fouler la scène carcassonnaise avec son nouveau projet Saving Grace.

Bien loin du rock cosmique des Sensational Space Shifters — son précédent passage au festival en 2018 —, le Robert Plant version 2025 opte ce soir pour un voyage plus introspectif, plus feutré. C’est donc dans une lumière tamisée et une scénographie volontairement dépouillée que le chanteur prend place, accompagné des musiciens de Saving Grace et de sa complice vocale Suzi Dian, formant un ensemble soudé, organique, presque familial. Un groupe né dans le creux du confinement, dans cette Angleterre verdoyante que Plant appelle affectueusement « The Shire », et dont il évoque souvent la sérénité.

Lire la suite…



CR De Festival    Live Report   

De Pankraker Festival : le pari du cœur et des tripes


Alors que l’été s’annonce brûlant et que la saison des (gros) festivals bat son plein, besoin d’un changement d’échelle ? Rien de mieux que l’underground pour fuir la foule, le soleil, ou tout simplement assouvir ses envies d’obscurité. En Belgique, De Pankraker, qui tient son nom d’une vieille chanson de Lugubrum, les pionniers locaux du black metal, et à qui on doit une émission de radio, un zine, et depuis peu un label, le prouve avec la deuxième édition de son festival, organisée les 4 et 5 juillet à Gand.

En 2023, la première, plus modeste (une seule soirée), avait donné le ton avec son mélange de groupes du coin prometteurs (Ordigort, Witchfukker) et de pionniers (Baxaxaxa) : cette fois encore, le festival nous promet à la fois des groupes émergents et des musiciens confirmés qui ont déjà laissé leur trace dans le petit monde du black metal, de BLOED à Bloody Vengeance, de Faceless Entity à Gnaw Their Tongues, en passant par Slutet et Goat Semen. Nous sommes allés prendre la température lors de la première soirée du festival.

Lire la suite…



Live Report   

Judas Priest : les géants au Luxembourg


En pleine tournée pour continuer la promotion de son dix-neuvième album, Invincible Shield, Judas Priest, après le Hellfest fin juin et le festival de Carcassone il y a quelques jours, a fait une halte au Luxembourg ce samedi 19 juillet. Aucune salle n’est trop grande pour accueillir les géants du heavy metal, pas même le Rockhal et sa capacité à contenir six mille cinq cents personnes en tout et pour tout. La jauge a visiblement été quasi atteinte, quand on voit que le parvis était déjà noir de monde bien avant l’ouverture des portes.

Il faut dire que les gars de Judas Priest ont su s’imposer au fil des ans comme les pionniers du heavy metal britannique, notamment grâce à la voix puissante et étendue de Rob Halford et aux performances scéniques électrisantes des musiciens. Performance qui, en ce samedi, a fait chauffer le Rockhal mais ça, on y reviendra…

Lire la suite…



Live Report   

Judas Priest conquiert la cité de Carcassonne


Depuis vingt ans, chaque été, la cité médiévale de Carcassonne s’embrase au son de la musique, du théâtre et de la danse grâce à son festival qui n’a de cesse de marier la majesté du lieu avec un éclectisme artistique assumé. Ainsi, depuis le mois de juin, avec plus d’une centaines spectacles et une programmation mêlant têtes d’affiche internationales, nationales et découvertes, le Festival de Carcassonne s’impose comme l’un des rendez-vous culturels majeurs de l’été en Occitanie. Et s’il y a un lieu qui symbolise à lui seul la magie de cette manifestation, c’est bien le Théâtre Jean-Deschamps. Niché au cœur des remparts, ce théâtre de trois mille places offre un magnifique décor à ciel ouvert avec des tourelles médiévales en toile de fond, des pierres chargées d’histoire et, au centre de tout ça, une scène prête à accueillir les plus grands. Un écrin unique, à la fois intime et solennel.

C’est dans ce cadre exceptionnel que les Britanniques de Judas Priest sont venus poser leurs amplis en ce 15 juillet 2025. Le groupe est en effet en pleine tournée Shield Of Pain, lancée en juin dernier pour promouvoir son dernier album en date, Invincible Shield, mais aussi célébrer les trente-cinq ans du classique Painkiller, jalon incontournable de la carrière des p’tit gars de Birmingham. Autant dire que les spectateurs se sont déplacés en masse dès la mi-journée pour ce concert exceptionnel – l’un des deux seuls programmés en France cette année avec le Hellfest – afin de célébrer un groupe qui a tout bonnement défini les contours du heavy metal et qui continue, envers et contre tout, à garder la flamme intacte. Ce soir, cette vingtième édition du Festival de Carcassonne réalise l’union parfaite entre deux formes de patrimoine : celui bâti de la cité médiévale et celui sonore de Judas Priest.

Lire la suite…



Live Report   

Landmvrks : le metalcore qui fait bouger les Eurockéennes


Les Eurockéennes de Belfort sont un festival éclectique et les organisateurs ne s’en cachent pas, mais les fans de rock et de metal n’oublient pas l’étymologie de leur nom, car oui, les « Eurocks » ont une part de rock. Si ces dernières années ont été plutôt marquées par des programmations rap et électro sur la presqu’île de Malsaucy, bien trop légère en riffs et double pédale pour les metalleux ou, a minima, rockeurs du dimanche, les passionnés de cette musique considérée comme extrême par beaucoup ont une mémoire, une culture. Metallica en 1999. Rammstein en 1998 et 2002. Même pour les plus jeunes d’entre nous, on sait qu’en 2004, le « Malsaucy » a accueilli sur le même weekend les néo-metalleux américains de Korn et Slipknot. Côté metal français, Mass Hysteria a fait voler la poussière dans les fosses à cinq reprises, deux fois pour Gojira.

En cette année 2025, les « Eurocks » ont accueilli les géants britanniques d’Iron Maiden le jeudi soir, accompagnés de The Raven Age et des Suédois d’Avatar. Si dans l’Est, le Hellfest se fait loin, dans les festivals généralistes, on est attentif à la moindre possibilité de capter un riff lourd et de voir quelqu’un screamer sur une scène. C’est dans ce contexte que débarque la jeune garde marseillaise de Landmvrks. Sur un weekend où l’éclectisme musical redonne une petite place aux guitares électriques, ce jeune groupe faisait office de tête d’affiche sur cette journée du vendredi.

Lire la suite…



Live Report   

Avenged Sevenfold dans l’arène


Le samedi 14 juin, Avenged Sevenfold a joué dans le cadre du magnifique théâtre antique de Vienne pour la seule date française de sa tournée européenne. Complet depuis trois mois ! Depuis le mois de mars, ce concert d’Avenged Sevenfold, souvent surnommé A7X, est complet. Un succès mérité pour ce groupe très créatif, dont la musique évoque un croisement réussi entre Metallica pour les riffs tranchants et rapides, Guns N’ Roses pour la variété des compos et les ballades et Iron Maiden pour les soli ultra mélodiques du virtuose Synyster Gates à la guitare, le tout avec une fibre parfois progressive. Bref, les huit mille places du théâtre antique de Vienne ont mis peu de temps à partir malgré un prix unique élevé de 79,5 euros le billet.

Alors qu’on arrive sur place vers 19h sous un très beau soleil, soit pourtant une heure avant le début de la première partie, on découvre une queue monstrueuse dans la rue d’accès au site. Une file géante de spectateurs qui a même dû se scinder en deux dans les rues adjacentes. Vu que le placement est totalement libre, on sent que les bonnes places vont être dures à obtenir !

Lire la suite…



Live Report   

Linkin Park : coucher de soleil Californien


Linkin Park était un groupe important. Il semble désormais intouchable. La formation menée par Mike Shinoda réussit l’un des tours de force les plus impressionnants de ces dernières années : renaître sous une nouvelle forme, poursuivre son chemin sans se trahir et rassembler les générations. Le retour public est massif. Les Californiens ont vendu l’intégralité des billets pour la gigantesque enceinte du Stade de France en à peine quelques minutes, alors même qu’il effectue ce 11 juillet 2025 son troisième passage sur le territoire français en moins d’une année. Le sentiment ressenti en pénétrant les lieux est aussi grisant que déroutant face à cet événement presque irréel. Tout est trop grand et démesuré, de la pelouse accueillant ce soir plus de quinze mille personnes à la hauteur délirante des gradins, du nombre de murs d’enceintes à la taille gigantesque de la scène.

Il est difficile d’imaginer à quel point Linkin Park est « une part de vie » pour d’innombrables personnes avant d’avoir assisté à un tel rassemblement. La partie est presque jouée d’avance, prête à s’inscrire dans le panthéon des concerts inoubliables pour une possible majorité de l’assistance. S’il reste un excellent groupe de live, Linkin Park a pourtant livré un set en deux temps, partiellement desservi par l’acoustique plus que perfectible des lieux ainsi que par la luminosité tardive de cette chaude soirée d’été.

Lire la suite…



Live Report   

Black Sabbath : adieu à Birmingham


Dire au revoir, ce n’est jamais facile. Mais quand on le fait entouré de milliers de fans venus du monde entier, la traversée est plus aisée. Samedi soir, on a vu Black Sabbath. On a vu Ozzy Osbourne. Et samedi, on s’est dit adieu. Celle qui rédige ces lignes n’était même pas censée y être. Bien sûr, quand l’annonce de la mise en vente est tombée en février, j’ai exploré toutes les options pour décrocher une place, mais en déplacement à l’étranger, j’ai raté le coche. Les mois ont passé, l’envie est restée, sourde et persistante. Comme un battement dans ma poitrine, au rythme du rire d’Ozzy. J’ai consulté Ticketmaster des dizaines de fois. Toujours complet. J’espérais qu’il y aurait des places remises en vente. M-1 rien, J-15 rien.

Une semaine avant le concert, en pleine insomnie, les notes de « N.I.B. » me hantent. Par réflexe, j’ouvre Ticketmaster. Une place apparaît ! Le temps de comprendre, elle avait disparu. Une chose est sûre : la revente a commencé. L’espoir renaît. Deux jours plus tard, je retourne sur le site pendant ma pause déjeuner. Sans y croire. Le site n’avait pas d’actualisation automatique et n’envoyait pas de mail d’alerte. Et là : une place ! Cette fois, mes expériences d’achat de place de concert vont servir. Trois clics au bon moment. Panier. CB. Validation. Mail de confirmation. Putain, j’y vais !

Lire la suite…

Live Report   

In Flames : l’appel du 18 juin


En ce jour si important de notre histoire, Lyon accueille In Flames au Transbordeur. Avec une carrière qui s’étend sur plus de deux décennies, la formation suédoise est devenue une légende du metal mélodique, et ce soir, les Lyonnais sont prêts pour une performance intense, mêlant puissance, technique et émotion brute. Dès l’entrée dans la salle, l’atmosphère est électrique et l’attente avant le début du show promet une expérience inoubliable.

Le Transbordeur est l’un des lieux les plus emblématiques de Lyon pour les concerts de metal, et ce soir-là, il est presque plein. Les spectateurs, principalement vêtus de t-shirts du groupe, sont impatients de voir In Flames sur scène, lui qui n’a pas seulement marqué l’histoire du metal, mais a aussi influencé de nombreuses générations de musiciens… L’atmosphère mêle sueur et excitation collective : le public est dans un état d’attente quasi fiévreuse.

Lire la suite…



Live Report   

Jerry Cantrell : émotions et distorsions


En cette chaude soirée estivale, Jerry Cantrell a enflammé La Machine du Moulin Rouge à Paris, deux jours seulement après avoir secoué les foules du Hellfest. Porté par l’intensité de son passage à Clisson, entouré d’un groupe de haute facture avec Greg Puciato (chant, guitare), Roy Mayorga (batterie), Eliot Lorango (basse) et Zach Throne (guitare), le légendaire guitariste et cofondateur d’Alice In Chains a offert au public parisien un concert intime et puissant, mêlant morceaux de ses albums solos, dont son dernier en date I Want Blood, à des clins d’œil à son héritage grunge.

Dans une Machine du Moulin Rouge comble et surchauffée et une ambiance électrique, Cantrell a démontré une fois de plus l’étendue de son talent, entre riffs abrasifs, mélodies sombres et complicité sincère avec ses fans. Une soirée mémorable, chargée d’émotions et de distorsions.

Lire la suite…



  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
    previous arrow
    next arrow
     
  • 1/3