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Interview   

Le futur selon Neo Inferno 262


Quinze ans après la sortie de Hacking The Holy Code, on n’osait plus espérer du nouveau du côté de Neo Inferno 262. Le groupe, né au tournant de l’an 2000 à une époque particulièrement fertile pour les hybridations entre black metal, indus et autres musiques électroniques (qu’on pense à Blacklodge ou Diapsiquir en France ou évidemment à Aborym et Dødheimsgard), semblait avoir disparu dans les limbes pendant que ses musiciens se consacraient à d’autres projets chacun de leur côté. Mais au début de l’année, il est à nouveau sorti de l’ombre avec un deuxième album intitulé Pleonectic. Toujours piloté par le prolifique A.K. (Merrimack, Decline Of the I, Vorkreist…), il réunit la crème de la scène française, de MKM (Antaeus, Aosoth) à Dehn Sora en passant par Saint Vincent et NRK de Blacklodge, Déhà, et Berzerk de Malhkebre pour n’en citer que quelques-uns, et met à jour les sonorités et les thématiques du premier opus. À plus de deux décennies de distance du futurisme technoïde et du millénarisme des années 1990-2000, de l’âge d’or de la transe, de la jungle et d’une certaine forme d’indus, les formes ont changé, mais les préoccupations restent les mêmes : Pleonectic parle d’accumulation infinie, d’une technologie en mesure de devenir monstrueuse et souveraine, questions plus d’actualité que jamais à une époque où les exploits des intelligences artificielles soulèvent émerveillement et épouvante dans à peu près tous les domaines.

Nous en avons discuté avec A.K. quelques heures après le set de Decline Of The I lors de la dernière édition du Roadburn. Des racines du projet il y a une vingtaine d’années aux futurs potentiels de la musique et de l’humanité en passant par son – abondante – actualité, le musicien retrace avec nous le parcours de Neo Inferno 262, qui, comme toutes les créations de SF, parle avant tout du présent…

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Cradle Of Filth et ses multiples vies


Plusieurs pages se tournent pour Cradle Of Filth. Celle du line-up, suite aux départs du guitariste Richard Shaw et de la claviériste-chanteuse Anabelle Iratni, remplacés respectivement par les Américains Donny Burbage et Zoe Marie Federoff. Celle de la maison de disques, passant de Nuclear Blast à Napalm Records. Celle de l’album Existence Is Futile, le groupe étant actuellement en studio pour enregistrer son successeur. Alors pour acter la transition et faire patienter en attendant que le nouveau chapitre s’ouvre pleinement, Dani Filth et sa bande reviennent avec Trouble And Their Double Lives, le premier album live du groupe en… vingt et un ans !

Nous parlons en détail de tout ceci avec le frontman qui, comme à son habitude, se montre loquace et sans langue de bois. L’occasion de parler de son rapport au live en général et de certains rouages internes du groupe – il répond notamment aux propos de Richard Shaw concernant son départ et l’équipe qui entoure le groupe –, allant jusqu’à quelques confessions sur la vie d’une « star » du black metal, mais aussi sur la fameuse collaboration avec Ed Sheeran qu’on ne devrait plus tarder à entendre.

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Godsticks : ne pas céder au défaitisme


Si beaucoup d’artistes se sont servis de l’arrêt des tournées durant la pandémie pour être créatifs et augmenter leur productivité, il y en a pour qui cette période a engendré un blocage. Ça a été le cas de Godsticks et de son leader Darran Charles. Et pour cause, elle a beau œuvrer dans la mouvance progressive, la formation britannique compose en se plaçant du point de vue du spectateur et Darran a donc besoin du live en ligne de mire pour trouver l’inspiration. C’est donc une fois les concerts repris qu’ils se sont attelés à ce qui deviendra This Is What a Winner Looks Like, successeur d’Inescapable qui avait eu le malheur de sortir au pire moment. Cependant, Godsticks a mûri pendant la pause forcée et c’est ainsi que le nouvel album se retrouve avec une dimension électronique supplémentaire.

Nous évoquons tout ceci avec le frontman, qui nous parle des mécanismes de sa créativité et d’un perfectionnisme qui peut parfois le rendre malheureux – un « démon intérieur » qu’il a essayé de surmonter ces dernières années. Il revient également sur le récent changement au poste de bassiste.

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Dave Lombardo : le sacre de la batterie


Dans la famille des batteurs de metal, difficile de faire plus emblématique que Dave Lombardo. Il aura œuvré une bonne partie de sa carrière dans Slayer, offrant au monde des monuments intemporels tels que Reign In Blood ou Seasons In The Abyss, mais également participé à ce qui reste pour beaucoup le meilleur album de Testament, The Gathering – en 1999, le seul pourtant auquel il aura participé –, mais ne parler que de son apport – certes profond et indélébile – au thrash est malgré tout réducteur. Dave Lombardo, c’est un batteur qui s’est construit dans un mix de fascination pour les batteurs cubains et pour le rock, le punk et le heavy metal. Il a surtout vu son esprit artistique s’ouvrir au contact de Mike Patton et John Zorn pour en arriver à toucher un panel de projets et de genres musicaux sans limites, de la pop jusqu’à l’avant-garde la plus décomplexée.

Aboutissement d’un mûrissement artistique de longue date – aussi bien musical que visuel –, fruit d’une idée en gestation depuis un vingtaine d’années et concrétisée grâce à la pandémie, Dave Lombardo, le batteur aux innombrables projets, revient avec Rites Of Percussions, un album cent pour cent batterie, cinématographique, voire introspectif et spirituel. Nous en parlons avec lui, tout en rentrant dans sa fibre musicale et en évoquant ses différents projets.

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Rival Sons : et la lumière fut


Le chanteur Jay Buchanan et le guitariste Scott Holiday sont les forces créatrices principales de Rival Sons, et pourtant, ils ont tous les deux une façon différente de vivre et d’aborder leur création. Pour l’un, c’est une introspection, pour l’autre, c’est une évasion. Mais pour les deux, la création musicale a été essentielle lors de l’épisode Covid-19. Si bien que le groupe revient cette année non pas avec un mais deux albums : Darkfighter et Lightbringer.

C’est donc pour évoquer le premier que nous nous sommes entretenus avec Jay qui parle de cette créativité et de son vécu de l’arrêt des tournées, qui l’a déboussolé, mais dans lequel il a aussi, malgré tout, vu de bons côtés. Jay mettant beaucoup de lui-même dans ses paroles, il nous explique également ce que recouvre le terme « darkfighter » et nous parle de la mort – il a travaillé dans une morgue –, de la vie et de spiritualité, avant de terminer en évoquant Pressure & Time, second album du groupe qui les a fait connaître et dont ils ont célébré les dix ans en 2021.

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Fifth Angel : la synthèse du passé et du présent


The Third Secret (2018) avait été un retour réussi pour Fifth Angel, après une séparation de près de trente ans. Retour entériné désormais avec When Angels Kill qui surfe sur l’enthousiasme du groupe, fort d’un line-up enrichi, et réunit les époques, notamment au niveau de son concept aux allures cinématographiques qui pioche dans les thématiques encore très actuelles des deux premiers albums du groupe, Fifth Angel (1986) et Time Will Tell (1989).

Nous avons contacté le batteur et producteur Ken Mary pour nous parler de ce quatrième album qu’il considère déjà comme une apogée pour le groupe, mais aussi de l’histoire de Fifth Angel, formation de Seattle qui a été, comme beaucoup d’autres, victime du grunge, et de son histoire personnelle. En effet, s’il officie aujourd’hui au sein de Fifth Angel et de Flotsam And Jetsam, son CV est des plus impressionnants, étant passé par Alice Cooper, Impellitteri, House Of Lords, Chastain, Accept, Kip Winger et même les Beach Boys !

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Def Leppard : au cœur de la symphonie


Dans la scène hard rock, Def Leppard est définitivement un groupe à part, une sorte d’hybride piochant aussi bien dans AC/DC que dans Queen, avec un résultat qui frise parfois un côté orchestral, mais avec des voix et des instruments rock. Quoi de plus logique alors de les voir aujourd’hui sortir Drastic Symphonies, un album où seize de leurs morceaux sont remaniés avec le Royal Philharmonic Orchestra. S’ils ont réutilisé une bonne partie des enregistrements originaux pour y intégrer l’orchestre, le disque n’en a pas moins demandé un travail colossal. Tout le défi était d’ailleurs de trouver les bonnes chansons, quitte à exclure certains tubes, afin que le résultat ne sonne pas « comique ».

C’est en substance ce que nous raconte le guitariste Phil Collen, qui nous parle de la conception de ce disque et de la fibre symphonique du groupe. Nous évoquons également le cas Ghost – dont Joe Elliott a fait sa propre interprétation d’une chanson –, certains secrets de fabrication et l’industrie de la pop qui n’est plus ce qu’elle était.

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Extreme : le jeu sacré


Être fan d’Extreme est aujourd’hui une affaire de patience. Si le groupe a connu une belle lancée dans la première moitié des années 90, avec notamment deux disques majeurs – Pornograffitti (1990) et III Sides To Every Story (1992) –, le temps s’est largement dilaté à partir de 1995. Pas moins de quinze années séparent Saudades De Rock (2008) et le nouvel album Six qui voit enfin le jour. La bonne nouvelle, c’est que le résultat est au rendez-vous avec tout ce qu’on aime chez Extreme : un disque éclectique, proposant à la fois du hard rock groovy et catchy, et de belles surprises. Extreme impressionne par son alchimie. Gary Cherone est plus en voix que jamais et Nuno Bettencourt… fait du Nuno. Il suffit de voir le buzz généré rien que par le solo du single « Rise » !

Ce n’est pas exagéré si nous disons que Six a tout de l’événement hard rock de l’année. Pour en parler, il fallait bien une interview conséquente. C’est donc avec Gary et Nuno que nous discutons de ce sixième disque et de sa diversité, mais aussi de jeu de guitare enflammé, du début des années 90, de célébrité, de « pilule rouge » et de « pilule bleue », de Van Halen (le groupe dans lequel Gary a fait un passage et le guitariste que Nuno admire), de Rihanna… Les sujets sont légion et l’échange passionnant.

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Immortal : seul face à Blashyrkh


À la fin, il ne peut en rester qu’un. Après le départ fracassant d’Abbath en 2015, c’était au tour du batteur Horgh d’entrer en conflit juridique avec Demonaz autour des droits sur le nom d’Immortal et de mettre les voiles. Harald Nævdal, de son vrai nom, se retrouve alors bien seul dans les contrées enneigées de Blashyrkh… Seul, vraiment ? Pas exactement : il a su convaincre et fédérer les fans autour de lui grâce à Northern Chaos Gods, neuvième album de la formation et son premier en tant que frontman. La montagne était haute à gravir, mais habitué des reliefs escarpés, Demonaz ne s’était pas démonté. Il a relevé le défi et su finalement retrouver les hauts sommets immortels.

C’est donc fort de ce succès, galvanisé par la validation des fans les plus fidèles, qu’il s’est attelé à un nouvel album. War Against All – un titre évocateur –, présentant toute la panoplie du parfait Immortal – de l’agressivité, du groove, de la mélodie, de l’épique, et même un instrumental – est là pour confirmer, voire un peu plus. Nous discutons de tout ceci avec celui qui « n’abandonne jamais ce qu’il a commencé ». On parle de sa ténacité, de solitude, de nature, d’inspirations et, évidemment, d’odes au royaume de Blashyrkh.

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Dieth : mourir pour renaître


C’est ce qui s’appelle rebondir. Mai 2021, une vidéo privée à caractère sexuel fuite sur les réseaux sociaux, accompagnée d’accusations qui se révèleront rapidement fausses. David Ellefson se voit tout de même mettre à la porte de Megadeth – les parties de basses qu’il avait enregistrées pour le nouvel album seront mêmes remplacées par celles de Steve DiGiorgio. Une preuve de plus de la complexité historique de la relation entre Junior et le frontman Dave Mustaine, avec qui il a fondé le groupe en 1983. Depuis, loin de s’apitoyer sur son sort, Ellefson embrasse sa nouvelle vie et sa nouvelle liberté avec pas moins de quatre formations : The Lucid, Ellefson / Soto, Kings Of Thrash et Dieth. C’est certainement cette dernière qui interpellera le plus. S’unissant à l’ex-Entombed A.D. Guilherme Miranda au chant et à la guitare, et à l’ex-Decapitated Michał Łysejko à la batterie, on le découvre dans un tout nouveau registre, majoritairement death, mais avec des touches de groove, de prog et même de grunge, ainsi que prenant le micro sur deux chansons.

Féru de collaboration, Ellefson démontre avec Dieth être un musicien plein de ressources. Après tout, dans sa jeunesse, il a été saxophoniste dans un orchestre symphonique et bassiste dans un groupe de jazz… Nous abordons tout ceci avec lui à l’occasion de la sortie du premier album To Hell And Back. Loquace, sans fard et enthousiaste, le bassiste-chanteur nous parle de cette nouvelle aventure pour le moins prometteuse, de ses déboires avec son groupe historique, de sa jeunesse, de sa foi et bien plus encore.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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