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Chronique   

Khanate – To Be Cruel


Quatorze ans après Clean Hands Go Foul, sorti alors que le groupe avait déjà splitté, rien ne laissait imaginer le retour de Khanate. Devenu entre-temps légende du drone doom ultra-noir, il semblait que ce véritable Léviathan avait disparu pour de bon dans les ténèbres qu’il avait invoquées au long de ses trois albums – et plus prosaïquement que les musiciens impliqués avaient décidé de poursuivre leurs expérimentations ailleurs, dans Gnaw par exemple pour le chanteur Alan Dubin, et dans Sunn O))) évidemment pour le guitariste Stephen O’Malley. La sortie soudaine de To Be Cruel avait donc de quoi prendre tout le monde par surprise…

Mais en réalité, le groupe préparait son retour depuis 2017 : si la pandémie de Covid-19 a ralenti les choses, c’est aussi qu’il a voulu prendre son temps, peaufiner ses compositions. Les improvisations et le DIY de ses premiers albums ont laissé place à une démarche plus délibérée, pour un résultat aux dimensions similaires : To Be Cruel, ce sont trois titres d’environ vingt minutes qui se déplient (très) lentement, au fil de riffs qui s’étirent à l’infini, de ponctuations percussives, d’un foisonnement de sons difficiles à situer, et évidemment de beaucoup de feedback, toile de fond aride et inhospitalière pour les hurlements torturés de Dubin. Véritable plongée dans les abysses, To Be Cruel n’est pas une partie de plaisir. Alors que les vétérans de Swans nous offraient il y a quelques années To Be Kind (« Être gentil »), Khanate persiste et signe avec un album qui joue avec les nerfs et la patience des auditeurs, à la frontière entre inhumanité et au contraire humanité la plus profonde (l’album s’ouvre sur ce qui ressemble à des bruissements de souffles), à l’image de son sanglant artwork signé Karl Lemieux de Godspeed You! Black Emperor. À ceux qui ne jetteront pas l’éponge, To Be Cruel révélera des nuances insoupçonnées de noirceur, et une incomparable exploration des limites.

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Interview   

Fifth Angel : la synthèse du passé et du présent


The Third Secret (2018) avait été un retour réussi pour Fifth Angel, après une séparation de près de trente ans. Retour entériné désormais avec When Angels Kill qui surfe sur l’enthousiasme du groupe, fort d’un line-up enrichi, et réunit les époques, notamment au niveau de son concept aux allures cinématographiques qui pioche dans les thématiques encore très actuelles des deux premiers albums du groupe, Fifth Angel (1986) et Time Will Tell (1989).

Nous avons contacté le batteur et producteur Ken Mary pour nous parler de ce quatrième album qu’il considère déjà comme une apogée pour le groupe, mais aussi de l’histoire de Fifth Angel, formation de Seattle qui a été, comme beaucoup d’autres, victime du grunge, et de son histoire personnelle. En effet, s’il officie aujourd’hui au sein de Fifth Angel et de Flotsam And Jetsam, son CV est des plus impressionnants, étant passé par Alice Cooper, Impellitteri, House Of Lords, Chastain, Accept, Kip Winger et même les Beach Boys !

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Chronique   

The Acacia Strain – Failure Will Follow


Annoncés coup sur coup, Step Into The Light et Failure Will Follow arborent tous deux l’esthétique typique de The Acacia Strain (nihilisme croisé avec une contemplation de la nature), mais présentent des faces très différentes du groupe. Failure Will Follow, bien que plus long que son frère, ne comporte que trois pistes. Face à un tel triptyque, deux craintes surgissent : « Quid des structures des compositions ? » et « Pourvu que ça ne sonne pas juste comme de l’Acacia classique passé au ralenti ! » Défis relevés dans l’ensemble, principalement grâce au penchant atmosphérique qui préexistait en The Acacia Strain.

On assiste à une suite de tableaux, chaque morceau s’armant de son propre fil rouge. Les habitués ne trouveront pas Failure Will Follow aussi « glauque » qu’annoncé : des samples, claviers ou guitares solitaires y fournissent l’oxygène vital, de même qu’une intervention féminine spectrale (signée iRis.EXE) sur « Pillar Of Salt », intercalée entre les passages marqués au fer rouge par Dylan Walker (Full Of Hell). Le rapport de force est plus souple ; le chant prend parfois de la distance, et la hiérarchie sonore se trouve alors aplanie. Les riffs sont bien de la partie, si sourds soient-ils ; les guitares tombent comme des couperets plutôt que de nous hacher menu. « Bog Walker » se démarque par sa longue introduction fuzzée, ses riffs stoner et des voix atypiques, tandis que « Basin Of Vows » s’agrémentera peu à peu d’éléments horrifiques. On perçoit sur Failure Will Follow le plaisir éprouvé par les membres, libres de s’étendre dans des directions nouvelles. Reste la question inévitable : ces deux courts disques auraient-ils pu être rassemblés ? Peut-être visent-ils des publics suffisamment différents pour justifier cette scission. Quoi qu’il en soit, ils offriront d’intéressantes dynamiques en concert.

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Chronique   

The Acacia Strain – Step Into The Light


The Acacia Strain arpente depuis une vingtaine d’années un large spectre allant du metalcore au doom en passant par le sludge. Plutôt que de proposer un unique album, le groupe marque le coup en scindant son propos en deux volets simultanés. Step Into The Light est le plus concis, et plafonne à vingt-quatre minutes. Petit mais teigneux : le titre, repris solennellement en introduction, sonne comme une exhortation à sortir de notre cachette pour faire face à un jugement. L’esprit hardcore est présent, mais pas que. Des éléments de slamming brutal death jonchent le sol. Le chant tend également, fugacement, ici et là, vers des aigus qui rappellent le pig squeal ; ceci, en plus de la brièveté des pistes, ramène vite au grindcore. Enfin, Step Into The Light ne serait pas complet sans ses aspects sludge, chers à la formation.

Construire une personnalité sur des morceaux courts est toujours un défi. L’album reste globalement satisfaisant à ce niveau, et ce malgré quelques transitions et fins de morceaux qui peuvent sembler un peu aléatoires. Quelques variations surprise de tempo retiennent l’attention, sans sembler forcées ni tirer vers des cadences extrêmes. Les guitares mugissent furieusement par instants, et un groove momentané peut parfois surgir et contraster avec la charge effrénée opérée par le chant (« Open Wound »). « Sinkhole » pourrait presque faire office de pause s’il ne mettait pas finalement en œuvre de gros rouages, afin de nous broyer lentement mais sûrement. Même si certaines coutures restent apparentes, Step Into The Light est un amalgame intéressant entre genres lourds et gras, auxquels se joignent quelques autres plus incisifs. Presque sans détours, il fera office de bon défouloir, tranchant nettement avec son faux jumeau et parvenant à offrir un semblant de nouveauté dans la discographie de The Acacia Strain.

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Interview   

Def Leppard : au cœur de la symphonie


Dans la scène hard rock, Def Leppard est définitivement un groupe à part, une sorte d’hybride piochant aussi bien dans AC/DC que dans Queen, avec un résultat qui frise parfois un côté orchestral, mais avec des voix et des instruments rock. Quoi de plus logique alors de les voir aujourd’hui sortir Drastic Symphonies, un album où seize de leurs morceaux sont remaniés avec le Royal Philharmonic Orchestra. S’ils ont réutilisé une bonne partie des enregistrements originaux pour y intégrer l’orchestre, le disque n’en a pas moins demandé un travail colossal. Tout le défi était d’ailleurs de trouver les bonnes chansons, quitte à exclure certains tubes, afin que le résultat ne sonne pas « comique ».

C’est en substance ce que nous raconte le guitariste Phil Collen, qui nous parle de la conception de ce disque et de la fibre symphonique du groupe. Nous évoquons également le cas Ghost – dont Joe Elliott a fait sa propre interprétation d’une chanson –, certains secrets de fabrication et l’industrie de la pop qui n’est plus ce qu’elle était.

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Chronique Focus   

Entropia – Total


Bien que les albums des Polonais d’Entropia ne soient pas toujours classés dans le psychédélique, les états altérés de la perception constituent une part primordiale de la démarche du groupe. Avec comme point de départ un sludge expérimental teinté de black metal, les membres s’efforcent, année après année, de se forger un style unique, tout en étant conscients de s’être lancés dans une quête sans fin. Cinq pistes, dont les titres comptent autant de lettres – Total est comme un carré parfait, ciselé avec soin, visant à être exposé et examiné sous ses étranges coutures. Le groupe l’a voulu entier, se suffisant à lui-même – une véritable « totalité ».

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CR De Festival   

Hellfest 2023 : fil rouge de la journée du dimanche 18 juin


Après une édition 2022 record tant par sa longueur que sa chaleur, la grand-messe française du metal revient avec sur une formule plus classique… mais passant tout de même de trois à quatre jours. Kiss, Iron Maiden, Slipknot, Pantera, Porcupine Tree, Behemoth ou encore Amenra… si vous ne trouvez votre bonheur dans ce nouveau panier garni de l’enfer, c’est qu’il y a un problème !

Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration cette seizième édition. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest, il est très probable que les photos, vidéo et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. Dernier round avec la journée du dimanche, et vous pouvez lire ou relire nos reports du jeudi, vendredi et samedi régulièrement actualisés. Bonne lecture !

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CR De Festival   

Hellfest 2023 : fil rouge de la journée du samedi 17 juin


Après une édition 2022 record tant par sa longueur que sa chaleur, la grand-messe française du metal revient avec sur une formule plus classique… mais passant tout de même de trois à quatre jours. Kiss, Iron Maiden, Slipknot, Pantera, Porcupine Tree, Behemoth ou encore Amenra… si vous ne trouvez votre bonheur dans ce nouveau panier garni de l’enfer, c’est qu’il y a un problème !

Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration cette seizième édition. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest, il est très probable que les photos, vidéo et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. C’est parti donc pour la troisième journée, et vous pouvez trouver le jeudi et le vendredi via les petits liens magiques glissés dans cette introduction. Bonne lecture !

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CR De Festival   

Hellfest 2023 : fil rouge de la journée du vendredi 16 juin


Après une édition 2022 record tant par sa longueur que sa chaleur, la grand-messe française du metal revient avec sur une formule plus classique… mais passant tout de même de trois à quatre jours. Kiss, Iron Maiden, Slipknot, Pantera, Porcupine Tree, Behemoth ou encore Amenra… si vous ne trouvez votre bonheur dans ce nouveau panier garni de l’enfer, c’est qu’il y a un problème !

Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration cette seizième édition. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest, il est très probable que les photos, vidéo et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. Pour le report du jeudi, c’est par là ! Bonne lecture !

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CR De Festival   

Hellfest 2023 : fil rouge de la journée du jeudi 15 juin


Après une édition 2022 record tant par sa longueur que sa chaleur, la grand-messe française du metal revient avec sur une formule plus classique… mais passant tout de même de trois à quatre jours. Kiss, Iron Maiden, Slipknot, Pantera, Porcupine Tree, Behemoth ou encore Amenra… si vous ne trouvez votre bonheur dans ce nouveau panier garni de l’enfer, c’est qu’il y a un problème !

Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration cette seizième édition. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest, il est très probable que les photos, vidéo et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. Bonne lecture !

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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