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Interview   

Rivers Of Nihil : transition et essence


Une nouvelle ère s’ouvre pour Rivers Of Nihil qui a non seulement bouclé son concept saisonnier avec son quatrième album The Work en 2021, mais a aussi vu son line-up remanié. C’est aujourd’hui en quatuor que l’on retrouve le groupe, le bassiste Adam Biggs ayant pris le micro à la suite du départ du chanteur-fondateur Jake Dieffenbach en 2022, secondé par le nouveau guitariste Andy Thomas qui vient enrichir de son timbre mélodique la palette vocale. Un changement drastique qui avait pu inquiéter les fans et c’est bien pour cette raison que les Américains ont très vite, dès 2023, dégainé de nouveaux titres pour rassurer.

Rivers Of Nihil reste un groupe qui a de la ressource, toujours enclin à réviser sa formule et à faire avancer l’esthétique metal avec l’apport d’éléments extérieurs. La preuve avec ce nouvel album sans titre, conçu avec une méthode de composition qui revient aux bases, à l’opposé de celle du massif The Work, sans pour autant renier le goût de la formation pour l’expérimentation. Nous discutons de tout ceci avec le principal compositeur et guitariste Brody Uttley, qui évoque également l’état de nos sociétés, l’impact de la technologie et l’importance de garder un esprit positif.

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MozHell Open Air Acte II : le retour de Satan !


Dans moins d’un mois va se dérouler la deuxième édition du MozHell Open Air. Et il faut le reconnaître : nous avons hâte d’y être ! En effet, en juillet dernier nous avions découvert les charmes métalliques d’Insming (57), petite commune de Moselle située à quelques encablures de Sarreguemines. Et nous avions été conquis par cet événement.

Première raison : l’affiche. L’année dernière l’orga avait notamment fait venir Landmvrks, Lofofora ou encore Rise Of The Northstar, des artistes à la notoriété importante qui envoient la purée. Cette prog’ soignée et variée soulignait, pour cette première édition, l’ambition du fest. Deuxième raison de notre engouement pour le MOA : l’organisation. Pour sa première édition, l’équipe organisatrice a bluffé les festivaliers par son professionnalisme. C’est un fait, l’organisation du MozHell Open Air n’a absolument rien à envier à certains événements qui bénéficient parfois d’un budget bien supérieur… Au MozHell, le fan de metal se sent comme chez lui, peut déambuler sur un espace à taille humaine – l’événement se déroule sur le stade de foot du village – où il peut voir des concerts sur deux scènes (la Mainstage et l’autre scène réservée aux artistes en devenir), avec autour de lui des stands de nourriture et de merch variés.

Julien et Loïc ont accepté d’échanger longuement avec nous dans le cadre d’un entretien réalisé par Zoom.

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POSITIV Festival : Dream Theater face aux murs de l’Histoire


Cet été, à Orange, vous aurez trois possibilités de concerts qui se déroulent dans le cadre du POSITIV Festival : Will Smith, Dream Theater… ou les deux ! On vous connaît et on se doute que vous aurez très probablement une préférence pour le prog’ metal de qualité made in USA. Vous ne le savez peut-être pas mais le POSITIV Festival est un événement musical incontournable dans le sud de la France. Dans les colonnes qui suivent, Julien Gaona, coorganisateur du festival avec Nicolas Cuer, revient sur l’histoire du festival et sur l’édition 2025 qui se tiendra, dans quelques jours, à Orange. Dream Theater se produira le mardi 29 juillet avec Extreme et The Last Internationale en guise de premières parties. Une très jolie date, qui aura lieu dans ce lieu exceptionnel qu’est le théâtre antique, pour celles et ceux qui aiment les mélodies endiablées.

Dans l’entretien suivant, compilé au discours direct, Julien nous parle de David Guetta, du respect du public metal, des personnes âgées, de musique électronique… bref de beaucoup de choses différentes !

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Patrick Rondat : le chemin vers la lumière


Après une longue absence discographique, il est peu dire que Patrick Rondat était grandement attendu. La sortie toute récente de son album Escape From Shadows va combler tous les fans de musique instrumentale centrée sur la guitare. Il faut dire que Patrick est probablement le guitar hero français le plus connu et reconnu. A son actif entre autres : une participation au Monsters Of Rock en 1992, une longue collaboration avec Jean-Michel Jarre qui l’a vu jouer au pied de la tour Eiffel devant deux millions de personnes, une participation au G3 en 1998, etc.

C’est donc avec un grand plaisir que nous avons pu échanger longuement avec lui. Toujours aussi humble, franc et sympathique, Patrick nous explique pourquoi il revient vingt et un ans plus tard avec un nouvel album solo, sa relation avec la composition et la musique live, ainsi que sa vision de la musique et de la guitare aujourd’hui. Avec sincérité et introspection, il évoque ses doutes, se disant ne pas être « naturellement un gars doué », son style qu’il a travaillé et mûrement réfléchi, sa vision de la jeune génération et tant de sujets qui permettent de mieux comprendre et apprécier l’artiste qu’il est.

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Kadavar : l’image du son


Si Kadavar a connu une ascension relativement rapide au début de sa carrière en se faisant prendre dans la vague rock stoner/rétro/psyché, on a assez vite découvert un groupe refusant de se laisser enfermer et désireux d’évoluer et d’étendre sa palette. Ces cinq dernières années, en particulier, ont été placées sous le signe de l’expérimentation avec The Isolation Tapes et la collaboration Eldovar, mais jamais ils n’auront été aussi loin dans la liberté créative qu’avec leur nouvel album I Just Want To Be A Sound.

Certes, les changements radicaux auxquels il est associé – pochette aux couleurs vives, nouveau logo, nouveaux looks, orientation plus « pop » – en ont crispé certains avant même de vraiment d’écouter l’album et de le juger sur pièce, mais si on lui donne sa chance et le prend pour ce qu’il est, sa diversité, son travail du son, son sens de l’accroche et son inspiration ont de quoi transporter. Nous en discutons avec Christoph Lindemann, alias Lupus, de l’intégration d’un quatrième membre à la sincère envie de ne pas tourner en rond qui est au cœur de la conception de ce disque, en passant par l’idée que le groupe pourrait arrêter arrivé à son dixième album… Un échange plein d’anecdotes pour mieux comprendre le groupe berlinois, d’où il vient et où il va.

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The Dead Daisies : à la conquête du blues


Deux albums en un mois. Les musiciens de The Dead Daisies ne se posent pas de question, ils suivent leur muse, et si pendant la production d’un album – en l’occurrence Light ‘Em Up paru en fin d’année dernière –, un studio les inspire et leur donne envie de jammer sur des classiques du blues et finalement d’en faire un autre disque, eh bien, ils le font. Ainsi est né Lookin’ For Trouble, dans l’atmosphère du studio Muscle Shoals, à côté duquel ils avaient installé leur mobile home, au milieu des portraits de légendes ayant enregistré là-bas, telles que Aretha Franklin, Wilson Pickett, Etta James, Otis Redding, etc.

Nous avons profité d’un passage promo à la capitale pour de nouveau capter John Corabi, seulement quelques mois après notre dernier échange où il évoquait déjà ce second album. Très demandé par les médias de guitare, Doug Aldrich a tout de même pu participer lui aussi le temps de quelques questions ! Sans surprise, la discussion a beaucoup tourné autour… du blues.

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Volbeat : « Il faut suivre son cœur et ne pas trop réfléchir »


Quand on débute dans la musique, on est jeune et naïf, on n’est pas forcément au courant qu’il existe des « règles », on fait des choses improbables, et parfois ça marche. Avec le temps, on gagne en maturité, en savoir-faire, en connaissance, mais on perd en spontanéité. C’est un peu le constat auquel est arrivé Michael Poulsen, vraisemblablement aidé par son nouveau groupe Asinhell qui l’a renvoyé à ses premières années death metal. C’est ainsi qu’il s’est mis en tête d’essayer de retrouver l’innocence des débuts et de la combiner avec l’expérience actuelle. Ainsi est né God Of Angels Trust, composé et enregistré en un temps record, sans trop réfléchir, en faisant confiance à son instinct et en osant ne pas toujours suivre les structures traditionnelles.

C’est notamment ce que le musicien développe dans l’entretien qui suit. Et s’il s’amuse dans l’album avec des sujets horrifiques et fait parfois preuve d’humour, il aborde également des sujets plus intimes qu’il évoque avec nous, comme son idée du diable et sa spiritualité, ou son père et la dépression qui a suivi sa disparition, en expliquant comment il a pu en sortir.

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Alien Weaponry : le sens des origines


Les membres d’Alien Weaponry ont des choses à dire. Venus de Nouvelle-Zélande, ils ont à cœur de valoriser la culture māorie, que ce soit dans la musique, les paroles, les clips ou leur jeu de scène. L’objectif, outre de développer un style qui leur est propre, est aussi de faire connaître plus largement cette culture parfois victime de préjugés – y compris leur propre pays – et d’inspirer la fierté non seulement chez le peuple māori, mais chez tous les peuples indigènes.

Suite à notre premier entretien avec les trois membres à l’occasion de la sortie du troisième album Te Rā, nous avons voulu poursuivre la discussion et notamment en savoir plus sur ces traditions et les messages qu’ils souhaitent faire passer, paroles à l’appui. Les frères Lewis et Henry de Jong ayant contracté une bonne grippe, c’est le bassiste Tūranga Morgan-Edmonds, dernier arrivé dans le groupe, mais déjà remarqué par son moko, sa gestuelle scénique et son apport musical, qui a répondu à l’appel. Ça tombe bien, les textes en māori, c’est surtout lui qui les a écrits, tout comme une partie non négligeable des chansons.

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Allegaeon : retrouvailles et progression


En 2022, quelques mois après la sortie de Damnum, c’est un nième changement de line-up qu’Allegaeon a dû gérer. Sauf que cette fois-ci, c’est un petit peu différent : suite au départ de Riley McShane, c’est un visage et une voix bien connues des fans du quintet qui sont revenus au bercail, en la personne d’Ezra Haynes, chanteur originel de la formation. Un remaniement à double tranchant : d’un côté, il était rassurant, d’un autre côté, il pouvait faire craindre un retour en arrière, une perte de l’avancée artistique qu’avait pu connaître Allegaeon ces dernières années. Craintes finalement infondées, tant The Ossuary Lens parvient à maintenir une certaine fraîcheur, le groupe s’adaptant notamment au niveau vocal pour conserver la composante claire – d’une part avec Haynes qui s’y est essayé pour la première fois et le guitariste Michael Stancel qui prend lui-même le micro.

The Ossuary Lens est un album jouant sur deux tableaux : plus brutal que jamais sur certaines chansons et très progressif sur d’autres. De quoi varier les plaisirs, à l’instar des textes qui retrouvent leur composante scientifique – marque de fabrique d’Allegaeon – mais aussi hérite de l’aspect introspectif de Damnum, avec même un lien thématique sur la mort. Nous en avons discuté en détail avec un Greg Burgess confiant en l’avenir et qui ne s’est jamais senti aussi bien dans son groupe.

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Novelists : laboratoire des émotions


Novelists enfile sa troisième peau. Un album et puis s’en va : l’idylle du groupe avec le frontman Tobias Rische aura rapidement tourné au vinaigre. Un mal pour un bien, tant l’identité de Novelists semble désormais indissociable de sa pétillante chanteuse Camille Contreras. En misant sur une voix féminine, le groupe a amorcé une mue profonde et audacieuse. CODA, leur cinquième album, vise bien au-delà des terrains de jeu déjà aventureux développés sur leurs précédents travaux. Il est le fruit d’une parfaite symbiose entre les musiciens et sa chanteuse, un travail collaboratif qui n’hésite jamais à prendre le contre-pied de ce que Novelists avait pu proposer à ses débuts.

A quelques heures de la sortie de l’album (l’entretien a été réalisé le 15 mai 2025), Camille Contreras a pris le temps de retracer avec nous son aventure humaine avec le groupe, depuis son intégration jusqu’aux changements récents qui s’imposent désormais dans sa vie, en passant par l’enregistrement de CODA et la touche très personnelle qu’elle a été en mesure d’y apposer. Un échange sincère et extrêmement passionné, à l’image de la musique de son groupe.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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