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Scorpions : coming home to Paris


Scorpions à Bercy (ou à l’Accor Arena comme on dit depuis 2015) c’est toujours un peu historique. D’abord, parce que le groupe est le premier à avoir joué dans cette salle, le 29 février 1984 (avec les Mama’s Boys en ouverture). Ce soir-là, alors que ses soucis de cordes vocales semblent désormais loin derrière lui, Klaus Meine rencontre de nouveau quelques difficultés avec sa voix, l’obligeant à raccourcir le titre « Holiday ». Le public présent prendra volontiers le relais et soutiendra son chant : ça y est, l’union complice entre la salle parisienne et le groupe est scellée à jamais. Ensuite, parce que cette année, la formation fêtera ses soixante ans de carrière et qu’ils se comptent sur les doigts de la main, les groupes de rock tous genres confondus qui ont su arriver jusque-là. Formé en 1965 (trois ans seulement après les Rolling Stones, rendons-nous compte !), Scorpions peut aujourd’hui s’enorgueillir d’avoir su mener une carrière quasi exemplaire, bien que trop souvent, encore aujourd’hui, sous-estimée.

Et enfin, parce que de façon générale, les arachnides ont toujours entretenu une relation tout à fait particulière (privilégiée ?) avec le public français, qu’ils ne cessent de gâter de leurs systématiques venues sur chacune de leurs tournées. En cette année de jubilé, seules trois dates sont prévues en Hexagone : une au Hellfest (le quatrième du groupe), une aux Arènes de Nîmes et une à Paris. L’événement du jour est donc de ceux qu’on peut difficilement louper, surtout qu’à défaut d’être raisonnable, il faut être réaliste : après onze passages dans la salle mythique de la capitale, ce 24 juin 2025 est probablement leur dernier tour de piste à Paname. Mais après tout, qui sait de quoi demain est fait…

Sans surprise, l’événement affiche complet depuis plusieurs mois. Six décennies de rock’n’roll, ça se fête après tout. Et si le point d’orgue de la tournée du groupe aura lieu le 5 juillet à la Heinz-von-Heiden-Arena de Hanovre (leur ville natale), Bercy reste tout de même sans aucun doute une des dates les plus attendues de cette série de concerts anniversaires.

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Slipknot : puissance et nostalgie


Après les masqués mystiques de Sleep Token en novembre dernier, les masqués théâtraux de Ghost il y a quelques semaines, ce sont les masqués sauvages de Slipknot qui viennent pointer le bout de leurs costumes à la LDLC Arena de Lyon ce 25 juin. Malgré une période riche en festivals, c’est un public pas encore rassasié qui se presse en masse dans la salle qui affiche complet pour la réception des Américains. Il est évident que, malgré les tragédies, les orientations artistiques et les remaniements, la popularité du groupe reste au zénith, et il faut jouer des coudes pour s’approcher de la scène dans une fosse toutefois coupée en deux entre la fosse et la fosse or (il n’y a pas de petit profit…).

Il est loin, le temps de la découverte du jeune groupe énervé, arborant des masques plus ou moins farfelus pour délivrer une musique brutale, sans compromis, qui leur avait valu des commentaires persifleurs de certains, et notamment d’une chronique d’album dans un célèbre magazine metal français qui avait estimé que ce n’était que du bruit, pour une note de 3/10… Si ce journaliste n’est plus, le groupe persiste et signe, porté par une fanbase solide et dévouée prête à prendre une bonne dose de hits en pleine face en cette chaude soirée lyonnaise.

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Myles Kennedy : cadeau rock pour la fête des Pères


Le 15 juin 2025, en ce jour de fête des Pères, l’Élysée Montmartre, à Paris, a vibré au son de la voix unique de Myles Kennedy. En solo, loin des riffs survoltés d’Alter Bridge ou des envolées avec Slash et ses Conspirators, l’artiste accompli et guitariste talentueux a offert un concert intimiste chargé d’émotions plus que positives. Dans une atmosphère chaleureuse, Kennedy a su toucher son public conquis, entre titres électriques de ses trois albums solos, dont le petit dernier The Art Of Letting Go, et balades acoustiques. Quelques jours avant le Hellfest, Myles Kennedy a offert un moment suspendu, où sa sincérité a fait écho aux titres interprétés dans cette ambiance de club rock.

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Heavy Week-End : folie et décibels à Nancy


Du 6 au 8 juin, le zénith de Nancy s’apprêtait à accueillir une horde de métalleux et de métalleuses bien décidés à prendre une bonne dose de décibels. Si on se souvient de la première édition qui avait déjà placé la barre très haut, il faut dire que cette année encore du beau monde était prévu en tête d’affiche : Saxon, Powerwolf, Europe, Dream Theater, Mass Hysteria et Slipknot… rien que ça ! Une pléthore de groupes, connus ou moins connus, se sont partagé l’unique scène extérieure du zénith pour ravir les amateurs de power metal, de hard rock, de heavy metal ou encore de metal alternatif. Alors oui, peut-être que le soleil et la chaleur n’étaient pas tout le temps au rendez-vous, mais il en fallait plus pour décourager le fidèle public metal de venir s’éclater dans le pit jusqu’au bout de la nuit.

L’ouverture des portes s’est faite à 16 heures. Pendant trois jours, la même ronde s’est répétée : après avoir passé les contrôles de sécurité et le scan des billets, les premiers arrivants se sont rués vers la fosse, histoire d’être aux premières loges pour voir leurs artistes favoris de près. Le zénith se composant d’une seule scène, cela évite de courir partout entre deux shows mais c’est aussi pourquoi les places devant sont les plus prisées. Quant aux moins sportifs, eux ont préféré s’arrêter d’abord aux cinq stands de merch (dont notre fine équipe !), répartis un peu partout sur le site, ou alors aux stands de bières. Eh oui, car les métalleux ont vite soif et il fallait bien se désaltérer avant de s’époumoner sur les premières chansons du jour.

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Roadburn 2025 : refuge à Tilbourg


Depuis la crise du Covid et ses répercussions pléthoriques sur l’industrie musicale, le Roadburn Festival, comme beaucoup des acteurs du monde du metal et plus largement du live, a dû se réinventer. Cette institution hollandaise – elle a fêté l’année dernière son quart de siècle – a fait le choix de miser sur son ouverture d’esprit et son côté pointu voire avant-gardiste : s’émancipant de ses racines stoner/doom, elle a mis à l’affiche des artistes et des styles toujours plus variés, privilégiant la pluralité et la singularité par rapport aux grands noms. De quoi partager les fans historiques peut-être, mais de quoi surtout s’attirer les suffrages d’une nouvelle génération venue, sur scène comme dans le public, rafraîchir les rangs…

Si l’édition 2024 avait porté cette logique à son comble, pour 2025, Walter Hoeijmakers et son équipe ont concocté un mélange plus équilibré, à la fois fermement enraciné dans sa désormais riche histoire et tourné vers l’avenir. Au programme, donc : habitués, nouvelles têtes, classiques, découvertes, agressivité et réconfort. C’est sur la communauté que le festival a axé sa communication, l’idée de refuge, de chez-soi, et il faut bien reconnaître que c’est exactement ce que l’on ressent quand on arrive à Tilbourg, sous le soleil pour ne rien gâcher, et se mêle à une foule toujours aussi sympathique et détendue : une impression chaleureuse et réconfortante d’être dans de bonnes mains.

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Amenra : cérémonie claire-obscure à Biarritz


Biarritz nous accueille par une pluie légère et un ciel sombre en ce milieu de mois de mai, jusqu’ici rien de franchement anormal. Doit-on cependant y voir un présage de la soirée qui nous attend ? L’Atabal est l’hôte ce soir de Verset Zero et Amenra, deux groupes qu’il n’est pas surprenant de trouver sur une même affiche puisque leurs terrains musicaux respectifs ne sont pas sans similitudes. Salle avec une capacité de sept cents personnes, elle possède aussi plusieurs studios de répétition, une partie école de musique et jouit d’une proximité inégalable avec la gare de la ville, d’un parking plus que conséquent ainsi que de plusieurs offres de restauration. Mais que demande le peuple ?

La proximité presque immédiate avec l’Espagne se fait ressentir puisqu’une bonne partie des chevelus présents en est originaire, profitant avec raison de cet avantage que sont les concerts aux portes des frontières ! A presque 20h, on pénètre dans l’enceinte de cette salle qui accueillera deux jours plus tard à guichet fermé nos chers Français répondant au doux nom d’Ultra Vomit.

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70000 Tons Of Metal : des riffs et des vagues


Le festival 70000 Tons Of Metal, ça vous dit quelque chose ? Mais si, cherchez un peu, vous avez forcément vu un reportage ou deux à son sujet, ou ne serait-ce qu’entrevu des images marquantes de cet évènement hors norme prenant place sur un paquebot de croisière – de luxe – en partance de la Floride, tandis qu’en France, en général, il pleut et il fait froid. Vous remettez ? Bon. Le 70000 Tons Of Metal, globalement, c’est une soixantaine de groupes et trois mille festivaliers qui embarquent pour une coloc géante de quatre jours sur fond de musiques extrêmes tout en sirotant un cocktail et en naviguant sur l’océan. Dans l’idée, il s’agit là d’un sea trip sur une modeste embarcation de quatorze étages dans laquelle l’impression de vivre dans une ville est frappante.

Le planning y est simple : chaque groupe joue deux sets et est obligé d’organiser un meet and greet, quatre scènes dont trois en intérieur et des concerts prenant place… de dix heures du matin à six heures du matin. Le fun à l’américaine, mais tout confort, s’il vous plaît !

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Dark Tranquillity et Moonspell : le feu sacré des anciens


Dark Tranquillity a toujours pris soin de sillonner l’Europe de long en large. Bénéficier de ces vétérans du death metal mélodique en compagnie d’un groupe du calibre de Moonspell relève par contre du privilège. Les deux groupes sont solidement établis, cultes dans leurs registres respectifs, et disposent pour cette tournée d’un temps de jeu identique. Soit deux grosses pointures pour le prix d’une. Dark Tranquillity bénéficiant d’une activité discographique récente, c’est à lui que revient le privilège de tenir le haut de l’affiche. Mais les deux groupes ont chacun drainé leur public respectif, ce qui s’avère être une formule gagnante pour le tourneur et l’organisateur.

La foule est pourtant clairsemée lorsque les lumières s’éteignent, la faute à un petit couac de communication. Si l’organisateur Garmonbozia a bien communiqué sur un début des festivités à 19h30, la salle évoque sur ses supports l’horaire de 19h45. Dommage pour Hiraes, qui ne bénéficie déjà que de trente petites minutes pour s’exprimer.

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No One Is Innocent : dernier baroud de colère ?


S’il est un groupe français qui a marqué toute une génération au début des années 1990 avec un son corrosif et un discours véritablement engagé et revendicatif, c’est bien No One Is Innocent qui a su tirer son épingle du jeu aux côtés d’autres formations comme Lofofora, Tagada Jones, Mass Hysteria ou même Silmarils. Après trente ans passés à arpenter toutes les scènes de France et trente ans à lutter en musique contre toutes les formes de racisme, dénoncer les répressions sociales, condamner les dictatures ou rejeter le terrorisme et l’obscurantisme, No One Is Innocent s’apprête maintenant à raccrocher les gants pour de bon. Suite à Colères, un best of en guise d’adieu sorti en septembre 2024 chez Verycords, le chanteur Kemar et sa bande se sont lancés depuis le 14 mars dans une dernière tournée. Un dernier tour d’honneur avant de laisser la place aux autres pour continuer le combat.

Autant dire que cette annonce a mis en émoi tous les fans toulousains de No One Is Innocent qui se sont donné rendez-vous dans la salle du Bikini en ce 2 mai 2025 pour (re)voir une dernière fois leur groupe fétiche. À cette occasion, la première partie du concert sera assurée par Silmarils. Il n’en fallait pas moins pour que tous les adolescents d’il y a une trentaine d’années se retrouvent : devant les portes de la salle, on croise des tee-shirts usés de Rage Against The Machine, des vestes à patches fatiguées, des discussions sur le retour des cassettes, les années lycée et… beaucoup de tempes grisonnantes et de crânes clairsemés ! Il flotte dans l’air un petit parfum de nostalgie mais aussi de revanche sur le temps, comme si ce concert était l’occasion de prouver que les années 1990 n’étaient pas qu’un mauvais souvenir capillaire. On se retrouve ce soir à la croisée des chemins, dans un contexte un peu particulier : une tête d’affiche qui s’en va et une première partie qui renaît.

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Michael Schenker : OVNI cinquantenaire vu au Forum


Michael Schenker revient sur le devant de la scène pour célébrer ses années UFO avec son album My Years With UFO. Quand on jette un œil à la liste des morceaux de ce dernier, forcément, un autre disque que le Schenk a marqué de son empreinte vient à l’esprit : Strangers In The Night de UFO. Album majeur dans la discographie des Anglais et dans l’histoire du hard rock, et référence des productions en public. Il se trouve que les morceaux joués sur cet album et ceux inclus dans la nouvelle production du guitariste allemand sont sensiblement les mêmes.

Dès lors, l’excitation de les voir à nouveau vivre sur scène pointe le bout de son nez. Excitation que cette date au Forum de Vauréal va pouvoir assouvir, avec une question : est-il possible de mettre de côté LA référence, de ne pas tomber dans le jeu des comparaisons ? Il faut dire que le Strangers In The Night est un bijou !

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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