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Live Report   

Ice Nine Kills : entre musique et dramaturgie


Ces dernières années, Ice Nine Kills a profondément redéfini son identité. D’un groupe oscillant autrefois entre metalcore et héritage emo, la formation s’est transformée en un projet narratif à part entière. La musique devient un point d’accès, une porte d’entrée vers un imaginaire plus large, structuré et assumé. Le principe est désormais clair : transposer des références existantes — littérature, cinéma, faits divers — en morceaux immédiats, accrocheurs, souvent malicieusement détournés. Mais là où Ice Nine Kills franchit un palier décisif, c’est dans la mise en scène de ces récits. Sur scène, les chansons prennent corps. Costumes, accessoires, comédiens, écrans vidéo et effets visuels composent un langage scénique pleinement assumé. Le concert devient une expérience dense, saturée d’informations, où l’œil est autant sollicité que l’oreille.

Cette montée en puissance se reflète naturellement dans le choix des salles. Après un passage à Élysée Montmartre, déjà révélateur, le groupe investit cette fois la Salle Pleyel. Le lieu, plus vaste, offre une lisibilité parfaite du dispositif scénique. Scène large, hauteur confortable, visibilité optimale jusque dans la fosse : tout concourt à mettre en valeur une proposition pensée pour l’ampleur. Ici, chaque détail gagne en lisibilité, et l’ensemble resserre encore davantage le lien entre musique et dramaturgie.

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Interview   

Les Tambours du Bronx : esprit de meute


Près de quarante ans après leurs premiers coups de mailloches, le cœur métallique des Tambours Du Bronx bat plus bruyamment que jamais. En véritable phénomène de scène, le groupe a écumé les scènes du monde entier et tourné avec un nombre incalculable de références issues de divers horizons artistiques. Leur concept initial, entièrement centré sur les percussions, aurait pu leur permettre de vendre leur spectacle visuellement colossal pendant toute une carrière. Les musiciens ont pourtant fait le choix d’évoluer, de revisiter la formule en profondeur. Leur dernière mue en date, Weapons Of Mass Percussion, amorcée depuis 2018, fusionne la puissance des riffs metal à leur rythmique tribale et industrielle.

Accompagné depuis sept ans par des chanteurs expérimentés, Les Tambours Du Bronx ont trouvé un souffle nouveau. Mieux, le groupe témoigne désormais d’une productivité soudainement soutenue alors qu’il s’était jusqu’à présent montré peu prolifique en studio. Signe de ce « trop-plein créatif », le récent EP The Wild Pack rassemble une petite série de pièces qui n’avaient pas été intégrées au tracklisting de l’album Evilution. Un EP d’excellente facture que Dominique Gaudeaux et Renato Di Folco souhaitent avant tout présenter comme une œuvre à part entière, et non comme un recueil de morceaux abandonnés. En un peu plus de cinquante minutes d’entretien, les deux musiciens abordent leur vision de l’identité « Tambours Du Bronx », les récentes évolutions du groupe ainsi que le travail mené avec leurs chanteurs.

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Chronique   

Mötley Crüe – Theater Of Pain (coffret anniversaire des 40 ans)


Pour Noël, Mötley Crüe pense toujours à ses fans. Cette année, ils pourraient retrouver au pied du sapin un joli coffret vinyle à l’occasion des quarante ans de Theater Of Pain. Album mésestimé dans l’âge d’or du Crüe, il est souvent considéré comme un creux, voire une panne d’inspiration, entre deux doublés d’anthologie. Il faut dire qu’à ce moment-là, en pleine gloire, le quatuor le plus sulfureux d’Hollywood n’avait pas beaucoup de temps à consacrer à la musique, entre fiestas et orgies, mais aussi accident de voiture mortel, addiction à l’héroïne et tensions internes. Pourtant, Theater Of Pain développe des arguments en sa faveur. Certes, l’entrée en matière « City Boy Blues » ne paye pas de mine en comparaison des « Live Wire », « Shout At The Devil », « Wild Side » et « Dr. Feelgood », mais la bonne humeur est là. Et comment ne pas prendre plaisir à l’écoute du musclé « Use It Or Lose It », de la pépite oubliée « Tonight (We Need A Lover) » et du catchy « Fight For Your Rights » ? Surtout, ça swingue avec « Smokin’ In The Boys Room », irrésistible reprise de Brownsville Station, et ça frissonne avec « Home Sweet Home » ; la plus belle ballade du groupe, grâce à un thème mémorable au piano et une interprétation habitée – au chant comme aux leads.

Outre un disque de démos appréciable mais accessoire, le plat de résistance, la véritable plus-value du coffret est ni plus ni moins qu’un concert complet capté à Long Beach en 1985. Si le son est légèrement étouffé et que le public aurait mérité de se faire mieux entendre pour l’immersion, il n’en est pas moins un précieux et délectable témoignage d’une époque révolue. Vince Neil use de sa gouaille sur « Ten Seconds To love » (« I think you lost your underwear sweetheart » / « I want to make rock stars out of every single one of you fuckin’ animals! »), « Piece Of Your Action » profite d’un jam introductif et d’un Mick Mars qui se lâche sur le solo, « Red Hot » décape dans une version brute de décoffrage, Tommy Lee s’offre un solo de batterie extravagant… La prestation est imparfaite mais honnête ; c’est aussi ce qui rend l’enregistrement authentique et vivant. Le son daté et le choix du format vinyle nous font faire un bond de quatre décennies en arrière, et en feuilletant le livre bourré de photos et de souvenirs (mais aucun commentaire), on est vite catapulté au cœur des eighties, changé en ado écoutant religieusement dans sa chambre, une guitare cheap à la main, des étoiles plein les yeux…

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Interview   

Avatar : invitation au cauchemar


L’heure est à l’exploration. Freaks de la première heure ou nouveaux initiés, acceptez l’invitation du clown et cédez à la tentation de pénétrer dans une forêt sombre, vous y trouverez peut-être des réponses attendues de longue date… ou encore Avatar jouant ses méfaits sous une tente de cirque. Nos bêtes de foire favorites sont de retour avec Don’t Go In The Forest, un album qui se veut progressif et introspectif, laissant enfin toute leur place aux rêves, traumas et à l’obscurité intrinsèque à chacun. Loin d’être un album fourre-tout, le groupe, aujourd’hui établi depuis plus de vingt ans déjà, ouvre un nouveau chapitre de son histoire insolite, en profitant pour clore certains chapitres.

C’est ainsi que Johannes Eckerström, arborant son plus beau t-shirt Blind Guardian, nous a fait le plaisir de répondre à nos questions plus introspectives et curieuses les unes que les autres. Affichant un sourire presque timide, il évoquera sans tabou son syndrome de l’imposteur, la fierté qu’il ressent concernant son groupe, l’importance de l’amitié solide qu’il entretient avec ses camarades de scène ainsi que les détails plus ou moins poussés ayant abouti à l’accouchement de ce nouvel album. Alors, laissez-vous emporter et tenter par ce récit truffé d’anecdotes et allez, osez, entrez dans cette sombre forêt qui saura vous préparer à un dernier jour d’octobre… plein de surprises.

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Chronique   

Anna von Hausswolff – Iconoclasts


Alors que son dernier album, All Thoughts Fly, sorti en 2020, voyait Anna von Hausswolff explorer le versant le plus austère de sa musique, son nouvel opus, Iconoclasts, comme son nom le suggère, envoie tout valser. Il faut dire qu’en près de vingt ans de carrière, la Suédoise a eu le temps d’accumuler les expériences, d’affiner sa personnalité et d’élargir sa palette, se réinventant à chaque fois. Inclassable, ne se privant ni des ressources de la pop, ni de celles de la musique expérimentale, Anna von Hausswolff s’est peu à peu imposée comme une artiste unique, ambitieuse et imprévisible, aussi à l’aise dans les drones obscurs que dans les éclats de lumière. Avec Iconoclasts, elle se montre plus que jamais prête à tout remettre en jeu… pour en ressortir plus forte.

En effet, c’est d’abord comme un tour de force que s’impose cet album : long (près de soixante-quinze minutes), foisonnant, il est plein à craquer de trouvailles musicales – krautrock, jazz, orgue d’église, pop, nappes de synthé – et d’une intensité émotionnelle sans répit. De quoi donner le tournis, voire l’ivresse des sommets : Iconoclasts en regorge, qu’ils prennent la forme d’une montée en puissance quasi hollywoodienne (« Facing Atlas »), d’un solo de saxophone spectaculaire (« Stardust »), ou d’une libération d’énergie cataclysmique (« Struggle With The Beast »). Les moments d’apaisement sont à peine moins denses : la ballade « Unconditional Love » est bouleversante, tout comme l’étrange et minimaliste « The Mouth ». La musicienne y apparaît comme une véritable force de la nature, puissante et agile, capable des grands écarts les plus vertigineux – il suffit de voir qui l’accompagne, de l’icône vieillissante Iggy Pop à la nouvelle sensation Ethel Cain en passant par l’élusif et mystérieux Abul Mogard et l’avant-gardiste Otis Sandsjö. Car ce que cette iconoclaste fait voler en éclats, c’est avant tout ses propres limites ; tout l’album est porté par un même souffle, une volonté inépuisable et océanique de déborder au-delà de son enveloppe corporelle. À ses débuts, Anna von Hausswolff décrivait sa musique ainsi : « Il s’agit d’utiliser des choses simples pour faire quelque chose de monumental. » Iconoclasts pousse cette logique à son aboutissement en donnant aux expériences les plus intimes, quotidiennes et universelles – ruptures, temps qui passe, affection, frustration – une ampleur et une profondeur infinies.

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Interview   

Testament : thrash sans frontières


S’il y a une valeur sûre dans le thrash, c’est bien Testament. Outre la constance dans la qualité délivrée, en fin de compte, n’est-ce pas aussi en partie parce qu’il ne se limite pas purement à sa famille musicale ? Car la tambouille Testament est devenue au fil du temps un vaste mélange d’influences : death metal, black metal, hard rock, New Wave Of Britsh Heavy Metal… Le tout façonné et modelé par un son, une patte et une voix bien reconnaissables. Para Bellum, quatorzième album de la formation californienne en est le plus bel exemple, s’imposant comme l’un des « voyages » les plus variés qu’elle aura offerts depuis ses débuts discographiques en 1987.

Nous en avons longuement discuté avec Eric Peterson, guitariste, compositeur principal et désormais quasi second chanteur, puisque depuis Titans Of Creation (2020) il officie, à quelques moments opportuns, de sa voix black, en duo avec Chuck Billy. Celui qui dit être influencé autant par de vieux morceaux de Saxon que par certains fleurons du metal moderne, tels que Lorna Shore, nous parle de son nouveau compère de composition, le jeune batteur Chris Dovas qui a remplacé récemment Gene Hoglan et Dave Lombardo, mais aussi de ses méthodes et inspirations, d’IA, de black metal, de son projet Dragonlord, etc.

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Chronique   

Annisokay – Abyss: The Final Chapter


A défaut de véritablement expérimenter via leur musique, Annisokay a opté ces dernières années pour un mode de diffusion nouveau. Le groupe a égrené ses singles au fur et à mesure de leur écriture, proposant dans un premier temps deux EP avant de rassembler l’ensemble pour constituer leur sixième disque. Une pratique répandue qui répond à de nouveaux modes de consommation. Cet Abyss, complété par la mention The Final Chapter, n’a de fait plus grand-chose à offrir si ce n’est trois petits nouveaux morceaux.

Si les pratiques du groupe pourront légitiment irriter les puristes du format album, il est difficile de lui reprocher de regarder constamment vers l’avenir. Annisokay a toujours fait preuve d’adaptabilité, profitant des remaniements d’effectifs pour évoluer par petites touches. L’équilibre se voulait initialement très classique – couplets growlés, refrains clairs –, mais les mélodies et le chant clair de Christoph Wieczorek ont doucement gagné une grande part des structures, désormais plus adaptées aux arrangements électroniques et moins systématiquement tapissées de riffs velus. Annisokay a muté tranquillement, sans renier pour autant sa direction artistique. Sa musique reste avant tout centrée sur la puissance et les émotions tiraillées, inscrite dans la veine d’un post-hardcore immédiatement mémorisable. Elle est à ce titre plutôt efficace, le screamer Rudi Schwarzer gagnant en polyvalence ce qu’il abandonne occasionnellement en hargne. Si certains morceaux expurgent presque totalement les hurlements, ils ne laissent pas forcément du terrain à la luminosité et proposent en compensation des superpositions vocales profondes et intenses (« Silent Anchor », « Time »). Le groupe fait le choix de ne pas chambouler les tracklistings des EP – les deux volumes se suivent, entrecoupés des nouveaux titres –, mais The Final Chapter aurait pu donner lieu à une articulation tout autre. Annisokay fonctionne aujourd’hui dans une logique « singles » bien assumée, quitte à rendre ses morceaux plus ou moins interchangeables. Un bon disque mainstream, rien de plus.

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Live Report   

Marilyn Manson : entre renaissance et nostalgie


Marilyn Manson a fait des scandales son fonds de commerce. Les accusations dernièrement portées à son encontre posent pourtant aujourd’hui un vrai cas de conscience. Si les soucis judiciaires ont été classés pour prescription, l’aura du dandy américain s’en est trouvée fortement entachée et son retour en tournée se voit chamboulé par divers mouvements d’indignation. Chacun fera ses choix en son âme et conscience, le public ayant malgré tout répondu présent pour cette petite série de dates dans l’Hexagone. Rien d’étonnant. Marilyn Manson ne s’est pas produit en France depuis le 27 novembre 2017, date à laquelle il était apparu une jambe dans le plâtre et souvent essoufflé pour un concert poussif devant un public parisien clairsemé. L’artiste s’est depuis offert une renaissance artistique avec l’album One Assassination Under God – chapter 1 et a totalement revu son hygiène de vie.

Désormais totalement sobre, Marilyn Manson s’est reconnecté sur disque avec ses inspirations initiales et trouve sans surprise un écho favorable en plein revival neo. Ce dernier a par ailleurs reconstitué une troupe de mercenaires talentueux pour sillonner les routes, s’adjoignant les services de la guitariste Reba Meyers (Code Orange) ainsi que du bassiste Piggy D. (Rob Zombie, Amen, Wednesday 13) pour accompagner les désormais vétérans Gil Sharone et Tyler Bates. Une formule à deux guitares inédite dans l’histoire du groupe, qui lui offre une force de frappe décuplée.

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Chronique   

No Future – No Future


« Il y a un futur pour No Future », nous avait dit Erik Danielsson il y a quelques années, alors qu’on se demandait si cette entité mystérieuse où il officie à la batterie – aux côtés des frères Gottfrid et Pelle Åhman (PÅGÅ, ex-In Solitude) et de Lukas Häger et Olof Stolt (Reveal!) – était encore à l’ordre du jour. Restée à l’état de nébuleuse pendant plus d’une décennie, elle ne s’était en effet matérialisée au fil des années que le temps de quelques concerts et d’une poignée de cassettes et d’EP prometteurs, sombres, presque gothiques, d’une sorte de punk ancestral à la The Birthday Party. Mais la patience a enfin porté ses fruits : le groupe a sorti récemment son premier album, intitulé lui aussi No Future – tout un programme…

Pas de streaming, pas de teasing, pas de distro, presque pas de présence en ligne : jusqu’à peu, le seul moyen d’écouter l’album était tout simplement de se le procurer, expérience désormais désuète qui ravivera des souvenirs à beaucoup. Pour autant, No Future n’est pas un groupe rétro ; ce n’est pas exactement de projeter l’auditeur dans le passé qu’il est question. Il se livre à une sorte de nécromancie qui en exhume des pans entiers, et distord complètement l’écoulement du temps. Constitué de morceaux composés sur une très longue période, l’album s’éloigne du post-punk pour remonter à une sorte de punk psychédélique sans âge ni délimitation, presque liquide. Brut, sans fioritures mais profond (« Saint Of Silences ») et chatoyant (« Bathroom Of Our Demonlight ») comme un lac, il égrène avec fluidité des mélodies de guitare délicates et fantomatiques et des moments d’incandescence qui capturent la magie de l’instant, du live, de l’alchimie entre les musiciens (le 70s « Ramselevägen », le proto-punk « February », etc.). La voix y surnage, distante et teintée d’échos, comme si elle hantait les chansons. No Future a en effet le côté lynchien de la musique de PÅGÅ, la temporalité étrange et désarticulée des rêves, quelque chose d’inquiétant et de familier, de viscéral et d’archaïque. D’ailleurs, la reprise de Canned Heat qui clôt l’album semble bien plus ancienne que l’originale, bluesy, poussiéreuse, comme si c’était elle qui avait inspiré les Américains – de quoi, paradoxalement, guérir toute velléité de nostalgie. Car sans futur reste un présent volatil, insaisissable, hanté d’échos du passé, dont No Future capture la beauté, la fragilité et l’intensité comme personne.

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Interview   

Grandma’s Ashes : la bande-son de l’angoisse moderne


À la croisée du rock alternatif, du grunge et du metal, Grandma’s Ashes s’impose depuis quelques années comme un des groupes qui incarnent cette nouvelle scène française. Avec Éva (chant/basse), Édith (batterie) et Myriam (guitare/chant), le trio incarne une vision profondément engagée de la musique : puissante, introspective, mais toujours accessible.

Leur nouvel album, Bruxism, sorti quelques jours avant leur participation à la cérémonie des Foudres du Metal, poursuit cette quête d’équilibre entre les styles et les propos. Un disque de tensions et de lâcher-prises, inspiré par les névroses contemporaines : la charge mentale, l’hyper-productivité, l’éco-anxiété ou encore le rapport au corps. À travers ses douze titres, le groupe transforme le grincement des dents en exutoire sonore, entre envolées cathartiques, refrains lumineux et breaks metalliques assumés.

Dans cet entretien, Myriam El Moumni revient sur la manière dont le groupe a fait évoluer sa méthode de composition et son identité musicale, entre libération des codes et affirmation collective. Elle évoque aussi la place du féminisme dans leur parcours, les contradictions d’une génération partagée entre engagement et fatigue, et les efforts du groupe pour concilier création artistique et conscience écologique.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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