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Interview   

The Rasmus célèbre la différence


Trente ans de carrière et toujours cette flamme qui refuse de s’éteindre. The Rasmus, figure incontournable de la scène finlandaise, n’a cessé d’évoluer depuis ses débuts, sans jamais renier cette mélancolie lumineuse qui fait sa signature. Porté par le succès planétaire de « In The Shadows », le quatuor aurait pu se reposer sur ses acquis, mais c’est tout le contraire. En 2019, l’arrivée d’Emilia « Emppu » Suhonen à la guitare a insufflé un nouveau souffle, une énergie et une complicité qui redonnent aujourd’hui au groupe des allures de seconde jeunesse.

C’est cette renaissance que capture Weirdo, leur nouvel album. Fidèle à leur ADN, il mélange théâtralité et fragilité, riffs accrocheurs et confessions intimes, dans ce paradoxe que Lauri Ylönen aime appeler une « tristesse positive ». Entre hymnes fédérateurs et morceaux plus sombres, le disque assume l’étiquette de « weirdo » comme une bannière fièrement brandie : une invitation à être soi-même, différent, et à transformer cette différence en force. Nous avons rencontré Lauri et Emppu à Paris, dans les locaux du Dr Feelgood, lors d’une journée promo. L’occasion d’évoquer ce nouvel opus, leur rapport à la différence et la façon dont The Rasmus continue d’évoluer.

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Le réveil de Savatage


Peut-être y a-t-il certains à qui le nom de Savatage ne parle pas beaucoup. Ils seront (presque) excusés : le groupe a été en quasi-sommeil pendant plus de vingt ans. Mais ceux qui sont tombés dans le bain de cette musique à la fois heavy, puissante, émotionnelle, légèrement prog, parfois orchestrale, racontant souvent des histoires profondes voire théâtrales n’ont pas oublié et ont longuement espéré un retour. Il y a bien eu ce concert au Wacken en 2015, mais le décès du producteur-compositeur-parolier Paul O’Neill en 2017 (nous en parlions avec Al Pitrelli en 2020) a donné un nouveau coup de massue au groupe. Mais Savatage est fort – ils parlent même de « pact » – et en 2023, le retour était annoncé, avec même un futur album à la clé.

C’est ainsi que les Américains ont foulé la scène du Hellfest en juin dernier avec une prestation exemplaire, bien que trop courte – set de festival obligé – et malgré un horaire ensoleillé peu propice à l’immersion. C’est quelques heures avant le show que nous nous sommes longuement entretenus avec le guitariste Chris Caffery et le bassiste Johnny Lee Middleton. Ils nous parlent évidemment de ce retour, mais ils reviennent également sur les marques de fabrique de Savatage et certains épisodes de son histoire, jusqu’à provoquer l’émotion…

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Bruit  ≤ : obsolescence imposée


« Tout ce qui est techniquement réalisable le sera », et Dieu sait que ce qui est techniquement réalisable de nos jours dépasse l’entendement, pour le meilleur comme le pire, et surtout le pire. L’intrication de l’engagement, qu’il soit politique ou autre, et de l’art a été et sera éternellement au centre de nombreux débats. Bruit ≤ semble avoir trouvé un compromis et une approche bien à lui, glissant aussi bien sa révolte que ses appels à la sérénité dans une musique instrumentale. The Age Of Ephemerality emprunte des inspirations de sources diverses, et mêle les atouts et affinités des membres du groupe, devenu un incontournable du post-rock en un peu moins de dix ans d’existence.

Nous avons pu nous entretenir à loisir, presque sans bornes, avec le guitariste Théophile Antolinos, et apporter des mots et éléments de réponse complétant avantageusement l’écoute de cet album aussi intense que salvateur, à la fois proche de l’humain et complexe. Un détricotage partiel – il ne faut pas tuer tous les mystères non plus – mais fort bienvenu, compte tenu notamment des conditions particulières et variées dans lesquelles cette œuvre polymorphe a vu le jour. L’occasion pour l’artiste, également, de discuter des œuvres et pensées qui ont tracé le chemin du groupe, et de se réapproprier certaines sources parfois victimes d’un certain galvaudage.

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Helloween : des dieux et des citrouilles, partie 2


Giants & Monsters, voilà un titre accrocheur pour un groupe qui, depuis quarante ans déjà, n’a jamais vraiment cessé de tutoyer les sommets du power metal. Helloween, véritable monstre à sept têtes, resurgit à nouveau des profondeurs de l’Allemagne, porté par l’élan d’un line-up complet réuni et plus solide que jamais. Depuis le succès de leur album éponyme en 2021 – premier opus à réunir à nouveau Michael Kiske et Kai Hansen aux côtés des membres historiques Michael Weikath et Markus Grosskopf – la pumpkin machine ne s’arrête plus. Trois chanteurs, des personnalités bien distinctes mais une vision partagée : chacun a mis la main à la pâte pour faire de Giants & Monsters un cocktail musical aussi varié qu’explosif. Car si les membres d’Helloween sont tous différents dans leur manière de penser, composer ou ressentir la musique, c’est sur leur perception de la spiritualité qu’ils se retrouvent – en tout cas concernant les deux frontmen.

À l’occasion de la sortie de ce nouvel album très attendu par les fans, c’est avec Andi Deris cette-fois ci que nous avons pu discuter. Plus cartésien et scientifique que son comparse Michael Kiske, il détaille le lien qui unit les deux chanteurs, sa propre approche de la spiritualité ainsi que les processus de création de certaines chansons. Un entretien plein de sens qui vient répondre pleinement à certaines questions qui restaient encore en suspens.

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Helloween : des dieux et des citrouilles, partie 1


Giants & Monsters, voilà un titre accrocheur pour un groupe qui, depuis quarante ans déjà, n’a jamais vraiment cessé de tutoyer les sommets du power metal. Helloween, véritable monstre à sept têtes, resurgit à nouveau des profondeurs de l’Allemagne, porté par l’élan d’un line-up complet réuni et plus solide que jamais. Depuis le succès de leur album éponyme en 2021 – premier opus à réunir à nouveau Michael Kiske et Kai Hansen aux côtés des membres historiques Michael Weikath et Markus Grosskopf – la pumpkin machine ne s’arrête plus. Trois chanteurs, des personnalités bien distinctes mais une vision partagée : chacun a mis la main à la pâte pour faire de Giants & Monsters un cocktail musical aussi varié qu’explosif. Car si les membres d’Helloween sont tous différents dans leur manière de penser, composer ou ressentir la musique, c’est sur leur perception de la spiritualité qu’ils se retrouvent – en tout cas concernant les deux frontmen.

À l’occasion de la sortie de ce nouvel album très attendu par les fans, Michael Kiske nous a accordé un entretien intense en toute décontraction, flirtant entre spiritualité (beaucoup), souvenirs et passion pour une musique qu’il veut avant tout pleine de sens.

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Decline Of The I : du concept d’angoisse


La dernière fois que nous avions parlé avec A.K. de Decline Of The I – à propos d’un autre de ses projets, Neo Inferno 262 –, Wilhelm était en pleine gestation. Deuxième volet d’une trilogie inspirée par les concepts du philosophe danois Søren Kierkegaard, il évoque les questions du choix, du renoncement, de la maturité – du stade éthique – sur fond de black metal tourmenté, troublé par des boîtes à rythmes, des samples et des passages électro. Sous le signe de la cadence et non plus de la décadence comme c’était le cas de son prédécesseur, Johannes, pour reprendre les termes du musicien, il n’en demeure pas moins foisonnant, protéiforme, et riche des expériences de son auteur, qu’elles soient musicales ou existentielles – puisqu’on vous parle de maturité.

Autant dire qu’il y avait matière à discuter avec le toujours disert A.K., qui, quelques mois après sa sortie, se replonge avec nous dans les circonstances, les réflexions et les coïncidences qui ont émaillé la genèse de ce cinquième album. De Kierkegaard, donc, à La Maison des feuilles, des chemins balisés de Compostelle aux voies plus tortueuses du black metal, de l’angoisse aux moyens de la déjouer en passant par des accouchements littéraux ou figurés ainsi que des projets parallèles (notamment Eros Necropsique), dans cet entretien-fleuve, le musicien retrace de nombreuses pistes, et en ouvre de nouvelles…

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Halestorm : la route vers le sommet


Le nombre de cases cochées sur sa liste de choses à faire de Lzzy Hale et son groupe Halestorm n’a de cesse de se rallonger. Il y en a eu deux belles dernièrement : la chanteuse a pu ternir le micro en tant que frontwoman de Skid Row le temps de quatre concerts en 2024 et, plus récemment, le quatuor faisait partie des invités spéciaux lors de Back To The Beginning, le concert d’adieu de Black Sabbath à Birmingham. Des événements qui ont d’autant plus de saveur pour eux qu’après toutes ces années, ils n’ont pas perdu leur passion et leur âme d’adolescent.

C’est d’ailleurs cette âme qu’on retrouve dans Everest, leur sixième album qui se veut être un recentrage sur l’essence non seulement du groupe mais de chaque musicien. Le résultat est authentique, sincère, viscéral, en grande partie grâce aux méthodes du producteur Dave Cobb qui incitent à vivre dans le moment présent et à oublier les influences extérieures. Nous en avons discuté avec Lzzy Hale, qui revient sur cet Everest de carrière qu’ils continuent de gravir plus soudés que jamais.

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Deadguy : mathcore vivant


Disparaître des écrans radars pendant plus de vingt ans et revenir à la charge dans le paysage musical, est-ce vraiment la bonne stratégie à adopter lorsqu’on fait du mathcore ? En ce qui concerne Deadguy, le pari est réussi : de Fixation On A Co-Worker – leur tout premier album – à Near-Death Travel Services sorti le 27 juin dernier (tout cela en passant par leurs deux EP Screamin’ With The Deadguy Quintet et Work Ethic), il est aisé de dire que le groupe en a vu de toutes les couleurs. Pour autant, comment convaincre un public dont les attentes ont, elles aussi, évolué après tant de silence ? Encore une fois, ce n’est pas ce qui freine nos architectes du hardcore. Former un groupe en 1994, le dissoudre trois ans plus tard, pour ensuite construire pas à pas un nouveau projet qui parviendrait à concilier identité et modernité sonore en 2025, c’est LE défi qui a émergé de leurs récentes retrouvailles.

Deadguy a osé s’imposer malgré les risques que leur reformation comportait. Être musicalement à la page, trouver de nouvelles influences et sonorités, tout en correspondant aux metalleux de la Gen Z n’est pas ce qui motiverait n’importe quel groupe. Et pourtant, leur inspiration continue de résonner dans chaque breakdown tordu et chaque hurlement écorché qui secoue la scène, sans pour autant se perdre dans les tréfonds d’un mathcore arriéré. À l’occasion de ce retour tant inattendu, nous en avons profité pour échanger avec l’indomptable Dave Rosenberg afin d’en savoir plus sur les tenants et les aboutissants du nouveau petit bijou signé Deadguy.

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Tetrarch : cinquante nuances de noir


Le son de Tetrarch transpire autant le néo-metal des années 90 qu’une sincérité brute et venimeuse. S’il figure désormais parmi les locomotives les plus prometteuses de l’actuel revival du mouvement, le groupe américain aura patienté près de quinze années pour s’imposer. Une période qui lui aura permis d’affiner son approche musicale, mais également de bâtir des liens très forts. Une entente artistique et amicale qui semble proche de la symbiose lorsque l’on entend Josh Fore parler avec admiration du travail et du talent de la guitariste Diamond Rowe, avec laquelle il a fait ses armes.

Aussi soigné sur le plan technique qu’efficace, The Ugly Side Of Me, leur troisième album, peut à ce titre se profiler comme le parfait petit manifeste néo-metal, avec tout ce que cela sous-entend de noirceur. Fore est cependant clair dans son objectif. Les sentiments sombres et les sujets graves y sont abordés dans l’optique d’évoquer la lumière qui perce inévitablement derrière. Le chanteur veut rassembler, inspirer et encourager à aller de l’avant. Tout juste rentré d’une tournée européenne qui lui laisse visiblement d’excellents souvenirs, il revient avec passion au cours de cet entretien sur le chemin parcouru par Tetrarch ces dernières années.

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Destinity : l’ascension vers la clarté


Après une séparation et une période mélancolico-nostalgique, Destinity décide de prendre un peu de recul. Plus exactement, de la hauteur, afin d’analyser ses propres erreurs et d’apprendre. Il en résulte ce que le groupe décrit, non sans une pointe d’humour, comme un « album de darons ». Pour autant, contrairement à beaucoup de ses pairs dans le foisonnant style du death metal mélodique, il ne s’assagit pas. Ascension est un album qui accélère le tempo, avec un côté plus incisif revendiqué par ses musiciens. En cela, il rend hommage à ses propres racines et à ce qu’il a toujours su faire : une musique entraînante et épique. Mais l’élévation évoquée ne s’est pas faite sans quelques bouleversements et nouveautés, avec une équipe élargie et des changements de postes stratégiques.

Nous ne pouvions pas espérer meilleur cadre pour nous entretenir avec le groupe que lors de la dernière édition du Lions Metal Fest. Son organisateur étant Mick Caesare lui-même, le chanteur en a profité pour inviter à nouveau ses camarades de groupe pour jouer à domicile. Quelques heures à peine après leur performance sur scène, nous avons décidé de battre le fer tant qu’il était encore chaud. Juste le temps de récupérer, le bassiste David Richer est venu avec le vocaliste de la formation pour évoquer avec nous ce nouveau disque. Nous avons ainsi parlé du contexte particulier dans lequel il est sorti, au milieu d’une montagne immense d’autres albums apparentés à la scène, mais également de la dualité qui est centrale dans Ascension, ou encore des nouvelles collaborations qui ont permis au groupe d’atteindre de nouveaux sommets.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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