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Interview   

Carpenter Brut : dans les ruines du futur


Carpenter Brut s’apprête à refermer la trilogie qui a façonné son univers depuis plusieurs années. Ce troisième volet, intitulé Leather Temple, ne regarde plus vers la nostalgie, mais projette l’histoire en 2077 : un futur assumé, dystopique, nourri par l’imaginaire cyberpunk et par ces grandes œuvres de science-fiction qui ont marqué toute une génération. Après avoir traversé des esthétiques ancrées dans les années 80 puis 90, il pousse ici son récit vers un horizon plus lointain, plus détaché de notre présent, avec une identité visuelle pensée comme un monde dans lequel l’auditeur peut s’immerger pleinement.

Musicalement, ce nouvel album marque un recentrage. Pas de featuring, pas de voix invitée. Un disque entièrement instrumental, conçu comme un défi personnel. Carpenter Brut y privilégie la narration par la composition, la dynamique et le détail sonore. Les morceaux évoquent des courses-poursuites, des affrontements, des paysages urbains saturés de néons.

À l’occasion de cette sortie, nous avons échangé avec Franck Hueso sur la fin d’un cycle, la construction d’un univers cohérent, la place de l’image dans son processus créatif, mais aussi sur ce que signifie créer aujourd’hui, dans une époque où tout s’accélère. Un entretien à la fois lucide, passionné et sans filtre, à l’image d’un album qui entend conclure une trilogie en ouvrant déjà la porte vers la suite.

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Chronique   

Lamb Of God – Into Oblivion


Lamb Of God a imposé sa formule. Garant d’une certaine tradition du metal US, le titan n’en a que rarement dévié (« The Duke », en 2016). Un formalisme strict qui rassure sur l’intégrité du combo mais pose de sérieuses limites à ses horizons. On en connaît les ressorts et gimmicks voire les intonations vocales avant même de s’y plonger. Les natifs de Richmond ont pourtant le doigté habile et un sens du groove efficace. Des arguments-massues qui font de Into Oblivion, une nouvelle fois, un disque solide.

Le quintet américain pourrait désormais tourner exclusivement sur sa réputation, option que nombre de mastodontes activent pour des motifs probablement variés. Lamb Of God n’a de son côté jamais perdu la motivation à composer. S’il ne dévie pas d’une ligne directrice toute tracée, Into Oblivion est un disque impeccablement construit, sincère et buriné à souhait. Le groupe est conscient de sa position de vétéran. Il n’a par conséquent plus rien à prouver, si ce n’est sa capacité à produire des morceaux pachydermiques malgré les années. Il s’y applique avec naturel, enquille les plans techniques, multiplie les riffs assommants et ingénieux (le morceau titre, « St. Catherine’s Wheel »). On est en terrain connu jusque dans la production blockbuster de Josh Wilbur, qui signe un énième album aux côtés du quintet. Lamb Of God joue fort, puissant et reste maître dans l’intégration d’envolées leads courtes mais inspirées. Il se repose parfois sur ses acquis, voire sur l’aisance de leur frontman Randy Blythe à faire preuve d’une hargne habitée. L’ensemble fonctionne cependant comme un moteur bien huilé. Blythe impulse malgré tout l’une des rares véritables prises de risque de la galette en offrant au captivant « El Vacio » un chant clair superbement bluesy. Judicieusement positionné à mi-parcours, ce morceau profond impose une respiration suspendue à un disque homogène et agressif. Into Oblivion est peut-être moins indispensable que les « classiques » de début de carrière. Il n’en reste pas moins une œuvre qui prend aux tripes.

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Live Report   

Schenker à Paris : du hard rock intemporel


Lorsque le jeune prodige allemand rejoint UFO en 1973, il n’a que dix-huit ans et déjà la réputation d’un phénomène forgée au sein de Scorpions. Il ne se doute pas encore qu’il va profondément redessiner les contours du hard rock britannique. À une époque où le genre cherche encore son équilibre entre blues musclé et flamboyance naissante, Michael Schenker apporte une vision nouvelle : un sens aigu de la mélodie, une rigueur presque classique dans la construction des solos et une intensité émotionnelle rare. Entre Phenomenon, Force It, Lights Out et le mythique Strangers In The Night, il impose un style immédiatement identifiable : vibrato ample, phrasé lyrique, précision chirurgicale et surtout ce sens unique du solo narratif, capable de transformer un simple break en véritable voyage musical. Avant même l’explosion de la New Wave Of British Heavy Metal, son jeu influence déjà toute une génération de guitaristes britanniques. Sa Gibson Flying V noire et blanche devient iconique, symbole d’élégance et de radicalité. Son départ chaotique du groupe, en pleine gloire, ne fera qu’alimenter la légende et renforcer l’aura mystérieuse du guitar hero allemand.

Cinquante ans plus tard, la tournée My Years With UFO ne relève pas d’un simple exercice nostalgique. Elle agit comme un rappel puissant : ces morceaux ne sont pas des reliques, ils sont vivants, vibrants, toujours capables d’embraser une salle entière. Pour cette seconde partie de tournée hommage, Michael Schenker s’entoure d’un line-up solide et expérimenté : R.D. Liapakis à la voix puissante et légèrement éraillée, capable de restituer l’intensité des lignes originales sans tomber dans l’imitation ; Bodo Schopf, frappe lourde et précise, groove massif, présence impressionnante derrière sa cage de verre ; Barend Courbois, basse ronde et musclée, véritable colonne vertébrale sonore ; et Steve Mann, claviers et guitares, apportant textures Hammond vintage et doublures subtiles.

La soirée s’annonce résolument hard rock dans l’écrin rouge et or du Trianon. Deux groupes en hors-d’œuvre se chargeront d’abord de faire monter la température avant l’entrée du maître.

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Interview   

Headkeyz, reflets d’une cage intérieure


Avec Headkeyz, rien n’est laissé au hasard. Le groupe poursuit la construction d’un univers dense, conceptuel, presque cinématographique, où musique et esthétique visuelle dialoguent en permanence. Après un premier album marqué par une violence frontale et des thématiques exposées sans filtre, ce deuxième opus agit comme un reflet inversé. Mêmes obsessions, mais abordées sous un prisme plus intime, plus introspectif, presque souterrain. Pensé comme le miroir du premier chapitre, ce nouvel album vient compléter, prolonger et éclairer l’histoire initiale. Les morceaux se répondent, les titres s’imbriquent, les pochettes se relient physiquement, jusqu’à former un diptyque conçu dans les moindres détails. Derrière cette construction minutieuse, on découvre une réflexion sur le pouvoir, l’enfermement, la dualité intérieure et les combats invisibles — autant de thématiques incarnées par des personnages récurrents, dont Fiona, figure centrale d’une narration éclatée en plusieurs perspectives.

Musicalement, Headkeyz confirme sa capacité à métisser les genres tout en conservant une identité immédiatement reconnaissable. Chaque titre possède sa propre grammaire, mais toujours au service du récit et de l’émotion, jamais dans la démonstration technique gratuite. Entre rock alternatif, touches rap, passages plus ambient et mélodies ciselées, le groupe assume une approche où la cohérence prévaut sur l’esbroufe. Nous avons rencontré Edge pour décrypter ce deuxième chapitre, revenir sur la construction en miroir des deux albums, explorer les thèmes forts comme la masculinité dans « Viking » ou l’ambiguïté poignante de « Speak », et comprendre comment cette narration psychologique se transpose sur scène.

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Live Report   

Machine Gun Kelly, la dernière rockstar ?


Quand MGK a délaissé le rap pour plonger dans le pop-punk avec Tickets To My Downfall, beaucoup ont crié à l’imposture. Changement de costume opportuniste ? Virage marketing ? Le doute était réel. Et pourtant, l’album a explosé tous les compteurs. Il a reconnecté une génération à l’esthétique guitare-chorus-sincérité, avec un mélange d’authenticité et de mélodrame parfaitement calibré.

La collaboration avec Travis Barker apporte évidemment une crédibilité et une efficacité musicale indéniables. Mais ce qui séduit réellement, c’est autre chose, c’est cette manière dont MGK transpose une forme de flegme presque détaché dans son interprétation. Il ne surjoue pas la douleur, il la décrit à sa façon. L’anxiété, les addictions, les spirales affectives sont racontées avec une nonchalance qui parle à une génération habituée à verbaliser ses failles. C’est contemporain, direct, parfois mélodramatique et ça marche. Avec Mainstream Sellout, la mécanique semblait plus calculée, presque auto-consciente. Moins de surprise, plus de reproduction et pas mal de déception à la clé.

Puis est arrivé Lost Americana. Plus pop, parfois teinté de folk américaine, d’accents mid-country, d’une Amérique plus nostalgique que rageuse. Un disque moins adolescent, plus narratif, et contre toute attente, ça fonctionne aussi. Aujourd’hui, MGK n’a plus rien à prouver. Il peut naviguer entre rap, punk, rock et pop sans que son public décroche. Lui se présente comme « the last rockstar ». Formule provocante, mais en arena, la question mérite d’être posée.

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Chronique   

Grey Daze – More Than I Can Offer


Le batteur Sean Dowdell, dernier membre historique de Grey Daze, a fait le choix de porter le regard vers l’avenir. Une démarche qu’il a souhaitée respectueuse, travaillant dans un premier temps autour de nouvelles instrumentations afin de remettre en lumière des enregistrements de jeunesse du regretté Chester Bennington. Une façon d’établir un pont entre passé et présent ainsi que de conjurer le sort d’une histoire cabossée faite de rendez-vous manqués. Grey Daze avance désormais avec Cris Hodges, frontman chargé d’apporter un souffle nouveau. S’ils restent perfectibles, les travaux issus de ce More Than I Can Offer sont prometteurs.

Grey Daze retrouve progressivement ses marques, pose de nouvelles bases. En ce sens, le choix du format – un EP plutôt qu’un album – est judicieux. La formation, reconstruite autour de Dowdell, a pris le temps de laisser naître une alchimie en studio, morceau après morceau. Le défi était de taille. Si les premiers albums de Grey Daze laissaient entrapercevoir les maladresses touchantes d’une formation encore verte, les versions « revisitées » proposées avec Amends et The Phoenix témoignaient de sa capacité à tailler des hymnes massifs. Charge à Hodges d’amener le combo vers sa mutation finale sans en trahir l’héritage, conjuguant les influences grunge 90’s à une approche moderne. Sans singer le timbre de Bennington, ce dernier prend les rênes avec une aisance certaine. Le chant est juste et mélancolique. Il sait occasionnellement se montrer profond et témoigner d’un véritable feeling rock, lorgner vers les aspérités maîtrisées, opter pour des gimmicks un peu attendus mais bienvenus – « Shadows » est un hymne vibrant. Grey Daze amorce une renaissance en douceur, sans chercher à se réinventer. Son EP témoigne du plaisir à jouer ensemble et à proposer des chansons de rock alternatif qui fédèrent. Simplement, efficacement. Le groupe ne touche pas toujours au cœur – « Fake Little Lies », un peu téléphoné –, mais il se repositionne sur l’échiquier avec un EP puissant et sincère.

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Interview    Radio Metal   

Toward The Throne : entre rêves et cauchemars


toward the throne midnight interview radio metalToward The Throne apparaît comme un groupe qui a attendu une certaine maturité avant de délivrer ses premiers éclats. Dès les premières écoutes, le projet fondé en 2012 semble résolument professionnel et assumer une singularité musicale forte. L’entité est présentée comme évoluant dans un registre de death metal atmosphérique auquel on aurait injecté çà et là quelques touches de black metal. L’héritage de la scène extrême scandinave des années 90 était revendiqué, avec toutefois le souci d’une production affinée, dans la lignée de celle des années 2010. Toward The Throne avait publié un premier EP avec Claiming The Sun, Bringing The Darkness, mais c’est surtout avec Vowed To Decline que les Colmariens se sont fait remarquer en 2021. Aujourd’hui, le deuxième album Midnight vaut preuve d’une certaine confirmation : Toward The Throne est un groupe sur lequel la scène de demain va devoir compter.

Midnight propose un voyage au cœur de la nuit, une plongée entre rêves et cauchemars. Toward The Throne propose, à partir de ce périple dans l’inconscient, de s’interroger sur la perception de la réalité. En filigrane, plusieurs thématiques sont ainsi abordées, comme les différentes émotions humaines ou le sentiment d’un recommencement perpétuel du temps. Pour en savoir plus sur son propos, nous nous entretiendrons avec le bassiste et chanteur Gauthier Ressel, qui prend le rôle naturel de parolier au sein du groupe. Nous serons également en compagnie de Jérémy Binsinge, guitariste et compositeur principal du projet. Les deux musiciens seront à notre micro dans notre émission Repas de Corbeaux, diffusée en direct lundi soir sur notre antenne.

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Live Report   

SUN : avis de tempête dans une Batterie


SUN sillonne la France, du nord au sud, d’est en ouest, avec crochets par la Belgique et la Suisse. Et même par la banlieue parisienne ! C’est à Guyancourt, dans ce bel espace de la Batterie que nous proposons de prendre une dose de brutal pop – c’est SUN elle-même qui se définit ainsi !

Evitons de nous perdre en discussions hasardeuses sur les étiquettes musicales, entrons au cœur de la Batterie histoire que chacun obtienne sa propre définition, mais passons d’abord par la case Knock Me Out qui ouvre le bal ce soir. Ce sont clairement les locaux de l’étape puisqu’ils viennent de Dampierre-en-Yvelines pas trop loin de Guyancourt. Knock Me Out se présente en trio, avec une femme au chant. C’est là le thème de la soirée, puisque SUN elle aussi se présente en trio accompagnée de deux hommes. Mais terminons notre planche de charcuterie, notre hamburger, sifflons notre boisson – eh oui, à la Batterie, il est possible de se restaurer dans un cadre très sympa –, la fête commence.

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Interview   

Clawfinger : retour explosif


Si la séparation de Clawfinger en 2013 n’aura pas duré longtemps, puisque la formation suédoise a de nouveau foulé les planches pile un an plus tard, dès août 2014, l’incertitude quant à une nouvelle production discographique aura, en revanche, longtemps demeuré, en dépit de quelques singles isolés parus ici et là. C’est donc dix-neuf ans qui séparent Life Will Kill You et Before We All Die (on remarquera qu’ils ont malgré tout de la suite dans les idées), essentiellement constitué de morceaux composés lors de sessions éparpillées au fil des années sans plan particulier. Et pourtant, Clawfinger reste le Clawfinger qu’on a toujours aimé et n’a étonnamment pas vieilli. Peut-être en partie parce que le monde n’a, lui-même, pas autant changé qu’on l’aurait imaginé ou voulu : « Rien n’a vraiment changé depuis la sortie de notre premier album. La seule différence, peut-être, c’est que tout le monde a accès à toutes les informations. Du coup, on a l’impression qu’il y a plus de merde, mais honnêtement, je pense que la quantité de merde est restée à peu près la même », constate Zak Tell dont les textes sont toujours écrits au vitriol, que ce soit contre un certain président américain ou contre lui-même, l’humour noir en plus.

C’est d’ailleurs avec le frontman que nous nous sommes longuement entretenus pour évoquer ce huitième album, revenant sur ces dernières années, entre adieu avorté, amour retrouvé et navigation à vue sur l’océan mouvementé de l’industrie musicale. L’occasion également d’aborder le cas « Nigger », tube antiraciste que le groupe a choisi d’arrêter de jouer, et de parler des débuts d’un quintet pionnier du rap metal, formé dans un hôpital gériatrique il y a plus de trente-cinq ans…

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Chronique   

Blackrain – Orphans Of The Light


Avec Orphans Of The Light, BlackRain entame un nouveau chapitre décisif de sa carrière. L’arrivée de Jérémie Guiguet à la guitare, succédant à Max 2 après plus de deux décennies d’histoire commune, insuffle un élan créatif remarqué dès les premières sorties de ce nouveau quatuor. Le groupe accompagne cette transition par une stratégie de diffusion inhabituelle : la moitié des quatorze morceaux sont sortis en singles, chacun doté d’un clip pensé comme une pièce autonome. Cette démarche, rare à l’heure où la musique se consomme par fragments, affirme l’ambition du groupe de donner à chaque titre un univers complet avant de l’intégrer à la narration globale de l’album.

Musicalement, Orphans of the Light s’impose comme l’un des disques les plus précis et inspirés du groupe. Blackrain y fusionne hard rock mélodique, glam metal et éclats sleaze avec une maturité nouvelle. L’intro de « Dreams » est électrifiante, comme un appel à la rébellion et celui-ci apparaît comme le morceau le plus ambitieux, combinant émotion, ampleur et maîtrise. « Unleash The Fury » revendique l’héritage 80s des plus grands du genre avec une intensité directe, tandis que « Disagree » séduit par son refrain fédérateur et son esthétique punk rock affirmée. Plus sensible, « If This Is Love » apporte une dimension cinématographique romantique inattendue, alors que « Crack The Sky » et « Madhouse » renouent avec l’énergie brute qui a forgé l’identité du groupe. Ce dernier va même jusqu’à proposer son « Eruption » sous la forme de « Résurrection », avec près d’une minute trente de solo de guitare ébouriffant, et « Klub Krazy Nights, un hymne aux consonnances sudistes. Malgré la multiplication des singles et une certaine variété de registres, la cohérence de l’album surprend par sa jovialité globale. Les quatre musiciens font la (double) paire et leur complémentarité technique et mélodique structure la personnalité sonore de ce renouveau. L’ensemble forme un album dense mais lisible, moderne sans renier ses racines, capable d’exister autant comme collection de titres que comme œuvre continue. Orphans Of The Light marque ainsi une étape majeure : un disque audacieux, affirmé, pensé pour unir aussi bien sur scène que seul avec ses écouteurs, et sans doute l’un des jalons les plus significatifs du glam actuel.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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