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Interview   

ODC : aller jusqu’au bout


Le groupe français ODC a sorti son premier album, Twisted Love, le 31 octobre dernier via BLKIIBLK. Un disque où les riffs puissants côtoient des refrains accrocheurs, le tout saupoudré d’une dose de rap et porté par la voix magnifique et puissante de Célia, la patronne du projet.

La chanteuse se reconnaît autant dans Kate Bush, Annie Lennox, Fleetwood Mac voire Mylène Farmer que dans Scorpions, Aerosmith ou Korn. Célia déteste les cases et les stéréotypes. Elle n’y peut rien, c’est sa nature. Les images promo du groupe montrent d’ailleurs un kaléidoscope de styles et attestent de cet état d’esprit.

Toutes ces raisons nous ont amenés à rencontrer Célia pour en savoir un peu plus sur cet hybride qui démarre l’aventure promotionnelle de Twisted Love.

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Chronique   

Myrath – Wilderness Of Mirrors


L’esprit serait-il à la fête ? Myrath revient avec un album enjoué et solaire, mais également porté par une vraie cohérence d’ensemble soufflé par le fouet du sable en plein visage. Dès « The Funeral », l’ambivalence est posée : sous une thématique sombre se dévoile en réalité une ouverture étonnamment dynamique, dansante, vivante, aux influences subsahariennes dépaysantes. Le versant progressif, sans disparaître, se fait oublier au profit de structures lisibles. « Breathing Near The Roar » incarne d’ailleurs parfaitement cette orientation : doté d’une forte dimension cinématographique jouant avec les tonalités tribales, le morceau participe à cette impression d’un disque pensé comme une bande originale, où alternent tension, relâchement et un nuancier complet d’ombre et de lumière.

Les éléments caractéristiques du groupe restent néanmoins bien en place : passages orientaux dignes des contes des Mille et Une Nuits, orchestrations majestueuses et travail soigné sur les ambiances, le tout porté par un mélange de langues fonctionnel et fluide, comme en témoignent « Les Enfants Du Soleil » et ses chœurs d’enfants en français émouvants. De son côté, « Until The End » s’impose comme l’un des temps forts grâce à son efficacité mélodique et l’intensité du duo vocal avec Elize Ryd. La performance de Zaher Zorgati mérite d’ailleurs d’être soulignée. Le chanteur est capable d’alterner retenue et envolées virtuoses ; poignant sur l’accalmie en arabe de « The Clown ». En bout de parcours, « Echoes Of The Fallen » et « Through The Seasons » déploient une ampleur épique bienvenue pour refermer le disque, même si leurs conclusions, très nettes, sont symptomatiques d’une précision presque trop clinique. Sur le fond, Wilderness Of Mirrors développe une thématique centrée sur l’illusion, l’identité et la perception. Sans constituer un concept à proprement parler, l’ensemble conserve une certaine ligne directrice. Plus immersif et vibrant, il confirme la capacité de Myrath à évoluer sans se renier, et à proposer une œuvre à la fois accrocheuse, variée et riche de sens. Un album qui vous renvoie votre image… mais pas celle que vous attendiez. Finalement, se perdre n’a jamais été aussi exaltant que face à un miroir.

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Live Report   

Carpenter Brut propulse l’Olympia en 2077


En quelques années, Carpenter Brut a explosé pour devenir l’un des poids lourds de la scène française, imposant sa vision d’une synthwave sombre et saturée à un public metal qu’il a conquis et réussi à faire sortir sans effort de sa zone de confort. Le projet mené par Franck Hueso revient défendre Leather Temple, ultime chapitre de sa trilogie, en poussant encore plus loin ses influences cinématographiques 80’s et en nous embarquant cette fois dans un futur cyberpunk taillé sur mesure pour son univers rétro furieux et résolument électronique.

Ce vendredi, à l’Olympia, Carpenter Brut retrouve une salle qu’il connaît bien — pour la troisième fois — dans le cadre d’une tournée mondiale dense, qui passera par une vingtaine de dates outre-Atlantique. Une nouvelle date parisienne qui affiche complet sans grande surprise, avant un retour prévu au Zénith de Paris l’an prochain.

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Interview    Radio Metal   

Via Doloris : Gildas Le Pape en quête de sens


via doloris gildas le pape interviewVia Doloris est le nouveau projet du compositeur et multi-instrumentiste Gildas Le Pape. Le musicien français, exilé en Norvège, s’était notamment distingué par sa participation au sein de Satyricon, en apportant sa patte à l’album éponyme du groupe. Toutefois, sa trajectoire musicale ne se limite pas au metal extrême, bien que le retour à ces racines semble inéluctable. Avec ce premier album, Guerre Et Paix, Gildas Le Pape souhaite insuffler une profondeur harmonique à des influences folk et à des arrangements ancestraux. L’idée est ainsi de conférer une dimension nordique et sacrée, à l’instar de ce que proposaient les pionniers du black metal des années 90. Particularité du projet qui contribue à le distinguer, le musicien a tenu à insuffler à sa musique des émotions sincères, portées par différentes langues. Via Doloris est un projet qui mêle les différentes phases de l’histoire personnelle de son compositeur, avec des textes écrits en français, en anglais et en norvégien.

Guerre Et Paix est présenté comme un album enraciné dans la solitude. Le premier disque de Via Doloris a l’ambition d’affronter, par son concept, la gravité de l’existence. Les paroles déploient ainsi les fardeaux silencieux que nous portons individuellement, mais aussi les blessures enfouies, et plus généralement la quête de sens sur cette route inévitable vers la mort. Pour mener à bien ce projet, Gildas Le Pape fait appel à un vieil ami, en la personne de Frost, pour la batterie de session. Guerre Et Paix voit également l’une des dernières contributions artistiques du regretté Raido, la chanson « Omniprésents » faisant office de titre posthume pour le musicien. Le premier album de Via Doloris est donc chargé d’histoires, et c’est depuis le fjord d’Oslo que Gildas nous présentera ce nouveau projet en direct sur l’antenne de Radio Metal.

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Interview   

Dans le temple de The Ruins Of Beverast


Au fil des albums, The Ruins Of Beverast a déployé et raffiné un style immédiatement reconnaissable allant du black metal ténébreux des débuts à des tonalités gothiques et psychédéliques voire tribales, le tout baigné de funeral doom. La tête pensante du projet, Alexander von Meilenwald, y infuse en effet ses centres d’intérêt, sa vision du monde, et ses découvertes de musicien, aboutissant à de longs albums caverneux et atmosphériques à souhait. Le dernier en date, Tempelschlaf, est justement aussi confiné et acéré que son prédécesseur, The Thule Grimoires, était vaste et hypnotique. À la fois continuation et arpentage de terres inexplorées, il a été, comme les précédents, matière à réinvention pour le musicien.

C’est ce qu’il nous a expliqué au fil d’une interview où il a retracé pour nous toute sa carrière, de ses débuts dans la scène black allemande des années 1990 avec son groupe Nagelfar à ce dernier et épineux opus pour lequel il a dû trouver de nouvelles façons de travailler. De quoi éclaircir ce qui constitue les fondations de ce projet au long cours, véritable temple à ce qui importe le plus à son bâtisseur : la musique et son incomparable magie…

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Chronique   

Threat Signal – Revelations


Threat Signal semblait relégué à l’état de souvenir. Le prolifique frontman Jon Howard avait pris l’habitude de s’exprimer via différents nouveaux projets et ses acolytes s’étaient rangés des affaires. La formation canadienne travaillait pourtant son retour dans l’ombre. Une renaissance qui voit le bassiste Pat Kavanagh réintégrer le trio créatif « classique » du combo aux côtés d’Howard et du guitariste Travis Montgomery. Bardé de riffs acérés, leur cinquième album Revelations est une bombe à fragmentations.

Threat Signal était en avance sur son temps. Initialement soutenu par Nuclear Blast, le groupe avait su proposer une musique fusionnant des influences death mélodique typiquement européennes avec une approche moderne assez clinquante. Si la scène metalcore a progressivement muté vers des gimmicks que les Canadiens expérimentaient dès leurs premiers travaux, ces derniers étaient partiellement restés sur le banc de touche. Une discrétion médiatique renforcée par la publication de l’inégal Disconnect, qui tentait une écriture plus technique et labyrinthique. Avec Revelations, le quintet retrouve son penchant pour les contrastes extrêmes, les mélodies virtuoses et les ambiances oppressantes. Le disque est d’une noirceur presque poisseuse, parfois nihiliste. Il ne s’épanche pas pour autant dans une brutalité décérébrée. Threat Signal retrouve une agressivité plus simple et frontale, mais accentue parallèlement ses enluminures catchy. Il surprend, multiplie les voltes-faces et les explosions d’intensité. L’écoute du disque est grisante tant l’ensemble parvient à témoigner d’une vraie richesse d’écriture sans jamais perdre en fluidité. Revelations est un disque aussi travaillé que sincère, technique mais jamais démonstratif, mélodique sans être opportuniste. Une pépite d’efficacité sur laquelle Jon Howard module ses vocaux avec une aisance déconcertante et signe une ribambelle de refrains accrocheurs (la cartouche « Non-Essential », « Fire At Will »). Threat Signal est de retour à son meilleur niveau. Il serait temps de lui offrir la visibilité qu’il mérite.

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Interview   

Jours Pâles : résonances d’un monde désabusé


Il y a des musiciens dont on suit le parcours personnel, album après album. Depuis ses débuts, Jours Pâles invite l’auditeur à pénétrer l’intimité parfois tortueuse de Spellbound. En moins de cinq ans, le projet présente déjà un quatrième album. Une régularité qui a trouvé un écho chez les amateurs de metal extrême mélancolique. Le titre de ce nouvel opus pourrait d’ailleurs évoquer la quête de résonance que le public peut trouver dans les mots du compositeur. À cœur ouvert, Spellbound déploie ses réflexions et sa dysthymie assumée. Résonances rend ainsi hommage à sa fille Aldérica. À travers son regard de jeune père, il aborde aussi des thèmes plus vastes, comme le rapport à la mort, mais aussi une vision désabusée du monde contemporain. Si Jours Pâles conserve une identité forte, la formation prolonge l’esthétique du précédent album. L’ensemble se révèle plus cru, plus brut, et toujours profondément introspectif.

Habituée de nos micros, la tête pensante du groupe a de nouveau accepté de répondre à nos questions. Toutefois, certaines conditions se sont imposées par un contexte familial qu’on peut deviner assez compliqué. Après nous en avoir dit un peu plus sur les épreuves qu’il traversait lors des sorties d’Éclosion, de Tensions et de Dissolution, Spellbound se livre en toute transparence mais avec une certaine mesure de ses mots. C’est la raison pour laquelle l’entretien ci-dessous a cette fois-ci été réalisé par écrit, plutôt qu’à l’oral, qui peut l’amener parfois à énoncer ses propres vérités qu’il lui serait bon de garder. Respectant son choix et connaissant son implication dans l’exercice de l’interview, nous avons adopté cette forme pour un entretien qui ne perd pas pour autant en authenticité.

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Live Report   

Ashen et Revnoir : perspectives chimériques de la réalité


Ashen poursuit son ascension. Après une première partie de tournée couronnée de succès, les Parisiens poursuivent leur Chimera tour avec une nouvelle série de dates. Revnoir, sensation metalcore des derniers mois, s’invite pour l’occasion en co-headliner de choix. Un plateau cohérent qui s’offre une enfilade de soirées sold-out, dont le petit club de l’Ubu, historique institution rennaise gérée par l’association en charge des Transmusicales. La file d’attente se prolonge jusqu’à perte de vue le long de l’avenue Jean Janvier, à tel point que l’on en vient à se demander si tout ce petit monde parviendra bien à trouver sa place dans les lieux. La salle est sans surprise pleine à craquer, et il était ce soir conseillé d’arriver en avance afin de s’assurer une visibilité convenable.

Les retardataires feront les frais de la disposition biscornue des lieux et de son fameux « pilier de l’enfer », détail architectural qui empêche une partie des spectateurs de percevoir le fond de scène. Mais qu’importe, tant l’avalanche de décibels délivrée par les formations suffit à s’assurer une satellisation massive. En deux sets bien équilibrés, les deux acteurs de cette soirée organisée par Garmonbozia prouvent qu’ils méritent plus que jamais leur place parmi les nouvelles locomotives de la scène metalcore française.

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Interview   

Avalanche : la conquête australienne


En Australie, le rock est une musique forgée dans les pubs, testée à volume maximal, jugée à l’énergie plus qu’à la perfection technique. De cette tradition sont nés des monuments comme AC/DC, Rose Tattoo ou plus récemment Airbourne. C’est dans cette lignée qu’Avalanche s’inscrit aujourd’hui. La recette est éprouvée, leur premier album Armed To The Teeth la décline sur treize morceaux. Enregistré quasiment en conditions live, limité à trois prises par morceau, le disque privilégie l’impact et la spontanéité plutôt que la retouche millimétrée. Mené notamment par le couple formé par Steven et Veronica Campbell, Avalanche assume pleinement son ADN « Aussie rock ».

Déjà passé par la Nouvelle-Calédonie, le Japon ou Taïwan, désormais en tournée européenne aux côtés d’Airbourne, le groupe poursuit méthodiquement son implantation internationale. Pas de révolution esthétique à l’horizon — mais une constance assumée : faire du rock fort, direct, et sincèrement fédérateur. C’est à l’occasion de leur première venue en France que nous avons rencontré Veronica Campbell pour parler identité australienne, humour, famille… et tournées sans fin.

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Live Report   

Ultra Vomit fait son cinéma au Zénith


Dans le paysage du metal français, Ultra Vomit occupe une place à part. Quand le groupe nantais apparaît au début des années 2000, peu imaginent que ces amateurs de pastiches et de blagues potaches finiront un jour par remplir des Zéniths. À l’époque, leur formule intrigue autant qu’elle amuse, un metal volontairement absurde, bourré de références à de nombreux univers, où l’on passe sans prévenir du death metal au hard rock, du black metal au punk.

Avec Objectif : Thunes en 2008 puis Panzer Surprise ! en 2017, le groupe affine pourtant un savoir-faire bien plus solide qu’il n’y paraît. Derrière l’humour et la parodie, Ultra Vomit révèle surtout une chose, une habilité à maîtriser les styles qu’il détourne. Les blagues fonctionnent précisément parce que les morceaux tiennent la route musicalement. L’équilibre est rare, réussir à faire rire tout en restant crédible musicalement.

Alors forcément, voir Ultra Vomit investir aujourd’hui un Zénith n’a rien d’anodin. C’est la preuve qu’un projet né dans le second degré peut, à force de travail et de créativité, devenir un véritable spectacle populaire. La diversité du public présent ce soir traduit la capacité du groupe à fédérer et à toucher de plus en plus de monde.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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