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Chronique   

Avralize – Liminal


Avralize avance en explosant toutes les barrières. Leur premier album Freaks sonnait comme une déclaration d’intentions. Technique, moderne et original, il ne posait pourtant que les prémices d’une formule de metalcore next-gen, registre que le combo allemand aborde avec une étonnante fraîcheur. Liminal, second opus aussi costaud que délirant, pousse littéralement les potards aussi loin que possible.

Il y a chez Avralize une approche du metalcore qui sort littéralement des sentiers battus. Les Teutons n’ont que faire des codes du genre, qui imposent bien souvent une atmosphère pesante en terreau fertile à l’intensité attendue. Le quatuor préfère tartiner du fun sur de gros riffs velus à souhait, et n’hésite jamais à s’embarquer dans une avalanche de bidouillages sonores qui confèrent au disque un esprit rétro-futuriste 80’s assez savoureux. Profitant à fond des technologies actuelles, Avralize fait de chaque composition un ensemble dense mais savamment structuré, sorte de roller-coaster aux twists musicaux ininterrompus et décalés. Le disque s’ouvre sur un banjo décomplexé (« Medicine »), multiplie les parties de claviers volontairement kitsch, invite un saxo jazzy (« Wanderlust ») ou patine les grattes de sons électro-dansants proches du jeu vidéo (« Helium »). Malgré toute sa dimension foutraque, Liminal affiche une science de l’écriture et de l’efficacité assez hallucinante. Avralize présente une faculté presque naturelle à coucher sur bandes de gros hits fluides et extrêmement percutants. L’ensemble vire avec violence entre tempos épileptiques et mélodies nostalgiques, profitant d’une technicité affûtée comme un rasoir et d’un chant versatile à souhait. Le disque impressionne par son groove monstrueux – la basse avec un son claquant quasi funk, qui n’est pas sans rappeler l’âge d’or du neo. Il hypnotise parallèlement par ses refrains impeccables. Décapant dans ses hurlements, le frontman Severin Sailer déroule une puissance émotionnelle dans son chant clair qui emporte loin, très loin (le mid-tempo « Close To You »). L’un des très gros disques de metalcore de l’année, assurément.

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Live Report   

Battle Beast : les bêtes de scène sont de retour


Depuis sa formation en 2008 à Helsinki, Battle Beast a progressivement trouvé sa place sur la scène metal européenne. Avec six albums studio à son actif, dont le récent Steelbound, le sextet finlandais a su évoluer tout en consolidant son identité : un mélange de heavy metal et de power metal, des compositions structurées autour de refrains marquants et la voix de Noora Louhimo. Devenue en quelques années l’élément central du groupe, elle a progressivement façonné le style de Battle Beast avec sa personnalité bien affirmée.

Avec l’annonce de sa nouvelle tournée européenne 2025, la formation s’inscrit donc dans la continuité de ce parcours avec la farouche volonté de défendre sur scène Steelbound. Après des mois de préparation et de studio, cet European Tour 2025 est l’occasion pour Battle Beast de tester en conditions réelles ses nouvelles compositions et de présenter son nouveau show. Pour ce faire, entre le 17 octobre et la mi-décembre, le groupe va multiplier les escales à travers le Vieux Continent en sillonnant l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, Le Luxembourg, le Royaume-Uni et même plusieurs villes françaises à l’instar de Paris le 25 octobre à l’Elysée Montmartre, de Toulouse le 26 au Bikini et de Lyon le 30 au Transbordeur.

En ce soir du 26 octobre, la salle du Bikini accueille le public toulousain dans son antre pour une soirée axée autour du metal mélodique. Certes, le concert n’est pas sold-out (le balcon du Bikini n’est pas ouvert), mais l’espace principal se remplit vite. Les spectateurs, venus de toute la région Occitanie, sont déjà prêts à en découdre. Mais d’abord c’est aux Suédois de Majestica et aux Allemands de Dominum d’ouvrir le bal…

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Chronique   

Rise Of The Northstar – Chapter 04: Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!


L’ère de Shi est terminée. Place à celle du Red Falcon, nouveau totem d’un univers que Rise Of The Northstar redessine dans une lumière plus froide, plus cybernétique. Bienvenue dans Néo-Paris, mégalopole futuriste et suffocante où la survie devient un acte de résistance. Derrière ce décor dystopique, un constat : le monde est devenu une jungle métallique, et il faudra un sauveur pour s’en extirper. Cette tension, cette urgence viscérale, irrigue tout l’album. ROTNS sublime l’art de canaliser la rage. Chaque riff cogne, chaque break respire la maîtrise. Le groupe affine ses armes, toujours au service d’une construction millimétrée. Le morceau-phare, « Neo-Paris », en est la quintessence. Guitares massives, scratches et touches électro s’y mêlent dans un équilibre parfait entre old school et modernité. Les incursions de chant clair, désormais pleinement assumées, ouvrent de nouveaux espaces à la musique du groupe, tandis que la basse gronde, donnant une assise monumentale à l’ensemble.

Au-delà de la technique, Chapter 04 transpire la revanche. Les textes suintent la colère, la vengeance, la frustration accumulée après les mois d’enfermement. Une fureur post-pandémique qui explose ici sans filtre. Ce poids se ressent particulièrement sur « Nemesis », featuring Aaron Matts (ten56.), où le dialogue entre les deux voix devient un combat. Les coups s’enchaînent, les hurlements se répondent, et la voix de Vithia s’élève, de plus en plus acérée, face à la lourdeur abyssale d’Aaron. C’est probablement le moment le plus extrême du disque et l’un des plus réussis. Mais ROTNS ne se résume pas à la violence. Des morceaux comme « Under » ou « Pressure » marquent un tournant : le ton se fait plus introspectif. La voix se pose, parfois en français, révélant une vulnérabilité inédite. Le groupe y explore les recoins sombres de la dépression et du doute. La clôture, « Desolation Hawk », abandonne toute illusion d’optimisme. Un final pesant, où le collectif se dévoile en pleine cohésion. Car c’est sans doute là la plus grande réussite de Chapter 04. Rise Of The Northstar n’a jamais sonné aussi uni, fluide, cohérent. Les nouveaux membres sont totalement intégrés, chacun a trouvé sa place, et l’alchimie est totale. Le tout bénéficie d’un mix et d’un mastering signés Florent Salfati (Landmvrks), qui apportent cette clarté moderne. La rencontre entre Marseille et Néo-Paris, entre deux écoles du metal français, se concrétise jusque dans le clip où Salfati adopte les codes visuels du groupe, preuve d’un véritable crossover artistique. ROTNS signe ici son album le plus abouti, à la fois technique, organique et viscéral.

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Interview   

Coroner : renaître par la dissonance


Parfois la patience paye. C’est le cas notamment avec Coroner qui délivre son sixième album Dissonance Theory, le premier depuis Grin paru il y a de ça pas moins de trois décennies. Le groupe étant devenu culte et influent après sa séparation en 1996, la pression était sur leurs épaules pour délivrer un disque à la hauteur d’une discographie aussi évolutive qu’admirée. Après sa reformation en 2011 pour quelques dates, l’idée de produire de nouvelles musiques a lentement, au fil des années, fait son chemin dans l’esprit du guitariste Tommy Vetterli et du chanteur-bassiste Ron Broder, le batteur Marky Edelmann n’ayant pas souhaité aller plus loin. Forcément, il y a eu des questions et des craintes sur la direction à prendre, mais au bout du compte, le résultat – miraculeusement, ou pas – ne déçoit pas.

Nous en discutons avec Vetterli, qui a composé et produit le disque aux côtés de son compère de studio Dennis Russ. Il évoque comment l’album a été abordé, sa recherche d’une approche sonore à la fois moderne et organique, son sens du détail et de l’originalité, l’apport de Diego Rappachietti à la batterie, son rapport à la technologie, jusqu’à quelques confidences, notamment sur le moment, pour lui, le plus propice à l’inspiration…

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Chronique   

Bukowski – Cold Lava


Bukowski verse un nouveau jerrican de fuel dans la machine. Rudement éprouvé par la disparition de Julien Dottel, bassiste et membre fondateur, le groupe a fait le choix de continuer à avancer. L’album éponyme avait été enregistré avant cet événement tragique, et aura aidé les musiciens à faire leur deuil. Cold Lava est pour sa part l’album de la résilience, un septième disque par lequel le groupe se reconnecte à ses racines.

S’il s’est toujours positionné en solide artisan d’un heavy rock’n’roll qui tape du pied, Bukoswki s’était laissé porter au cours des dernières années vers des structures plus alambiquées, voire quelques expérimentations ci et là. Rien qui ne trahisse fondamentalement son ADN initial, mais quelques petites touches qui auront pu rendre sa musique légèrement moins directe. Avec Cold Lava, le groupe revient à l’essentiel, sans superflu ni circonvolutions. Il fonce droit, tête baissée, bouillonnant de feeling et de gimmicks irrésistibles. Parfaitement calibré et agencé, le disque exhale une authenticité rock vibrante et entraînante (le redoutable « Isolation », « Communication in Silence » ou le cri de colère « Criminals »). Les morceaux sont concis et ultra efficaces, dopés par des refrains aussi soignés qu’écorchés. Bukowski renoue certes avec une certaine forme de fougue originelle, tout en profitant de son expérience pour soigner ses contrastes et ambiances. Si Cold Lava regorge de bons morceaux aux tempos expéditifs, le groupe conserve tout son doigté lorsqu’il s’agit de faire redescendre la tension et de s’orienter vers des ballades pétries d’émotions (« Howls », « Cold Lava »). Matthieu Dottel y fait état de toute sa polyvalence, signant avec ce disque une ribambelle de lignes de chant à fleur de peau. Le frontman semble constamment sur la brèche, à quelques pas de sombrer. Il parvient pourtant à insuffler dans son chant un espoir palpable et réconfortant. Cold Lava est un pur disque de rock. Accessible sans être simpliste, il sonne vrai et tape en plein cœur. Aucun doute possible : Bukowski est plus vivant que jamais.

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Live Report   

Paradise Lost : quand le gothique rayonne


Paradise Lost a trente-sept ans et dix-sept albums au compteur. Ce groupe est le précurseur du metal gothique, inventant une formule qu’il n’a de cesse de bonifier avec le temps. En live, les cinq membres ne sont certes pas des plus spectaculaires, mais ils font preuve d’une grande constance dans l’interprétation.

Ils tournent en Europe cette fin d’année pour promouvoir leur dernier album Ascension. Acclamé par la critique, il s’agit d’un recueil de dix titres qui maintient le groupe au pinacle du genre. Quel est le secret du quintette pour se maintenir au sommet ? Comment vont-ils résumer une si longue carrière en une soirée ? Paradise Lost a-t-il encore la foi ? Son public a-t-il conservé sa ferveur ? Plongeons dans l’ambiance de ce 21 octobre 2025 à la Rayonne de Villeurbanne pour le découvrir, avec Lacrimas Profundere et Messa qui ont ouvert un bal à la teinte résolument gothique.

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Chronique   

Destruction Ritual – Providence


Même si Providence est le premier album de Destruction Ritual, ses membres sont loin d’en être à leur coup d’essai. C’est en effet TerrorReign (Necroblood), un certain Arafel, et MkM (Antaeus, Aosoth), avec son camarade Blastum (Antaeus, Merrimack) en renfort à la batterie, que l’on trouve aux manettes de ce groupe franco-américain, dont la première démo sortie en été 2021 augurait le meilleur. Fort de ces débuts solides et maîtrisés, Destruction Ritual continue dans la même lignée avec Providence, qui reprend là où la cassette s’arrêtait, c’est-à-dire dans la bile, le sang, et à deux doigts de la crise d’hystérie.

Car Destruction Ritual a les nerfs à vif : sans fioritures, ses morceaux sont bruts, servis par une production organique qui use avec parcimonie des ficelles habituelles du metal extrême (distorsion, delay, etc.). Au fil de morceaux assez longs, l’intensité et l’atmosphère viennent d’ailleurs. La batterie est vivante et nerveuse, la basse pulse, les guitares s’entrecroisent et étourdissent, expressives tant dans les arpèges menaçants que dans les longs solos habités (« Pride & Corrupted Dreams », « Washed Away Sins »). De tout cela émergent des voix paradoxalement moins humaines que la musique, à commencer par celle, comme toujours gutturale, presque d’outre-tombe, de MkM, mais aussi celles de samples méticuleusement intégrés à partir du lent et malsain « Gone Days Of Splendor ». La continuité avec la démo est établie par la réutilisation de longs passages de l’inoubliable scène de fausse couche/crise de nerfs de Possession d’Andrzej Żuławski, dont l’héroïne a sans doute inspiré la pochette. « J’ai peur de moi car je suis la créatrice de mon propre mal », l’entend-on dire dans le bien nommé « Closure », qui ferme l’album : c’est bien de ça qu’il s’agit avec Providence. Écorchage en règle, anéantissement programmé, ce premier album galvanise un genre pourtant largement arpenté – le black orthodoxe mêlé de death – en préférant les tripes et les respirations aux machines et à la saturation.

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Interview   

Les mille et une légendes de Sabaton


Sabaton change de cap. Après deux albums profondément ancrés dans la Première Guerre mondiale, nos chers Suédois férus d’histoire s’attaquent cette fois-ci à un territoire plus vaste : les légendes historiques. Avec Legends, Sabaton explore des personnages emblématiques allant de Jules César à Vlad III l’Empaleur, de la France à l’Égypte antique, mêlant récits dramatiques et histoires glorieuses parfois méconnues. Cette nouvelle ère s’accompagne du retour de Thobbe Englund à la guitare suite au départ de son prédécesseur – et successeur – Tommy Johansson, un retour après huit ans loin des pantalons camo ouvrant la voie à un souffle créatif renouvelé. Décidant de se détacher un peu des conflits armés modernes, Sabaton élargit son horizon tout en conservant sa puissance et son engouement caractéristiques.

Pour mieux comprendre ce tournant, nous avons rencontré Joakim Brodén, chanteur à la voix si spécifique et principal compositeur du groupe, et le revenant Thobbe. Dans cet entretien, ils reviennent sur la genèse de l’album, la place de l’ambition et des légendes dans l’histoire, la production hors du commun que le groupe a prévue pour la tournée à venir, mais aussi leur vision des conflits mondiaux actuels et des tabous de guerre. Passion évidente pour l’histoire, goût du spectacle, et engagement artistique : autant de thèmes qu’ils explorent avec franchise, enthousiasme et une pointe d’humour, offrant un éclairage unique sur l’évolution de Sabaton en ce dernier trimestre de 2025 et sur ce qui fait la force de cette nouvelle ère musicale.

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Chronique   

Bent Sea – The Dormant Ruin


Avec son casting de choix aux allures de super groupe – Dirk Verbeuren (Megadeth, Scarve, ex-Soilwork), Sven de Caluwé (Aborted), Shane Embury (Napalm Death, Lock Up) – et sa flopée de splits et d’EP prometteurs, Bent Sea a de quoi attiser la curiosité. Ça tombe bien : une grosse dizaine d’années après sa formation, le combo sort enfin son premier album, The Dormant Ruin. Conçu depuis le départ comme un hommage aux débuts du grindcore par des musiciens expérimentés (après tout, le titre de sa première sortie, Noistalgia, disait déjà tout), Bent Sea propose avec ce nouvel opus un concentré jubilatoire de musique extrême…

Car même si le bon vieux grind de l’époque où il pataugeait encore dans les mêmes eaux boueuses que le death metal a la part belle, ce premier album propose plus que ça. C’est que le passé n’est jamais révolu, à peine assoupi, et que cette ruine n’a rien d’ensommeillé. Elle est même bouillonnante d’énergie, tordue de dissonance, et étoffée de touches ambient voire industrielles lugubres (« Final Corridor »), de ralentissements méphitiques (« My Fall »), de riffing presque black (« Paragon Of Inhumanity ») ou de solos furieux (« Locked In Glitch »). Par définition pas très novateur, The Dormant Ruin a quelque chose de paradoxalement classique et soigné dans son respect du genre, mais aussi une complexité affûtée, jamais ostentatoire, servie par une production organique. La collection de guests prestigieux et passionnés appelés en renfort – Kevin Sharp (Venomous Concept, Brutal Truth), John Cooke (Venomous Concept, Napalm Death), Sylvain Coudret (Soilwork, Scarve) – parachève l’édifice. Malgré la violence de l’assaut, il s’agit avant tout de se faire plaisir, et celui des musiciens impliqués est contagieux au fil de cette succession de morceaux évidemment brefs mais variés et roboratifs – jusqu’au rendormissement en un long titre ambient, presque évanescent, justement intitulé « The Dormant Ruin ». Gageons que cette fois-ci, le sommeil ne durera pas aussi longtemps…

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CR De Festival    Live Report   

Rock Your Brain Fest 2025 : deux jours d’énergie brute aux Tanzmatten de Sélestat


Vendredi 17 et samedi 18 octobre 2025, les Tanzmatten de Sélestat ont vibré au rythme du Rock Your Brain Fest 2025. Deux journées de concerts intenses, mêlant découvertes locales, têtes d’affiche françaises et internationales, où metal, punk et rock alternatif se sont succédé sans temps mort. Entre sets survoltés, moments de détente acoustique et interactions avec un public toujours plus enthousiaste, le festival a une fois de plus confirmé son statut d’événement incontournable localement. Le festival a également fait la part belle aux artistes locaux en ayant mis en place une scène acoustique en extérieur pour entrecouper les têtes d’affiche de la mainstage.

A noter que la treizième édition du festival est d’ores et déjà annoncée pour les 23 et 24 octobre 2026, avec, à l’affiche, Tagada Jones, Les Ramoneurs De Menhirs, Cachemire, Didier Super, Opium Du Peuple, Los Fastidios, Darcy, Not Scientists, Schlaasss Et Corbillard…

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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