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Interview   

Headkeyz, reflets d’une cage intérieure


Avec Headkeyz, rien n’est laissé au hasard. Le groupe poursuit la construction d’un univers dense, conceptuel, presque cinématographique, où musique et esthétique visuelle dialoguent en permanence. Après un premier album marqué par une violence frontale et des thématiques exposées sans filtre, ce deuxième opus agit comme un reflet inversé. Mêmes obsessions, mais abordées sous un prisme plus intime, plus introspectif, presque souterrain. Pensé comme le miroir du premier chapitre, ce nouvel album vient compléter, prolonger et éclairer l’histoire initiale. Les morceaux se répondent, les titres s’imbriquent, les pochettes se relient physiquement, jusqu’à former un diptyque conçu dans les moindres détails. Derrière cette construction minutieuse, on découvre une réflexion sur le pouvoir, l’enfermement, la dualité intérieure et les combats invisibles — autant de thématiques incarnées par des personnages récurrents, dont Fiona, figure centrale d’une narration éclatée en plusieurs perspectives.

Musicalement, Headkeyz confirme sa capacité à métisser les genres tout en conservant une identité immédiatement reconnaissable. Chaque titre possède sa propre grammaire, mais toujours au service du récit et de l’émotion, jamais dans la démonstration technique gratuite. Entre rock alternatif, touches rap, passages plus ambient et mélodies ciselées, le groupe assume une approche où la cohérence prévaut sur l’esbroufe. Nous avons rencontré Edge pour décrypter ce deuxième chapitre, revenir sur la construction en miroir des deux albums, explorer les thèmes forts comme la masculinité dans « Viking » ou l’ambiguïté poignante de « Speak », et comprendre comment cette narration psychologique se transpose sur scène.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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